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Papy-boom : la révolution du marché du travail

Depuis quelques années, les ex-baby-boomers commencent à partir à la retraite, laissant vacants plus d’emplois que jamais depuis trente ans. Bonne nouvelle pour lutter contre le chômage ? En réalité, les experts ont bien du mal à déterminer l’effet de cet "ovni" démographique sur le devenir du marché de l’emploi.

Senior et Juniors au travail© Digital vision / Getty

La France se passerait volontiers de l’une de ses spécificités : un taux de chômage qui flirte avec les 10 % depuis le milieu des années quatre-vingts. Si les spécialistes de l’emploi n’ont pas encore trouvé la recette miracle pour remettre l’Hexagone sur le chemin du plein-emploi, il est possible que la démographie leur vienne en aide dans les prochaines années.

Depuis trente ans, la population active (ensemble des personnes en emploi ou à la recherche d’un emploi) n’a fait que croître. Or depuis 2005, les générations du baby-boom commencent à prendre leur retraite. C’est le papy-boom. Conséquence : la population active est en cours de stabilisation, voire pourrait diminuer légèrement. À partir de cette indéniable réalité comptable, le calcul est simple. Si les actifs sont moins nombreux sur le marché du travail, ceux-ci devraient se partager plus facilement l’offre d’emploi. Autrement dit, le chômage pourrait baisser.

Si la stabilisation de la population active est incontestable, ses effets à venir sur le taux de chômage sont en réalité très difficiles à évaluer. Une seule chose est sûre, le paysage de l’emploi amorce une métamorphose. Suffisante pour qu’un certain nombre d’acteurs (services du Premier ministre, ministères de l’Emploi ou de l’Éducation, régions, observatoires des métiers dans les branches professionnelles…) scrutent l’horizon avec attention, afin de négocier au mieux le virage incertain d’une démographie a priori favorable.

Les questions qui taraudent les spécialistes sont multiples. La France va-t-elle enfin sortir d’une situation de chômage de masse ? Les entreprises vont-elles devoir faire face à une pénurie de main-d’œuvre ? Certains secteurs seront-ils plus avantagés que d’autres ? Bref, comment l’économie va-t-elle s’adapter à une situation sans précédent ? Dans le rapport Les métiers en 2015, publié en janvier 2007, les experts de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (dépendant du ministère du Travail) et du Centre d’analyse stratégique (dépendant du Premier ministre), livrent leur diagnostic. Voyage dans un futur incertain.

01.Emploi : une démographie enfin favorable

Après la Seconde Guerre mondiale, comme les autres pays européens, la France a connu une période de forte augmentation des naissances : le baby-boom. Ainsi, à partir du milieu des années soixante, les baby-boomers nés dans les années 1945 ont commencé à faire leur entrée sur le marché du travail. Chaque année, des générations dites "pleines" (c'est-à-dire, année à fort taux de natalité), venaient remplacer des générations dites "creuses" (à faible taux de natalité). Bilan des entrées et sorties : pendant trente ans, jusqu'à la fin des années quatre-vingt-dix, la population active a augmenté de 100 000 à 150 000 personnes par an.

Graphique Effectifs des générations 1995-2025Afin d’évaluer la façon dont les générations des baby-boomers vont "céder la place" aux jeunes générations, on compare les effectifs d’un nombre donné de générations de jeunes, à ceux d’un nombre équivalent de générations atteignant l’âge de sortie d’activité. Apparaissent ainsi les périodes où ce renouvellement démographique est favorable à l’emploi des jeunes (indice inférieur à 100), et celles où il est défavorable (indice supérieur à 100).
© A.Monnier, Le Baby-boom : suite et fin, Population et Sociétés n° 431, INED Février 2007

Ainsi, c’est autant d’emplois qu’il fallait créer chaque année, rien que pour maintenir le taux de chômage à niveau constant. Comme l’explique Marc-Antoine Estrade, économiste au Centre d’analyse stratégique, "la France se trouvait alors dans une période d’abondance de main-d’œuvre, avec une arrivée massive de jeunes sur le marché du travail. Par ailleurs, cette main-d’œuvre était beaucoup mieux formée que celle qui partait en retraite, d’où une situation favorable aux employeurs qui bénéficiaient d’un large choix pour leurs recrutements. Inversement, pour les demandeurs d’emploi, le contexte était très compétitif." Bref, la démographie était peu propice à une baisse mécanique du chômage.

