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L'e-santé du futur soutenu par Genopole

Les évolutions des technologies de l'information et de la communication offrent de nouvelles opportunités pour la médecine. La standardisation des smartphones et tablettes tactiles permet de créer des méthodes novatrices de suivi médical et de soin. Des dispositifs comme la télé-assistance, la télé-expertise ou encore la télé-consultation ont déjà fait leur apparition. Genopole soutient notamment le dispositif Vigi'Fall.

Des nouveaux dispositifs prometteurs

Faire évoluer l'offre de santé et améliorer les soins est un enjeu de taille. De nombreux processus sont en cours développement ou ont déjà été mis en place. Les applications santé pour smartphones se développent de plus en plus et l'offre ne cesse de croître. En mai 2013, on recense 100 000 applications santé dont 800 disponibles en français. On peut prendre l'exemple de I-pansement réalisé par et pour les professionnels de la santé (médecins, infirmière, étudiant en médecine...). Elle permet d'orienter la mise en place du dispositif médical à appliquer en cas de plaie tout en informant des dernières recommandations d'experts.

On peut également citer le « livret Douleur » téléchargeable gratuitement sur smartphone et tablette. Conçu à l'initiative du comité de lutte contre la Douleur et soins-palliatifs de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris. Destiné aux médecins comme aux patients, il rassemble des informations sur les différents types de douleurs, les pathologies douloureuses ou encore sur les douleurs liées aux soins. En 2012, le jury du Festival de la Communication Santé a décerné le prix de la communication destinée aux spécialistes pour l'application pour Smartphone et tablette du « livret douleur AP-HP. 

Les applications s'adressent aussi bien au grand public  (suivi de grossesse, régime, podomètre, compteur de calorie, sevrage tabagique..) qu'aux professionnels de la santé (base de données médicamenteuse, cas clinique...)


Vigi'Fall, un patch anti-chute

vigifall© Vigilio

On estime que 10 000 personnes de  plus de 65 ans meurent à la suite d'une chute chaque année. Avec une espérance de vie qui ne cesse de s’allonger, et la question de la dépendance des personnes âgées, se pose la problématique de la sécurité au quotidien pour cette population. 

Une entreprise essonnienne  et labellisée Genopole, Vigilio, a mis au point un dispositif original. “C’est un système qui s’adapte aux séquences de vie de chaque personne, explique Jean-Eric Lundy, médecin urgentiste à l’hôpital Cochin et fondateur de Vigilio. L’idée est de croiser les informations”. 

Baptisé Vigi’Fall (du verbe anglais “to fall”, tomber), le dispositif est multidimensionnel : il croise plusieurs types de données via un patch, collé sur le côté du torse, des capteurs et une unité centrale, dit autrement, un ordinateur. “L’originalité du dispositif, c’est le patch”, explique Jean-Eric Lundy. C’est lui qui permet ensuite avec les capteurs infrarouges placés dans plusieurs pièces de l’habitat, de sécuriser l’individu dans ses déplacements. Un ordinateur calcule alors en temps réel les coordonnées de la personne, qu’elle soit en mouvement ou bien à l’arrêt. 

La force du dispositif, c’est son aptitude à déclencher une alerte de manière automatique en cas de chute. Il est capable par exemple de faire la distinction entre une personne allongée, qui se repose, et une personne allongée, qui vient de tomber. 

“La chute est déterminée par des principes d’accélérométrie, explique Jean-Eric Lundy. Le système opère le distinguo entre des situations de vie banales et un accident. Par exemple, une station au sol après un mouvement brusque nous indique qu’il y a un problème”. 

Des dispositifs avec des bracelets existent déjà, mais l’avantage du patch est également sa précision dans le calcul du rythme cardiaque. Une donnée supplémentaire essentielle, car après une chute “on peut constater une modification  de la fréquence cardiaque”, ajoute Jean-Eric Lundy. Cette information permet à l’ordinateur d’être encore plus précis dans son appréciation d’une situation. 


L'e-santé semble être sur une bonne lancée toutefois elle se heurte encore à de nombreux obstacles. L'installation d'un réseau très haut débit sur tout le territoire augmenterait considérablement l'offre des usages de e-santé mais cela représente un coût important . De plus, il est également nécessaire de former les professionnels de santé à ces nouveaux dispositifs ainsi que de les informer régulièrement sur les nouveaux outils mis à leur disposition. Enfin, sécuriser les informations entrantes et sortantes reste un objectif déterminant.