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Souriez, vous respirez

  • Posté le : Lundi 2 Mars 2009
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  • par : A. Joseph

L'association Airparif, chargée d'analyser et de surveiller la qualité de l'air en Île-de-France, vient de publier son bilan pour l'année 2008 : pas d'alerte, mais la concentration des polluants dépasse trop fréquemment les seuils autorisés.

Trafic - Pont Alexandre - Paris© SXC

Oyé, Oyé, Franciliens ! N'avez-vous donc rien remarqué en l'an 2008 ? N'avez-vous pas noté qu'il n’y a pas eu "d’alerte à la pollution de l'air" ? Que les automobilistes ont pu se déplacer sans culpabilité et sans circulation alternée ? Que les piétons n'ont pas vu défiler de messages incitant enfants, personnes âgées, asthmatiques et insuffisants respiratoires à rester chez eux ? C'est la première année, depuis qu'a été instaurée une procédure d'information et d'alerte en 1994, que le seuil d'information de la population n'a pas été dépassé ! On pourrait se sentir rassuré, pourtant cela n'indique aucunement que notre organisme est épargné. En effet, c'est la pollution chronique, au jour le jour, qui présente les effets les plus importants sur la santé.

Or, de ce côté, l'Île-de-France continue d'accumuler les mauvaises appréciations : "La qualité de l'air quotidienne reste toujours insatisfaisante et plus particulièrement au cœur de l'agglomération parisienne, à proximité du trafic", peut-on lire dans le rapport que vient de publier Airparif, l'association chargée d'observer les niveaux de pollution atmosphérique de cette région. Quatre polluants sont particulièrement problématiques : le dioxyde d'azote, l'ozone, le benzène et les particules (ces derniers provenant des rejets des véhicules diesel, activités industrielles, chauffage au bois, poussières, …). Concernant le dioxyde d’azote, plus de 3,2 millions de Franciliens, dont neuf Parisiens sur dix, sont concernés par un dépassement de "l’objectif de qualité" annuel défini par la réglementation française pour la protection de la santé. Concernant l’ozone, toutes les stations de mesure de la région ont enregistré un dépassement. Pourtant, le nombre de jours de dépassement du seuil réglementaire est parmi les plus faibles sur l'historique des enregistrements. La situation serait-elle moins catastrophique que d'habitude ?

C'est la bonne nouvelle de ce rapport, mais elle ne préfigure en rien ce que nous traverserons au cours de l'année 2009. Car cette stabilisation relative des niveaux de pollution (benzène et dioxyde d'azote), voire diminution (ozone et particules), n'est pas le fruit des efforts fournis par les humains mais des conditions météorologiques favorables à la qualité de l'air. Il faut remercier l'été frais et nuageux, inscrit au milieu d'une année favorisant par sa météo la dispersion des polluants. Alors, les cyclistes avaient-ils raison de sortir leurs deux roues et de sillonner la capitale bardés d'un masque "à respirer" ? Si la réponse dépend du choix des usagers, Airparif vient de donner quelques éléments pour trancher.

Mi-février, dans une étude sur la qualité de l'air à vélo dans Paris, Airparif informait que : "La qualité de l'air respirée à vélo est moins dégradée qu'en voiture, du fait de la possibilité pour le cycliste de s'éloigner plus ou moins du flux de circulation en empruntant notamment les aménagements qui lui sont dédiés". En effet, dans l’habitacle de la voiture les "bouffées" de pollution sont plus atténuées qu’à l’extérieur, mais elles persistent plus longtemps à cause du délais de renouvellement de l’air. Pour le constater, l’association a effectué des mesures sur un vélo de livraison spécialement équipé avec une prise d'air à hauteur de nez. En conclusion, l'étude rappelle aux cyclistes de pratiquer le vélo à un rythme modéré pour éviter l'hyperventilation, d’inspirer par le nez et de souffler par la bouche, de bien choisir leur trajet, et… de porter un masque avec filtre à charbon !



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