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La Juine, une rivière en danger

  • actualisé le : lundi 12 janvier 2009
  • paru le : lundi 17 octobre 2005
  • journaliste : G. Tricoche
  • expert : G. Tricoche
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En Essonne coule une rivière, la Juine, qui, comme tant d'autres cours d'eau français, se trouve confrontée à de nombreuses agressions et pollutions. Heureusement, la situation n'est pas irréversible. C'est ce que nous explique l'Essonnien Guy Tricoche, amateur éclairé, militant associatif et passionné de pêche, des rivières en général et de la Juine en particulier.

La Juine est classée en première catégorie piscicole. Mais, depuis quelques années, la vase et des algues filamenteuses nuisent à la vie aquatique.
© DIREN

La Juine prend sa source dans le département du Loiret, tout près du département de l'Essonne. Elle y parcourt la quasi-totalité de son trajet, soit une cinquantaine de kilomètres, avant de se jeter dans la rivière Essonne, à Saint-Vrain. La qualité de l'eau de cette petite rivière, alimentée en grande partie par des sources, semble être l'une des meilleures du département de l’Essonne. D'ailleurs, une grande partie du cours de la Juine est classée en première catégorie piscicole, preuve de bonne qualité, en général.

La pollution industrielle est faible. Les seuls rejets notables se produisent bien en aval, tout près de l’embouchure dans la rivière Essonne, et sont sévèrement contrôlés. Hélas, pour la partie "campagnarde" de la Juine, c'est-à-dire jusqu'à Étampes, la situation se dégrade lentement depuis des années : la vie biologique s'appauvrit, la vase envahit le lit et la truite d'élevage remplace la truite sauvage.

Comme dans de nombreuses régions, cette détérioration provient des pratiques agricoles des professionnels et des particuliers, des rejets d'eau de pluie incontrôlés et de la gestion inadaptée de la rivière. Au chapitre agricole, ce sont bien entendu les épandages massifs d'engrais, tels que nitrates et phosphates, qui sont les principaux responsables, ainsi que l'utilisation importante des pesticides. Mais la quinzaine de "moulins au fil de l'eau" qui se succèdent le long de la rivière ont également un impact mitigé : s'ils évitent bien des inondations l'hiver, leurs barrages favorisent l'envasement du lit.

Toutefois, les conditions écologiques de la Juine n'en sont pas encore à un point de non-retour. Le respect des normes en agriculture, une bonne information des riverains et une gestion plus appropriée de la rivière peut la sauver.



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