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2ème édition du Concours Génopole de jeunes entreprises innovantes

Donner un coup de pouce déterminant aux entrepreneurs dans les biotechnologies, c’est l’objectif de ce challenge organisé par le Génopole, bioparc essonnien dédié à la recherche en génétique et biotechnologies.

Genopole© Génopole

Le Génopole lançait le 11 juin la seconde édition de son concours annuel de jeunes entreprises innovantes de biotechnologie dans les domaines de l’environnement, de l’agronomie et de l’industrie. Quels sont les avantages qu’en a retiré le lauréat de l’année dernière, Magpie Polymers ? Réponse avec son co-fondateur, directeur commercial et administratif : Etienne Almoric. Cette jeune start up, basée en Seine-et-Marne, avait été créée à peine quelques mois avant de se présenter au concours. Elle est spécialisée dans la capture de métaux lourds dans les eaux industrielles polluées.

En quoi le fait d’avoir reçu le premier prix du concours en 2011 vous a-t-il aidé ? Les 30 000 euros que nous avons reçus du Génopole nous ont surtout beaucoup aidé à recruter du personnel et à poursuivre notre développement technologique. Nous sommes aujourd’hui 7 employés dans la société : un doctorant et du personnel dédié à la recherche et au développement. L’accompagnement du Génopole nous a aussi permis de rencontrer de multiples acteurs dans le champ de la création d’entreprise et donc d’agrandir notre réseau. Ce concours est donc arrivé à un moment clé ! Dans notre activité, il faut un an avant que nos produits passent de la phase d’essai à l’installation définitive chez nos clients. Et ce n’est qu’une fois nos produits en place et fonctionnels, que l’activité génère des revenus pour nous. Dans ce contexte, le soutien du Génopole a vraiment été déterminant !

Quelle est la spécialité de Magpie Polymers ?Nous avons développé une technologie permettant de filtrer et dépolluer les effluents industriels, en sortie d’usine ou de station d’épuration. C’est un système basé sur un procédé de filtration. Concrètement, il s’agit de colonnes remplies de billes en résine de 0,5 mm de diamètre retenant les métaux lourds contenus dans l’eau. Les eaux filtrées par notre outil sont, à la sortie, extrêmement pures. Le système permet ainsi aux entreprises de respecter les normes environnementales. Celles-ci sont de plus en plus strictes en matière de rejets de métaux lourds toxiques, comme le cadmium, le mercure ou le plomb. Nous travaillons aussi avec des sociétés souhaitant récupérer et valoriser ces métaux lourds.

Quelles sont les perspectives de Magpie Polymers ? A l’heure actuelle, nous produisons une tonne de polymère par mois. D’ici à la fin de l’année prochaine, nous tenterons de quadrupler cette quantité. En termes de chiffre d’affaires, nous sommes sur les rails de nos prévisionnels. Il était symbolique l’année dernière, mais l’année prochaine il devrait atteindre le million d’euros. L’idée ensuite est de nous faire connaître au niveau européen. Et si tout se passe comme prévu, fin 2014 nous comptons nous étendre sur les marchés asiatique et américain !