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L'ubimédia a son laboratoire

  • Posté le : Lundi 2 Février 2009
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  • par : A. Joseph

Rendre les médias numériques accessibles à tous, de partout et à tout moment, tel est l’objectif que se fixe le nouveau laboratoire que viennent d’inaugurer l’entreprise Alcatel-Lucent et l’Institut Télécom.

Inauguration du laboratoire commun Institut Télécom / Alcatel-LucentDe gauche à droite : M. Pascal Faure, président du conseil d’administration de l’Institut Télécom ; Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'État chargée de la Prospective et de l'Économie numérique ; M. Olivier Baujard, président-directeur général d’Alcatel-Lucent France et directeur Technologies et qualité d'Alcatel-Lucent ; M.Jeong Kim président d’Alcatel-Lucent Bell Labs
© Patrick Dontot / Alcatel-Lucent

L’Institut Télécom est un organisme public d’enseignement supérieur et de recherche en sciences et technologies de l’information et de la communication. Il regroupe 5 000 étudiants, 600 enseignants chercheurs et 800 doctorants de plusieurs grandes écoles françaises dont Télécom SudParis. Cet institut vient de s’associer à l’un des leaders mondiaux en équipement télécom, l’entreprise française Alcatel-Lucent, afin de créer un laboratoire commun de recherche. Objectif : rendre l’environnement numérique "ubiquitaire", c’est-à-dire accessible par n’importe qui, de n’importe où et n’importe quand. Cet "ubimédia" saura alors répondre aux besoins des usagers, tour à tour émetteurs, récepteurs et relais de l’information.

Pour commencer, quatre actions de recherche ont été retenues :
*) Trouver une convergence entre contenus, applications et communautés qui permette une indexation, une traçabilité et une personnalisation, fonctionnelle quel que soit l’opérateur ou la connexion. En effet, on s’aperçoit souvent qu’en changeant de logiciel, de version, d’opérateur, d’ordinateur, les contenus ne sont plus toujours accessibles.
*) Développer une utilisation tangible, naturelle et intuitive du mobile… En prenant notamment exemple sur les fonctions de l’I-Phone qui permettent de zoomer, dézoomer ou faire défiler une page d’un simple geste du doigt - qui n’est pas un clic.
*) Créer un accès personnalisé aux multimédias. Cela permettrait par exemple d’enregistrer le moment idéal pour envoyer une information à l’usager en fonction de l’intérêt qu’il y porte : bon plan du week-end réceptionné uniquement le vendredi soir. À terme ce système pourrait servir dans la gestion des dossiers médicaux.
*) Construire de nouveaux "business model" en intégrant l’utilisateur et son environnement dans un processus d’innovation.

Soixante-quatre chercheurs, dont un tiers de doctorants sont impliqués dans ce laboratoire qui, afin de montrer l’exemple, sera virtuel. Pas de murs, uniquement un réseau d’experts en sciences de l’ingénieur (réseaux, architecture de service, sécurité, fouille sémantique…), mais aussi sciences humaines et sociales, qui travailleront en lien, via ces "médias ubiquitaires". Équipe pluridisciplinaire donc, car l’impact social ou économique des systèmes mis au point par les ingénieurs seront étudiés.

Cofinancé et codirigé, le laboratoire fonctionne sur des périodes de cinq ans au bout desquelles les projets sont renouvelables. Ce qui n’empêche pas la directrice scientifique du laboratoire, Françoise Prêteux, d’envisager des retombées dès 2009. En tout cas, l’intérêt pour l’Institut Télécom est de "faire naître des jeunes pousses et des joint venture," et pour la société Alcatel-Lucent, "d’enrichir le pôle Recherche et développement et de mettre plus rapidement sur le marché les produits développés." Un enjeu majeur pour les sociétés investies dans l’environnement numérique de demain, l’ubimédia.

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