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Les migrations internationales

La mondialisation accélère les migrations internationales qui, en retour, contribuent à l'expansion de la mondialisation. Pour une Europe vieillissante, ce phénomène planétaire constitue davantage une chance qu'une menace, analyse l'une de ses grandes spécialistes en France, la politiste Catherine de Wenden. Mais la nouvelle donne démographique n'est pas encore entrée dans les consciences.

Estimées à quelque 200 millions de personnes en 2008, les migrations internationales ne concernent encore qu’une petite minorité de l’humanité, 3 % à peine de la population mondiale. Pourtant, depuis la chute du mur de Berlin en 1989, elles ont connu une amplification sans précédent et touchent désormais l’ensemble de la planète : tous les pays du monde sont concernés en tant que terres de départ, d’accueil ou de transit. "La migration est devenue un fait social ordinaire," résume la juriste et politologue Catherine de Wenden, directrice de recherche au Centre d’études et de recherches internationales (CERI) - l’un des principaux lieux consacrés en France à l'analyse du monde contemporain et du système politique international.

La majorité des migrants sont aujourd’hui des Asiatiques qui vont vers un pays du tiers-monde, précise Catherine de Wenden. Mais dans les riches pays d’accueil (Amérique du Nord, Australie, Europe), destination rêvée pour beaucoup d’entre eux, la croissance de l’immigration est surtout perçue comme une menace, suscitant des politiques restrictives de plus en plus coûteuses. Des mesures que, dans un rapport commandé par le ministère français des Affaires étrangères, la chercheuse, aux côtés d’autres experts, estime doublement "contre-indiquées".

D’abord, parce que le vieillissement démographique, largement amorcé en Europe, en Russie et au Japon, touchera d’ici à 2050 la majorité de l’humanité, ce qui va entraîner à moyen terme une concurrence accrue entre États pour attirer des actifs jeunes (partie 1). D’autre part, selon elle, parce que les décisions étatiques unilatérales s’avèrent impuissantes face à un "phénomène profondément transnational", dont les facteurs et les causes sont multiples (partie 2).

Pour Catherine de Wenden, l’Union européenne constitue un laboratoire privilégié pour étudier cette évolution. En effet, le vieillissement et la diminution de la population, d’ici à 2030, y sont inéluctables, en raison du recul de la fécondité. L’UE est par ailleurs confrontée à une forte pression migratoire : c’est la destination choisie par 85 % des demandeurs d’asile dans le monde. Peut-on envisager, à l’échelle du continent, une politique alternative (partie 3) ?

01.Le monde aux portes de l’Europe

D’ici à 2050, le vieillissement démographique touchera la majorité de l’humanité : selon les statistiques des Nations unies, le nombre des plus de 60 ans augmente de 2,6 % chaque année dans le monde contre 1,1 % pour la population dans son ensemble. Les projections de l’ONU ou de l’organisme statistique Eurostat ne constituent que des vérités relatives - elles sont d’ailleurs révisées à intervalles réguliers -, mais ne permettent pas de douter : pour la population européenne, ce vieillissement est déjà largement amorcé. Dès 2010, les générations du baby-boom commenceront à atteindre l’âge de la retraite. Et d’ici à 2050, le rapport entre inactifs (les moins de 15 ans et les plus de 65 ans) et actifs devrait passer de 2 pour 4 à 3 pour 4. Dans le même temps, on estime que le nombre global des Européens va diminuer, et en particulier, les personnes en âge de travailler (15 à 64 ans), qui de 67 % aujourd’hui devraient tomber à 56 % de la population à la moitié du siècle. Mais les statistiques identifient aussi une variable principale dans cette évolution : le nombre d’immigrés qui viendront s’installer sur le sol européen serait susceptible à la fois de pallier le déficit de main-d’œuvre et de stimuler la croissance démographique. À l’échelle mondiale, l’ONU calcule ainsi que seule l’immigration de 2,3 millions de personnes par an permettra à l’ensemble des pays développés de maintenir leur population en 2050 à son niveau actuel de 1,2 milliard.

Directrice de recherche au CNRS et au CERI, Catherine de Wenden étudie les migrations depuis trente ans. De manière quantitative, d’abord. Elle analyse et compare les grandes tendances mondiales à travers, notamment, les chiffres fournis par les organismes internationaux (outre l’ONU et Eurostat, l’OCDE et l’OIM). De manière qualitative, ensuite, elle mène ou dirige des enquêtes de terrain auprès des immigrés ou leurs descendants, notamment en France : il s’agit à la fois de choisir le nombre et l’identité des personnes interrogées (généralement entre 100 et 200), de bâtir un questionnaire puis de mener ces entretiens approfondis et d’en faire l’analyse. L’entretien se base sur des questions semi-ouvertes, c’est-à-dire laissant au témoin la possibilité de s’exprimer librement, tout en abordant avec chacun les mêmes thèmes, afin de pouvoir établir des comparaisons. Elle a notamment enquêté successivement depuis 1976 sur les transferts de fond des immigrés, auprès de salariés de Renault d’origine étrangère, d’anciens harkis et de leurs enfants, de demandeurs d’asile, de leaders associatifs et de jeunes militaires français d’origine maghrébine. Au CERI, elle travaille plus particulièrement sur la manière dont les mouvements de population influent sur les relations internationales et suit également l’évolution rapide des politiques publiques et du droit de l’immigration dans les pays européens.

