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Le clap des doctorants

  • Posté le : Lundi 17 Novembre 2008

En Île-de-France, pour la deuxième année consécutive, les jeunes chercheurs font leur cinéma. Une dizaine de courts métrages sont présentés jusqu’au 29 novembre aux lycéens et au grand public afin de montrer la recherche sous un nouveau jour : celui de jeunes scientifiques passionnés.


Comment présenter en cinq minutes l’optique adaptative à un public hyper critique de lycéens ? La question a été tournée et retournée dans tous les sens par trois doctorants travaillant dans ce domaine. Ils ont finalement opté pour un détour pédagogique consistant à expliquer comment il est possible d’observer une planète cachée par la lumière de son étoile. Prenez un télescope de pro, dotez-le d’un instrument qui sert à cacher l’étoile - appelé coronographe - et enfin, découvrez la planète grâce à l’optique adaptative… Notre guide ? Un homme appelé "superphoton", affublé d’un costume lui donnant l’air d’une grosse bille jaune.

Le jeu de l’OA (optique adaptative) est l’un des dix films présentés par les doctorants pour l’édition 2008 du Festival de court métrage de vulgarisation. Organisé par l’association Doc’Up, l’originalité de ce festival est de faire plancher les doctorants sur leurs propres recherches mais, pour une fois, en tant que réalisateurs vulgarisateurs. Avec une seule contrainte, de taille : synthétiser leur sujet pour qu’il tienne en cinq minutes !

Cela donne des scénarios cocasses, des situations improbables, des mélanges explosifs. Pour expliquer leur travail sur les cellules souches, un trio de l’université Pierre et Maire Curie a réalisé une sorte de compilation de tous les classiques de la télévision : le journal télé, un jeu télé, une animation du type C’est pas sorcier, l’adaptation d’une séquence de Dracula et même,… un jeu de carte exceptionnel où l’on comprend enfin que la division d’une cellule souche donne à la fois une cellule différenciée et une cellule souche identique à l’originale. Le tout réuni dans Sang transition.

Découvrez la dictature des couleurs, la machine qui transforme le chaud en son et le son en froid, et bien d’autres films fantastiques, mais scientifiques, au cours de la Fête de la science, dans différentes institutions parisiennes. Par ailleurs, cinq projections auront lieu dans plusieurs lycées de la région francilienne, l’objectif étant avant tout de susciter des vocations chez les jeunes. En 2007, ils étaient 400 à avoir voté pour MEPE, cette année, ils seront plus nombreux encore à voter. Deux autres jurys, composés pour l’un du grand public et pour l’autre de scientifiques, trancheront en faveur de leur film préféré le 29 novembre à la Cité des sciences et de l’industrie.

Mais ces films, comment ont-ils été sélectionnés et réalisés ? Sur les 17 synopsis reçus en début d’année par l’équipe du festival, une dizaine ont été retenus pour la qualité et la précision de leur idée. Le petit nombre de propositions s’explique par la difficulté et la lenteur à mettre en œuvre un film. D’autant que chacun se débrouille avec les moyens du bord et ses bonnes idées. Par exemple, la plupart des groupes de réalisateurs trouvent eux-mêmes leur monteur parmi leurs connaissances. Pour le matériel, le festival prête une caméra et des micros mais, encore une fois, les doctorants se débrouillent généralement tous seuls. Nouveauté toutefois : cette année, le festival était en mesure de proposer aux jeunes réalisateurs des formations et atelier d’écriture à tarif avantageux.

Prochaines diffusions :
- Mercredi 19 à 14h au Réfectoire des Cordeliers
- Vendredi 21 à 18h30 au Réfectoire des Cordeliers
- Samedi 22 à 15h dans l’amphi 55 à Jussieu
- Samedi 29 à 14h30 à la Cité des sciences et de l’industrie