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L’ophtalmologie sous "l’effet ciseaux"

  • Posté le : Lundi 12 Janvier 2009
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  • par : A. Joseph

La médecine est en crise : trop de demandes et pas assez de professionnels. L’ophtalmologie n’échappe pas à la règle, et tente dès à présent d’élaborer des solutions pour l’avenir.

ima actu SFOCet enfant de 5 ans porte des lentilles de contact parce qu’il est atteint de cataracte congénitale. Un médecin de l’hôpital Nord de Marseille examine son fond de l’œil.  
© CHU Nord de Marseille

En Hexagone, les consultations ophtalmologiques risquent bientôt de se transformer. Et pour cause, la profession se heurte à des difficultés. Il y a d’un côté les besoins médicaux croissants du fait d’une population vieillissante et grandissante de 350 000 habitants supplémentaires chaque année. D’un autre côté, une chute prévisible de la démographie des ophtalmologistes, dont plus d’un tiers des effectifs partiront à la retraite dans les 15 prochaines années. Certes, chaque année compte 55 ophtalmologistes et 155 orthoptistes en plus. Mais ces nouveaux diplômés ne suffiront pas à combler les départs. Et l’augmentation du numerus clausus ne suffira pas. Quant à intégrer des médecins étrangers, "nous faisons déjà le maximum avec un système de passerelle tout à fait au point," indique Béatrice Cochener, présidente de la Société française d’ophtalmologie (SFO). Mais ces nouvelles recrues ne permettront pas de remplir le rang de 100 ophtalmologistes nécessaires chaque année.

"Prisonnière de cet effet ciseaux, la profession n’a d’autre choix que de changer ses pratiques," constate Jean-Bernard Rottier, président du Syndicat national des ophtalmologistes de France (SNOF) qui espère trouver une solution dans la délégation des actes médicaux. L’idée est déjà mise en œuvre dans certains centres médicaux où les consultations se déroulent à la fois avec un ophtalmologiste et un orthoptiste. Ces derniers sont formés en faculté de médecine pendant trois ans. Jusqu’à maintenant ils étaient uniquement habilités à rééduquer les patients atteints de pathologies visuelles. La société française d’ophtalmologie propose qu’ils réalisent trois des sept étapes que comporte une consultation ophtalmologique : le contrôle du tonus et de la mobilité oculaire ainsi que des troubles de la réfraction . Le médecin continuerait l’interrogation du patient, l’examen de l’œil, la synthèse et la prise de décision. "Ainsi, il est possible de gagner 7 à 13 minutes par consultation," affirme Jean-Bernard Rottier. In fine, les médecins pourront donc accepter plus de patients. Reste qu’il faudra financer la formation des orthoptistes… Un point qui demande à être clarifié.

L’avenir de la profession sera justement discuté au cours du 115e congrès annuel de la Société française d’ophtalmologie, qui se tiendra du 9 au 13 mai à Paris. Cet événement sera également l’occasion de mettre à l’honneur Louis Braille, dont on fête cette année le bicentenaire de la naissance. Cet inventeur français est à l’origine du système mondial d’écriture pour les personnes atteintes de cécité ou les malvoyants. Pour cela, il s’est inspiré d’un code tactile utilisé par des militaires qui servait à échanger des ordres silencieusement durant la nuit. Lui-même atteint de cécité à l’œil droit, il a amélioré, simplifié et finalement, universalisé ce code tactile. "Louis Braille n’était pas ophtalmologiste, mais le travail qu’il a accompli touche beaucoup notre profession," souligne Béatrice Cochener pour expliquer la place qu’il occupera lors du congrès de 2009.

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