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La Cité sonde le Soleil et ses planètes

  • Posté le : Lundi 2 Novembre 2009
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  • par : R. Brillaud

Le système solaire est à l'honneur, jusqu'en avril 2010, à la Cité des sciences et de l'industrie. Une exposition retrace l'étendue de nos découvertes depuis Galilée, mais aussi les mystères que l'homme devra élucider dans les années à venir.

Affiche exposition – Le système solaire revisité© NASA / JPL / Space Science Institute, graphisme Dusan IIanovic / Tatum

Le 30 novembre 1609, un scientifique italien pointe la lunette qu’il vient de fabriquer vers la Lune. Galilée (1564-1642) décrit pour la première fois un paysage constitué de montagnes et de cratères. Il observe la surface du satellite de la Terre, mais aussi les taches sur le Soleil ou les lunes de Jupiter. Il confirme surtout que la Terre n’est pas au centre de l’Univers.

Quatre cents ans après Galilée, que savons-nous du monde céleste qui nous entoure ? Dans le cadre de l’Année mondiale de l’astronomie, la Cité des sciences et de l’industrie présente Le système solaire revisité jusqu’en avril 2010. Cette "expo-dossier" fait le point sur nos connaissances (et leurs limites !) en jouant avec habileté de tous les supports : films courts à visionner, panneaux explicatifs à découvrir, interviews de chercheurs à écouter, notions clefs décryptées dans un lexique imprimé et distribué, sondes et roches en exposition…

Depuis la lunette de Galilée les moyens d’observations se sont démultipliés, entre télescopes terrestres, sondes spatiales ou vols habités. Notre système solaire ne manque donc pas d’actualités. Ainsi, il y a tout juste quarante ans, le 21 juillet 1969, les Américains Neil Armstrong et Buzz Aldrin foulent le sol lunaire. Ou encore, en janvier 2008, la face cachée de Mercure est révélée grâce à des photographies de la sonde américaine Messenger.

Notre système solaire a même perdu une planète, et n’en compte désormais plus que huit ! Aucun astre n’a soudain disparu. Mais le 24 août 2006, l’Union astronomique internationale a décrété que Pluton ne devait plus être considérée comme une planète, c’est-à-dire "un corps céleste en orbite autour du Soleil, dont la forme est sphérique et qui a éliminé tout corps susceptible de se déplacer dans son voisinage". Ne répondant pas au troisième critère, Pluton a été reléguée au rang de "planète naine".

L’histoire, bien sûr, n’est pas finie. Et le système solaire recèle encore bien des mystères à résoudre. Par exemple, pourquoi Vénus, considérée comme la sœur jumelle de notre planète, est-elle devenue un enfer ? Avec une température d’environ 480 °C au sol, une pression gigantesque et des nuages d’acides sulfuriques, celle qui devait ressembler à la Terre il y a 4,5 milliards d’années est devenue invivable…

L’exposition fait aussi la part belle à l’aventure humaine. Claudie Haigneré, astronaute de l’Agence spatiale européenne et présidente de la Cité des sciences, rappelle que l’homme devrait bientôt retourner sur la Lune, "sûrement vers 2020". Mais le véritable enjeu, c’est Mars : un voyage (voir notre dossier Mars : le voyage immobile) infiniment plus complexe que les 400 kilomètres fréquemment franchis pour rejoindre la Station spatiale internationale (ISS), ou les 386 000 kilomètres d’une mission lunaire.

"Une mission martienne dure au moins dix-huit mois : six mois de voyage, quelques mois de séjour sur la planète et un retour qu’on ne peut pas dicter à un moment donné en cas d’urgence, parce qu’il faut suivre des trajectoires liées à la mécanique céleste," souligne Claudie Haigneré. Et de conclure joliment sur la nécessité, néanmoins, de la présence humaine dans l’espace : "L’astronaute élargit l’horizon, relève la ligne de regard."