Qu’est-ce qui a changé ? Depuis quelques années, les baby-boomers se sont mués en papy-boomers. Si, dans les années quatre-vingt-dix, environ 410 000 personnes prenaient leur retraite chaque année, ce chiffre est désormais en augmentation constante : il pourrait atteindre 600 000 en 2010 et 635 000 en 2015. Dans le même temps, le nombre de jeunes sortant du système éducatif a atteint un maximum de 760 000 au début des années 2000, et devrait baisser légèrement jusqu’à 730 000 en 2015. En effet, le nombre de parents issus des générations d’après "baby boom" étant inférieur à celui de la génération "baby boom", moins de jeunes sont nés ces dernières années, d'où cette diminution des effectifs sortant du système éducatif. Conclusion : alors que l’économie française s’était habituée à vivre avec un surplus de jeunes arrivant chaque année sur le marché du travail, l’effectif de la population active est en cours de stabilisation.

D’autres pays que la France, du fait d’une baisse importante de leur taux de natalité après leur période du baby-boom, ont dû également faire face à une baisse de la population active telle qu'ils se sont véritablement trouvés en situation de pénurie. D’où un recours important à une main-d’œuvre immigrée, en particulier dans des secteurs d’emploi peu ou faiblement qualifiés, par exemple dans le bâtiment. C'est le cas en Espagne, où des embauches massives n’empêchent pas un taux de chômage important de 8,2 %, même si celui-ci a fortement chuté ces dernières années. Cette contradiction apparente est due à un décalage entre une croissance tirée par des activités à faible productivité et le niveau de formation en forte croissance des jeunes (un accroissement de la demande de biens dans le bâtiment requiert l'embauche massive d'une main d'œuvre peu qualifiée, ainsi la productivité dans ce domaine est considérée comme faible en regard de celle de la production de biens ayant un ratio richesse crées/ressources mises en œuvre plus fort, comme par exemple la production de biens sur des lignes robotisées). La France n’est pas confrontée à une telle situation de pénurie d'actifs répondant aux besoins du marché du travail, mais ne peut-on pas imaginer que la nouvelle donne démographique joue favorablement sur le réservoir de main-d’œuvre que constituent les 10 % de chômeurs depuis vingt ans ?
Graphique Nombres de postes à pourvoir 1993-2015En 2015, en France, le nombre annuel de postes à pourvoir (somme des départs de l'emploi en fin de carrière, et des créations nettes d'emploi) devrait être proche du niveau de la fin des années 90. Ainsi, entre 2005 et 2015, le nombre annuel moyen de départ de l'emploi serait de 600 000 et les créations nettes d'emploi de 150 000.
© Premières Informations Synthèses, décembre 2005, n°50.1, DARES / Centre d'analyse stratégique

De fait, une population active qui stagne ne nécessite plus, pour maintenir le chômage à un niveau constant, de créer des emplois en grand nombre.. On peut aussi imaginer une baisse de celui-ci malgré de plus faibles créations d’emplois, simplement parce que les nombreux postes laissés vacants par les papy-boomers devront être renouvelés. Pour Marc-Antoine Estrade, "il est clair que les besoins des employeurs vont être plus importants qu’avant. On peut donc s’attendre à plus d’opportunités pour les personnes." Du reste, certains observateurs voient dans la légère baisse du chômage enregistrée ces dernières années, les premiers effets de l’augmentation des départs en retraite. Autrement dit, le chômage serait soluble dans le papy-boom !