Carte sur la part des migrants dans la population  européenneCarte montrant la part des migrants dans la population européenne.
© issu de Atlas des migrations dans le monde / C. Wihtol de Wenden / Éditions Autrement

Les institutions européennes, souligne-t-elle, ont reconnu ouvertement dans un Livre vert publié dès 2005 la nécessité de la reprise de l’immigration économique. La compétition est déjà affichée pour les emplois qualifiés dans les pays de l’OCDE, dont l’économie repose de façon croissante sur le savoir. Dans le même temps, les pays du Nord s’ouvrent aussi de plus en plus aux travailleurs non-qualifiés extracommunautaires. C’est ainsi que le territoire de l’UE, rappelle Catherine de Wenden, forme désormais l’une des premières terres d’accueil au monde, même s’il y règne de fortes disparités. L’Allemagne par exemple, en raison de la dénatalité (un tiers des femmes n’y a pas d’enfant) et de la forte proportion de personnes âgées, est devenu le premier pays d’accueil en Europe (6,7 millions d’étrangers, soit 8,8 % de sa population totale), devant la France, le Royaume-Uni et l’Espagne. Depuis dix ans, c’est le deuxième pays au monde, après les États-Unis, où l’immigration augmente le plus vite. À ces statistiques officielles, il faut ajouter les sans-papiers, que l’on estime entre 3 et 6 millions sur le territoire de l’UE, avec une croissance de 500 000 personnes par an au moins.

Pourtant, celle qui a, par ailleurs, été consultante auprès de différents organismes officiels (dont la Commission européenne et le Conseil de l’Europe, mais aussi l’OCDE et le HCR (Haut commissariat aux réfugiés de l’ONU) estime que "l’UE n’a pas encore pris en compte la nouvelle donne démographique. D’abord, avance-t-elle, parce que l’amplification des migrations depuis vingt ans est vécue comme un "traumatisme". "Du fait de son histoire, analyse-t-elle, l’Europe ne s’est jamais pensé comme une terre d’immigration ni de peuplement." Et la diversité croissante de nos sociétés, que chacun peut constater autour de soi, est majoritairement perçue, selon elle, comme l’avant-garde d’une invasion de la part des pays pauvres. Aussi l’UE, si elle a entrouvert la porte à l’immigration, continue-t-elle de promouvoir des mesures de plus en plus restrictives et coûteuses, tant à ses frontières extérieures que sur son territoire, visant à limiter le flux des arrivées. Cette approche essentiellement "sécuritaire", résume Catherine de Wenden, entre en contradiction avec des besoins désormais reconnus. Elle est en outre condamnée à l’impuissance, car elle méconnaît la nature "profondément transnationale et sociale" des migrations, dont l’expansion ne peut être contenue par des décisions unilatérales.

02.Le nouveau visage des migrations

Dans son Atlas des migrations, dont les éditions Autrement publient en ce début d’année 2009 une version réactualisée, Catherine de Wenden recense les causes de l’"entrée en mobilité" du monde, pour la plupart apparues au cours des vingt dernières années, et dont le dénominateur commun est la mondialisation : c’est-à-dire la libéralisation des échanges et l’imbrication croissante des économies, des modes de vie, des idées ou des cultures. "Des régions entières du globe se sont mises en mouvement," résume-t-elle, bouleversant les repères anciens. De traditionnels pays de départ, comme l’Espagne, l’Italie, le Portugal ou la Grèce sont devenus des pays d’accueil. Le Mexique, le Maroc, la Turquie, mais aussi la Pologne, la Thaïlande ou la Malaisie jouent tous les rôles à la fois, en tant que terres d’accueil, de transit et de départ. Dans une moindre proportion, d’anciens pays d’accueil se transforment en terres de départ, notamment en Amérique latine. Les repères se brouillent également en ce qui concerne les migrations elles-mêmes, dont la typologie (familiale, d’études, d’asile, de travail, voire de tourisme) est souvent malaisée à établir, car les causes du départ sont multiples, résume la chercheuse. Elle cite par exemple ce qu’elle nomme des migrations "secondairement politiques" : on part pour soutenir sa famille, donner un avenir meilleur à ses enfants, mais aussi pour fuir une dictature, un régime corrompu, une situation d’insécurité, sans pour autant entrer dans la catégorie des réfugiés.

