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L'Afrique du Sud, un pied en Essonne

  • Posté le : Lundi 14 Septembre 2009
  • |
  • par : A. Joseph

Dans la recherche scientifique, les partenariats sont essentiels pour renouveler les idées ou bénéficier du savoir-faire des voisins. Il était donc tout naturel que le synchrotron SOLEIL ouvre ses portes au continent africain.

Synchrotron SOLEILVue aérienne du synchrotron SOLEIL.
© C. Kermarrec / SOLEIL

L’équipement appelé SOLEIL est un synchrotron situé sur le plateau de Saclay, à Gif-sur-Yvette. Cet outil de haute technologie permet de sonder la matière au niveau moléculaire. Pour cela, le synchrotron émet une lumière qui percute l’échantillon étudié. La manière dont les rayons sont déviés informe sur les propriétés de l’échantillon. Le synchrotron a pour particularité d’émettre un spectre lumineux beaucoup plus large (longueurs d’onde allant de l’infrarouge jusqu’aux rayons X) que le laser (une seule longueur d’onde) utilisé par la plupart des équipements scientifiques (Le synchrotron SOLEIL voit le jour). Les expériences ont lieu dans des espaces appelés "lignes de lumière". SOLEIL en possède 25.

Inauguré en 2006, SOLEIL accueille déjà nombre de chercheurs européens dans le cadre de partenariats financés par la Commission européenne (Calculs rénaux sous la lumière du synchrotron). "La principale mission de SOLEIL est d’offrir des lignes de lumière aux chercheurs français et européens," souligne Jean-Pierre Caminade, responsable des partenariats chez SOLEIL. Mais, depuis avril 2009, un accord a été signé entre l’installation essonnienne et la National Research Foundation (NRF), l’équivalent sud-africain de notre Agence nationale de recherche (ANR). L’objectif est de permettre aux projets retenus par SOLEIL de bénéficier d’un instrument performant dont ils ne disposent pas localement. De leur côté, les chercheurs français trouveront dans cette collaboration de nouveaux thèmes de recherche, de nouvelles méthodes et des interlocuteurs différents.

Pour l’heure, trois projets ont été sélectionnés : un porte sur un métal rare composé de titane et utilisé en joaillerie ; les deux autres visent à étudier les possibilités de dépolluer les sols grâce à des végétaux. En effet, l’Afrique du Sud recèle de nombreux minerais dont l’exploitation a contaminé les sols. Il s’agit maintenant pour les biologistes de vérifier que certains végétaux peuvent extraire le nickel du sol et l’accumuler dans leurs rhizomes.

Pour ce partenariat, "les frais de séjours des chercheurs sud-africains sont à la charge de la NRF. De notre côté, nous assumons la fourniture du faisceau de lumière pendant la durée des expériences projetées par l’équipe du iThemba LAB du Cap", explique Jean-Pierre Caminade qui détaille : "Par tranche de 8 heures, un projet peut occuper une ligne pendant 24, 48 ou 72 heures. La contribution de SOLEIL pour les trois expériences de nos collègues sud-africains sera valorisée à environ 30k€." 

À l’issue des recherches, la publication des projets devra mentionner l’utilisation de SOLEIL et la propriété intellectuelle générée par les travaux communs sera partagée.

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