02.Pas de lien mécanique entre démographie et chômage

Retraités à la campagneAprès avoir eu un niveau de vie égal ou supérieur à celui des actifs, il n'est pas certain que le niveau des revenus des retraités ne va pas baisser, entraînant une baisse de la consommation de ces ménages.
© Stockxpert
En réalité, le lien entre démographie et chômage est plus délicat qu’il n’en a l’air. Ainsi, à court terme, c’est-à-dire à l’échelle de quelques années, il est possible qu’une diminution de la population active entraîne une baisse du chômage. Au-delà, l’économie cesse d’être une science exacte. Et prédire une tendance devient un exercice plus délicat que d’établir un bulletin météo pour le printemps prochain.

Pour une raison simple : le nombre de paramètres qui concourent à l’évolution du chômage est astronomique, la démographie n’étant que l’un d’entre eux (sans doute le plus robuste). À ses côtés, la croissance (c’est-à-dire l’accroissement de la production) joue un rôle au moins aussi fondamental. Sera-t-elle au rendez-vous ? Actuellement, c’est le cas et l’on peut miser sur le cercle vertueux : consommation, création d’emploi, croissance. Mais qu’en sera-t-il dans quelques années ? Comme le fait remarquer Marc-Antoine Estrade, "on peut imaginer un scénario dans lequel une diminution de la population active entraîne, à terme, une baisse de la consommation, donc une croissance plus faible et un taux de chômage qui ne baisse pas, voire qui augmente." De fait, dans les prochaines années, on s’attend à une baisse du niveau des revenus des retraites, du fait d’un plus petit nombre d’actifs pour les financer. Par ailleurs, une faible croissance du revenu global des actifs (total de tous les revenus), en général, n’incite pas les entreprises à faire des investissements productifs d’où, en retour, une faible croissance.

Par ailleurs, il est probable que chaque départ en retraite ne se traduira pas par une embauche. Par exemple, le Gouvernement a annoncé qu’un départ en retraite sur deux dans la fonction publique ne sera pas remplacé. On sait également qu'un certain nombre d’artisans ou de patrons de PME (petites et moyennes entreprises) ou de TPE (très petites entreprises) ne trouveront pas de repreneurs. Or une entreprise qui ferme, c'est un certain nombre de salariés au chômage…

On peut aussi envisager une situation paradoxale couplant un taux de chômage élevé et des difficultés de recrutement dans les entreprises, celles-ci ne trouvant pas dans le vivier des demandeurs d’emploi la main-d’œuvre dont elles estiment avoir besoin.

Enfin, d’aucuns ont fait remarquer que l’exemple de l’Irlande aurait tout simplement tendance à faire mentir l’idée selon laquelle une population active en baisse devrait entraîner une baisse du chômage et vice-versa. Dans ce pays, la population active est en forte augmentation depuis dix ans. Or l’Irlande a créé de nombreux emplois, notamment dans les secteurs de la haute technologie et de la santé, pour lesquels la main d'œuvre irlandaise est qualifiée (ce en baissant les impôts afin d'attirer les multinationales américaines, dans les années quatre-vingt-dix,). Constat : le chômage dans ce pays a baissé et il est aujourd'hui de 4 %. Autre exemple, historique celui-ci. En 1962, un million de rapatriés sont arrivés en France en provenance d’Algérie, entraînant une rapide et forte hausse de la population active. Au-delà de quelques mois, aucune hausse du chômage n’a été enregistrée car l'économie était alors en pleine croissance. Bref, si lien mécanique il existe entre population active et chômage, probable que celui-ci n'est simple qu’à très court terme.

Comme le résume Marc-Antoine Estrade, "en France, la situation démographique actuelle est inédite. Et pour dire les choses franchement, nous sommes dans le flou." Que peuvent faire les économistes et autres statisticiens pour tenter de débroussailler le futur ? Dans le cas du rapport Les métiers en 2015, les spécialistes ont intégré trois types de données. Tout d’abord des hypothèses sur l’évolution globale de l’économie. Quelle sera la productivité dans chaque secteur ? Quelle sera la part des emplois non qualifiés dans dix ans ? Quels seront les soldes migratoires ? L’âge du départ en retraite va-t-il augmenter ?