De même, la plupart des pays autrefois fermés, notamment dans le bloc communiste, laissent désormais partir leurs ressortissants, à de très rares exceptions près, telles que Cuba, la Corée du Nord, et dans une bien moindre mesure, la Chine. Certes, l’immigration dans le même temps est devenue beaucoup plus difficile, en particulier dans les pays développés. Mais cette fermeture des frontières a suscité une vaste économie illégale du passage, fondée sur des réseaux d’ordre mafieux, mais aussi sur des solidarités transnationales, tissées de liens familiaux, économiques, religieux, à mesure que se créaient dans le monde de nouvelles diasporas.

Parallèlement, la multiplication des crises politiques (Afrique des grands lacs, Algérie, Balkans, question kurde, Afghanistan, Irak, Iran, Sri Lanka, Amérique centrale, Darfour) a suscité des vagues successives de déplacements massifs. Selon le HCR, avec 11,4 millions de réfugiés - plus 26 millions de "personnes déplacées" ; populations chassées de chez elles par un événement extérieur, mais à l’intérieur des frontières de leur propre pays - accueillis dans leur très grande majorité par des pays en développement, le nombre des réfugiés était toutefois en recul en 2007 par rapport aux années précédentes, et surtout par rapport à la décennie quatre-vingt-dix, qui avait vu exploser les chiffres de l’asile. Il faut y ajouter des "réfugiés environnementaux" en augmentation constante, même si ce terme, apparu à la fin des années quatre-vingts, recouvre des réalités diverses, encore mal appréciées par les chercheurs, comme l’a souligné un récent colloque organisé au CERI : parmi eux, les victimes de la désertification, des inondations ou des cyclones, poussées à partir de chez elles par la lente dégradation de leur mode de vie ou par une catastrophe naturelle. Il est malaisé de les comptabiliser, car aux motivations environnementales se mêlent généralement des raisons politiques et socio-économiques. L’ONU estime officiellement que les "réfugiés environnementaux" pourraient se monter à 50 millions au total dans le court terme (trois fois plus dès 2050), dont seule une minorité de 5 millions serait amenée à migrer vers un autre État.

Carte sur la géographie des grands flux migratoiresCarte sur la géographie des grands flux migratoires.
© Atlas des migrations, Le Monde-La Vie / CNHI / Sciences-Po

Au-delà de ces situations extrêmes, poursuit Catherine de Wenden, les facteurs d’attraction, dits "pull" (désir de prospérité et de liberté) ont pris une importance accrue par rapport au "push" de la misère, des catastrophes, de la guerre. Sur une planète où l’avion abolit les distances, où la télévision unifie les modes de vie et de pensée, la pression démographique (beaucoup d’enfants, peu de richesses) n’est plus le facteur unique du mouvement, comme elle le fut lors des deux siècles précédents. L’imbrication croissante des économies, les progrès de la scolarisation, mais aussi l’urbanisation, ont joué un rôle décisif. "Dans les grandes métropoles du tiers-monde s’élaborent nombre de projets migratoires vers les “villes globales” des pays développés, du fait de l’accélération de l’exode rural," écrit-elle. Pour un(e) jeune citadin(e) qui reçoit les images du monde, l’espoir d’une vie meilleure peut sembler à portée de main. "Aujourd’hui, la pauvreté ou l’oppression politique ne sont plus considérées comme une fatalité. C’est ça, la grande différence," ajoute la chercheuse.

Selon elle, cette pluralité des causes se retrouve dans des "zones de fractures" où, de part et d’autre d’une frontière, la proximité, conjuguée à de fortes disparités économiques, politiques, sociales, culturelles ou démographiques constitue un véritable appel d’air pour la migration clandestine : aux frontières extérieures de l’Europe (l’Ukraine, les enclaves espagnoles du Maroc, les îles Canaries, les côtes italiennes, la ville de Calais, porte d’entrée vers le Royaume-Uni), ainsi qu’à celles qui séparent les États-Unis du Mexique, la Russie de la Chine. Là plus qu’ailleurs, les barrières étatiques, pourtant constamment renforcées, demeurent poreuses, car la force d’attraction du territoire le plus favorisé l’emporte.

Pas plus que la répression, analyse-t-elle, l’aide humanitaire ou économique ne constitue une solution en soi, car "le développement accélère les migrations comme les migrations accélèrent le développement." Aujourd’hui, les transferts de fonds des émigrés vers leur pays d'origine (337 milliards d’euros en 2007) excèdent de beaucoup le montant de l’aide publique aux pays du Sud (105 milliards de dollars la même année). Au tournant de ce siècle, la mobilité, conclut-elle, est devenue en se banalisant un phénomène irréversible, au moins momentanément. Face à des mutations violentes, génératrices d’inégalités et d’insécurité croissantes, les migrations constituent aussi pour la chercheuse "un facteur de rééquilibrage économique", potentiellement profitable à tous.

