Comment passer d'une langue écrite à une langue orale ? Comment s'assurer qu'un texte contenant des notions techniques est bien compris malgré les barrières culturelles... Pour avoir vingt fois remis ces questions sur le métier, le linguiste Henry Tourneux propose désormais des pistes à suivre.
Il est spécialiste des langues africaines et travaille depuis près de trente ans au Cameroun, où il réside actuellement. C’est donc en connaissance de cause qu’Henry Tourneux donne cette définition de l’aide au développement : "L’amélioration des conditions de vie matérielle, intellectuelle et culturelle dans les pays techniquement les moins avancés". Pour parvenir à ce type de développement global, encore faut-il maîtriser des techniques essentielles… Or, quoi de plus efficace pour s’approprier une technique que de l’apprendre dans sa propre langue ?
Aussi, des efforts sont-ils faits pour traduire certains ouvrages techniques dans des langues africaines : livrets d’usages des produits phytosanitaires, brochures informant sur le sida, fiches explicatives du planning familial… C'est justement la traduction de ces opuscules techniques qui occupe Henry Tourneux. Et le préoccupe. Car la traduction des mots techniques issus d’une langue écrite (le français ou l’anglais) vers une langue de tradition orale pose de redoutables problèmes. Il arrive que les concepts abordés n'existent pas dans la langue locale ou, plus insidieusement, que des concepts apparemment identiques existent, ce qui génère à coup sûr des contresens.
Jusqu'au 01/09/2010
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Le 28/09/2010
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