"Pour cette partie projective, explique Marc-Antoine Estrade, nous avons pris le parti de prolonger les tendances actuelles, telles qu’on les observe depuis vingt ans. Par exemple, nous avons considéré que la part de l’industrie dans la création de richesse évoluera peu, et que la productivité dans ce secteur restera à un niveau élevé. Bien sûr, d’autres hypothèses sont possibles, comme une accélération spectaculaire de l’internationalisation des processus de production. Ou pour prendre un exemple dans une branche professionnelle particulière, une disparition des caissières au profit d’une automatisation. Disons que nous n’avons pas pris le parti de considérer de spectaculaires ruptures comme celles-ci."

Deuxième source de données : une multitude d’interviews. Membres des observatoires des métiers et qualifications dans les différentes branches professionnelles, acteurs nationaux ou locaux impliqués dans la mise en place de politiques de l’emploi, partenaires sociaux… chacun a été invité à commenter les projections considérées, et à donner son analyse de la situation dans son secteur professionnel. Enfin, les experts de Matignon et du ministère de l’Emploi ont considéré des données historiques, afin d’analyser la façon dont les différentes branches professionnelles s’adaptent en cas de variation importante d’une variable susceptible de jouer sur l’emploi.

Une fois mis sur la table, l’ensemble de ces données ne permet pas de prédire l’avenir. Néanmoins, elles donnent de grandes directions susceptibles de nourrir une réflexion, secteur par secteur, sur les conséquences possibles de l’évolution démographique en cours.

03.Employeurs : quelques pistes pour ne pas rater le virage de la démographie

CuisinierFace aux possibles difficultés de recrutement d'une main-d'œuvre qualifiée dans le secteur de l'hôtellerie/restauration, les cuisiniers font partie de ces employés qui pourront sans doute faire jouer la concurrence entre petites entreprises et restauration collective, au détriment des premières.
© Stockxpert
Une chose est certaine, la nouvelle donne démographique va modifier le paysage de l’emploi. Et cette réalité n’est pas à prendre à la légère. Pour les employeurs, c’est une nécessité vitale. De fait, depuis trente ans, ceux-ci se sont habitués à faire peu d’efforts pour recruter de la main-d’œuvre, "se contentant de cueillir ce qu’ils avaient sous la main, très souvent via des candidatures spontanées", explique Marc-Antoine Estrade. Conséquence de cet état de fait, les entreprises, tout comme la fonction publique, n’ont cessé de relever leurs exigences en matière de qualifications. Aujourd’hui elles se montrent très sélectives sur le niveau de diplôme. Probable qu’à l’avenir, elles devront se montrer moins tatillonnes et prendre la main-d’œuvre telle qu’elle est, même si elle n’est pas tout à fait conforme, au départ, à leurs exigences.

Or il apparaît que toutes les entreprises ne sont pas également armées pour anticiper la nouvelle configuration démographique. Ainsi, il est probable que les grandes entreprises connaîtront moins de difficultés que les petites. Comme le détaille Marc-Antoine Estrade, "les grandes entreprises ont des DRH (directions de ressources humaines) capables de réfléchir aux profils de salariés dont elles auront besoin dans le futur, compte tenu des évolutions défavorables pour elles de la démographie. Du fait de la hausse du nombre de départs en retraite, elles devront effectuer plus de recrutements, mais elles sauront se montrer attractives en proposant des perspectives professionnelles intéressantes. Et pourront sans doute se payer le luxe de rester très sélectives. De ce point de vue, les secteurs de l’assurance, de la banque ou de la fonction publique ont déjà amorcé une réflexion."

Inversement, les plus petites entreprises, moins promptes à réfléchir en amont (par manque de temps et de moyens pour investir dans une fonction DRH), rencontreront vraisemblablement des difficultés de recrutement. Dans le secteur de l’hôtellerie/restauration par exemple, où une partie de la main-d’œuvre est qualifiée, mais où le travail est pénible, souvent mal payé et offrant peu de perspectives d’évolution. "Profitant d’une plus forte demande, les cuisiniers pourraient par exemple se tourner plus volontiers vers la restauration collective. Ce qui accroît encore plus le déséquilibre entre petites et grandes entreprises", poursuit le chercheur.

