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Commentaire

Dans cette réaction, Serge Abitboul veut montrer que si l’ordinateur n’a pas de souvenir, il est devenu néanmoins une composante de notre mémoire d’humain.

“Ordinateur, mon pote. T’as zéro mémoire. Si je coupe ton courant, ta mémoire va se décomposer. T’auras tout oublié. Ta mémoire, c’est une passoire. Et je suis assez bête pour te confier mes souvenirs les plus précieux ! Tu ranges ça au fond de ton disque. A tout hasard Balthazar, tu planques ça quelque part dans les nuages. Déconne-pas ! Ta mémoire, ce sont mes souvenirs, pas les tiens.
Car passent les jours et passent les semaines. Les photos s’effacent, les chansons s’évanouissent, les courriels se fanent. Mes souvenirs se perdent au bout de la nuit. J’ai tout oublié. Mais pas toi ! Quel bazar, t’as tout phagocyté ! Mes souvenirs sont devenus les tiens, même ceux que j’aurais préféré effacer. Ordinateur, mon pote. T’as trop de souvenirs pour me laisser mourir tranquille”.

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