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“Places”, la communication scientifique au coeur de l’Europe

  • Posté le : Lundi 26 Septembre 2011
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  • par : L. Salters

Ils étaient près d’une centaine de participants à la première conférence annuelle de ce projet qui ambitionne de créer un réseau d’acteurs scientifiques à l’échelle du continent.

1er colloque PlacesPremier colloque réunissant les participants du projet européen Places à Paris, Auditorium Marceau.
© http://www.openplaces.eu

This is a rare moment. It is not frequent that so many different stakeholders get together to exchange”. En français : “C’est un moment rare que nous vivons. Il n’est pas fréquent que des acteurs aussi différents se rencontrent pour échanger”. C’est par cette phrase qu’Antonio Gomes da Costa a lancé à Paris, le 21 septembre, la première grande conférence du projet européen “Places”. Durant les deux jours qu’a duré la conférence, lithuaniens, allemands, français, espagnols, italiens, hollandais et bien d’autres encore, ont communiqué en anglais. Un détail qui en dit long sur l’ambition de ce projet qui s’étend jusqu’en 2014 et dont l’objectif est de créer notamment un label des villes de la culture scientifique européenne. Un peu à la manière des capitales culturelles tournantes déjà existantes. Mais au-delà, l’idée est de créer un réseau d’acteurs scientifiques à travers toute l’Europe. David Ros, vice-président du Conseil général de l’Essonne, chargé de l’économie de l’innovation, de la recherche et de l’enseignement supérieur, en s’adressant à l’assistance ne dit pas autre chose : “”Places” est une étape cruciale pour emmener la science et la société dans une nouvelle relation”.

L’acte de naissance de "Places" remonte à 2008. La Commission Européenne lance alors un appel à projet pour aider le monde de la culture scientifique à mieux coopérer. Très vite, trois réseaux s’assemblent pour répondre à l’appel de la commission européenne : Ecsite (Réseau européen de centres et musées de sciences), Uesca (Agence européenne d’événementiels à caractère scientifique) et Errin (Réseau régional européen de la recherche et de l’innovation). Le Conseil général de l’Essonne, partie prenante au sein du réseau Ecsite, s’investit dans le projet.

Mode d’emploi

Cette conférence est comme un premier point d’étape, explique Magdalena Koch, chargée de mission “Places” au sein du Conseil général de l’Essonne et organisatrice de la conférence. Les membres ont parfois un peu de mal à bien saisir ce que l’on attend d’eux. Cette rencontre est là pour les aider. A termes, le projet rentrera dans une phase plus active”. Les chiffres sur le nombre de participants à l’événement parlent d’eux-mêmes : près de 70 villes, 10 régions européennes, 28 pays, des dizaines de centres scientifiques et de musées etc. Avec autant de participants, faire tourner la machine est un véritable enjeu.
C’était l’un des objectifs de ces deux jours : définir un cadre et peut-être un mode d’emploi qui permette à chacun de se repérer pour mieux participer. A l’image de l’intervention d’Emma Wadland, webmestre, qui faisait une présentation lors de la seconde journée pour guider les participants dans l’utilisation de la plateforme internet mise en place. Un outil crucial pour donner corps à ce réseau européen. “La plateforme commence tout juste à être utilisée, il nous faut créer des comportements, analyse Magdalena Koch. L’idée, c’est d’éviter les mails et les coups de fils pour communiquer, et de passer uniquement par la plateforme. De cette manière, un échange entre deux participants peut bénéficier à d’autres”.

Dans la salle, au fur et à mesure des interventions, les questions fusent après les applaudissements. On sent clairement une envie de trouver une voie nouvelle pour communiquer sur la science dans une optique collective. A l’image de Robin Hoyle, directeur du centre scientifique de Glasgow, en Ecosse : “La Chine, la Corée du Sud par exemple, investissent de grosses sommes dans leurs centres scientifiques. Aujourd’hui, il parait évident que notre situation économique ne s’améliorera pas. Il nous faut trouver d’autres solutions en nous serrant les coudes et en collaborant le plus possible. “Places” doit aussi servir à ça”. Approbation de l’audience, son intervention a fait mouche. Même curiosité et même intérêt lorsque Gerd Schwandner, maire d’Oldenburg, dans le nord de l’Allemagne, prend la parole. Cette ancienne ville de garnison de 150 000 habitants entame aujourd’hui un virage technologique avec l’implantation de nouvelles entreprises. “En 2009, Oldenburg a été  élue ville scientifique d’Allemagne et nous avons eu envie de continuer sur cette lancée, explique le maire. Nous avons alors posé les bases d’un centre scientifique pour le public. Il doit bientôt voir le jour”. Le maire montre les plans du centre sur l’écran, tout le monde écoute. Le réseau est en train de se tisser...