Autres secteurs potentiellement en difficulté de recrutement : ceux des emplois saisonniers de l’agriculture, de la vente (caissières, employés de libre-service) ou de la téléopération, où les employeurs font couramment appel à des chômeurs afin de pourvoir des emplois précaires et pénibles, et où les situations de tension entre employés et employeurs sont courantes. Pour pallier les difficultés de recrutement à venir, il est probable que ces secteurs devront réfléchir à proposer des emplois plus stables et des meilleures conditions de travail.

D’une façon générale, il est à envisager que dans de nombreux secteurs, les entreprises auront du mal à s’accommoder seules de la stabilisation de la population active. Ainsi comme l'a indiqué au Monde Économie, daté du 11 janvier 2005, Yves Chassard, du Centre d’analyse stratégique, "le grand défi pour les pouvoirs publics va être de réussir à organiser une espèce de pacte de mobilisation pour l'emploi, en collaboration avec les entreprises et les syndicats."

04.Salariés : une bonne qualification plus que jamais indispensable

Étudiants en classeMême si les entreprises devront parfois se montrer moins difficiles dans leurs politiques de recrutement, les grands gagnants seront sans doute les jeunes les plus diplômés.
© Stockxpert
Si à l’avenir, les entreprises devront se montrer moins difficiles dans leurs politiques de recrutements, les salariés ne doivent pas s’attendre pour autant à une situation idyllique. En réalité, d’après le rapport Les métiers en 2015, la nouvelle donne démographique introduira une situation très contrastée.

Ce n’est pas une surprise, mais les grands gagnants du rétrécissement des possibilités d’embauches par les entreprises seront les jeunes les plus diplômés, et ceux qui auront suivi des filières où existe un lien fort et direct entre formation initiale et emploi occupé. Pour Marc-Antoine Estrade, "il est probable que les secteurs de l’enseignement, de l’informatique, de la recherche, du conseil juridique, de la finance ou des ressources humaines - pour les hauts niveaux de qualification -, ou les métiers d’infirmières ou de techniciens du bâtiment pour les diplômés à bac 2, auront de nombreux postes à pourvoir. Ainsi, on peut s’attendre à des situations de quasi plein-emploi pour les jeunes dans ces secteurs." D’autant plus qu’une période de baisse générale du chômage se traduit généralement par une baisse amplifiée de celui des jeunes.

À l’inverse, les jeunes sortant sans diplôme du système éducatif ne devraient pas être avantagés par une démographie favorable. Pour les jeunes hommes, qui occupent souvent des emplois instables et non qualifiés dans la logistique, la sécurité et le bâtiment, il est même possible que la situation se dégrade, ou en tout cas que les conditions de travail soient toujours aussi précaires. Pour les jeunes filles sans qualification, la situation pourrait être moins difficile. En effet, on peut s’attendre à des recrutements importants sur des emplois de caissières, de la restauration, d’agents de service et surtout dans les services à la personne. Pour autant, ces emplois souvent à temps partiel devraient faire perdurer des situations de fragilité vis-à-vis du monde du travail. Marc-Antoine Estrade confirme : "En fait, on ne voit pas de mécanisme permettant une évolution du marché du travail pour ce type de main-d’œuvre. On voit mal comment ces jeunes pourraient accéder à des métiers plus qualifiés ou permettant une évolution de carrière, même si la démographie leur est globalement favorable."

Reste évidemment de grosses indéterminations, concernant au premier chef une main-d’œuvre de qualification intermédiaire (CAP-BEP, bac…). Probable que les évolutions favorables ou pas dépendront des secteurs professionnels considérés.

C’est sans doute une lapalissade, mais l’insertion des jeunes, même sur un marché du travail très demandeur, dépendra de la capacité du système éducatif à leur donner une formation qualifiante. D’après les auteurs du rapport Les métiers en 2015, cela nécessitera de gros moyens (les formations professionnalisantes coûtent cher) et la mise en place de politiques d’accompagnement des étudiants au cours de leur cursus. Bref, si la démographie incite plutôt à l’optimisme, on aurait tort de croire que la question du chômage se résoudra en se tournant les pouces !

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