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Au CNES Evry, un récit venu de l'espace

  • Posté le : Lundi 27 Octobre 2008
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  • par : P. de Brem
  • Actualisé le : Dimanche 26 Octobre 2008
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En février 2008, le module Colombus s’est amarré à la Station spatiale internationale (ISS). Témoin de ce grand moment, Léopold Eyharts est venu expliquer aux élèves d’Evry le déroulé de l’opération.

Le spationaute Léopold Eyharts à bord de l'ISSLe spationaute français Léopold Eyharts à bord de la Station spatiale internationale. En tant qu'ingénieur de vol, il devait assurer le bon fonctionnement de l'ISS et des expériences qu'elle abrite, le temps de la mise en fonction du module européen Colombus.
© NASA


Sixième Français à avoir séjourné plus de deux fois dans l'espace, Léopold Eyharts est venu raconter son dernier voyage dans les étoiles à 130 élèves de CM1 et CM2, réunis au Centre national d'étude spatial d'Evry (CNES). Inscrits au projet pédagogique De l'espace pour la mer - Argonautica, les élèves avaient déjà rencontré Claudie Haigneré l'an dernier (à lire Portées par leurs rêves). Cette fois, ils sont venus le cartable rempli de questions. De son côté, l'astronaute, père d'un enfant de 10 ans et habitué à tous les publics, n'a pas été désorienté par le flot d'interrogations. À commencer par : "Quel a été pour vous le plus beau moment ? "

"Le départ est un moment important, et le retour est un moment d'émotion, mais ce qui m'a le plus touché c'est l'amarrage du module sur la Station spatiale internationale (ISS)," se souvient Léopold Eyharts. Il faut dire que c'était tout l'objet de sa mission : amarrer et mettre en fonction Colombus, le premier module européen de la station. L'opération consistait à extraire de la navette le module, un cylindre de la taille d'un gros camion, puis à l'installer sur la station. À écouter Léopold, on imagine un vulgaire chantier : porter de lourdes charges avec un bras robotique, visser des boulons, accrocher des connexions,… C'est pourtant un travail extrêmement minutieux, le moindre faux pas peut mettre à mal le travail de dizaine de scientifiques occupés pendant des années à monter Colombus. "Aujourd'hui, quasiment toutes les commandes se font à partir d'ordinateurs, on n'utilise plus de boutons et de manettes," rappelle Léopold Eyharts. Heureusement, cela n'empêche pas les "sorties extravéhiculaires" nécessaires à l'entretien de la station. D'ailleurs, l'équipage de Léopold a réalisé cinq sorties en deux semaines, un record.

Une fois Colombus arrimé à la station, il fallait installer l'intérieur de ce laboratoire scientifique destiné à tester les effets de la micropesanteur sur les matériaux, les organismes vivants, les biotechnologies, les fluides, etc. Cette étape revenait à déplacer les armoires qui contiennent le matériel d'expérimentation. "Durant cette vérification, nous mettons des masques au cas où il y aurait des débris microscopiques. Cela nous évite de les avaler ou de les recevoir dans les yeux." Au passage, Léopold en a profité pour commencer les premières manipulations : Geoflow, un projet de géophysique visant à mieux comprendre les mouvements des fluides du noyau terrestre et Waico, une expérience de physiologie végétale visant à observer et analyser la croissance des plantes en micropesanteur.

Arrivés au terme de leur mission, Léopold et ses collègues ont réceptionné leur billet de retour sur Terre : les astronautes venus les remplacer. En effet, la station est toujours habitée, pas question de redescendre sur Terre si les suivants ne sont pas là. Et cela va durer encore un bon moment : débutée en l'an 2000, la construction de l'ISS devrait s'achever en 2010. La station sera alors totalement opérationnelle et servira les missions scientifiques jusqu'en 2018 ou 2020...

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