03.Vers une gestion internationale des migrations ?

Pour Catherine de Wenden, les États européens, qui avaient programmé il y a trente ans, après le premier choc pétrolier de 1974, l’arrêt de l’immigration de travail, ne parviennent pas à reconnaître qu’elle répond aujourd’hui à un besoin. À l’instar de nombreuses associations de défense des droits de l’homme, la chercheuse déplore que les dispositifs juridiques et policiers mis en œuvre aux niveaux étatiques et communautaire "criminalisent" de façon croissante la migration - un étranger en situation irrégulière peut ainsi, désormais être maintenu en rétention, donc privé de liberté, jusqu’à 18 mois avant d’être expulsé. L’Union européenne, estime-t-elle, mène en la matière "une politique de l’autruche", impuissante à résorber l’importante proportion de sans-papiers sur son territoire, malgré des mesures contradictoires, allant de la régularisation collective (en Espagne ou en Italie) aux objectifs chiffrés d’expulsion (en France, par exemple).

Bien sûr, ajoute Catherine de Wenden, pour faire tourner la machine économique et préserver ses systèmes de protection sociale, l’Union peut à court terme tabler sur sa force d’attraction et continuer à profiter d’une main d’œuvre d’autant moins coûteuse qu’elle est clandestine. Mais s’en tenir ainsi à "la raison du plus fort", de manière peu conforme à ses idéaux démocratiques, pourrait rapidement s’avérer contre-productif dans un contexte de concurrence accrue pour la main-d’œuvre au niveau mondial - en particulier dans les secteurs de la santé et de l’aide aux personnes âgées, qui risquent d’exploser dans les deux décennies à venir.

La chercheuse ne prône nullement l’ouverture généralisée des frontières, qui aboutirait selon elle à des situations également incontrôlables, mais à une concertation internationale, en écho à un appel lancé, voici plusieurs années, par l’ancien secrétaire général de l’ONU Kofi Annan. Cette structure d’arbitrage pourrait réunir les représentants des États d’accueil et de départ, des organisations internationales et non gouvernementales, des associations de migrants, des employeurs et des syndicats, pour prendre en compte les intérêts contradictoires en jeu. Le droit de quitter son pays, rappelle-t-elle, est inscrit depuis 1948 dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, mais il ne s’applique dans les faits aujourd’hui qu’à une petite minorité de l’humanité. Quant à la convention adoptée par les Nations unies en 1990, qui protège les droits des travailleurs migrants et de leurs familles, elle est entrée en vigueur en 2003, mais seuls 37 pays l’ont ratifiée, et tous appartiennent au tiers-monde.

Catherine de Wenden avance aussi, par ailleurs, que des frontières plus ouvertes permettraient une circulation plus fluide entre les pays d’origine et de résidence, la clandestinité contribuant à figer les populations sur place, sans possibilité d’intégration ni volonté de retour. Les personnes les plus mobiles, résume-t-elle, "ont souvent un statut de résident privilégié, des titres de séjour à entrées multiples, ou sont double nationaux. Plus les frontières leur sont ouvertes, plus ils circulent et moins ils s’installent, car ils peuvent aller et venir." Avec l’élargissement de l’UE, l’exemple de la Pologne est venu confirmer cette hypothèse.

En revanche, comme le soulignent par exemple les chercheurs français de l’INED (Institut national des études démographiques), l’immigration en soi ne peut apporter au vieillissement démographique qu’une solution momentanée. Si elle rajeunit de fait la force de travail, et peut dynamiser temporairement le taux de natalité, il ne s’agit que d’une solution à court terme. En l’espace d’une génération, les migrants sédentarisés adoptent les comportements des pays d’accueil : ils font moins d’enfants et ne "renverseront pas la tendance" mondiale. La division de la population des Nations unies, dans une étude datant de l’an 2000, avait ainsi calculé que pour maintenir au même niveau qu’aujourd’hui le ratio entre population active et personnes âgées, l’Union européenne devrait faire appel à plus de 12 millions d’immigrés par an d’ici à 2050, bien au-delà de l’expansion potentielle des migrations et des capacités d’absorption de n’importe quelle société au monde. Si ces "migrations de remplacement", selon le terme de l’ONU, relèvent donc d’un objectif irréalisable, l’Europe ne peut pas pour autant se passer de l’immigration. La reconnaissance politique de cette réalité, conclut Catherine de Wenden, constituerait un premier pas vers la gouvernance mondiale qu’elle appelle de ses vœux.

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