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Tara ou la pêche au plancton

  • Posté le : Lundi 31 Août 2009
  • |
  • par : A. Joseph

Le 4 septembre prochain, la goélette Tara partira pour une nouvelle expédition scientifique. Parcourant toutes les mers, elle traversera le globe en quête de plancton.

Le bateau d'expéditions scientifiques TaraDepuis cinq ans, Tara réalise des expéditions scientifiques en faveur de l’environnement.
© F. Latreille / Fonds Tara

Brest, 4 septembre 2009. Ils seront une quinzaine à bord : généticiens, biologistes, écologues, bactériologistes,… Sous la voile et les encouragements, l’équipage de Tara verra le port s’éloigner et l’océan l’entourer. C’est dans ces eaux bleues que les scientifiques au pied marin trouveront leurs pépites : des protistes, un type de plancton très important pour l’écosystème disent-ils.
CoccolithophoreLe coccolithophore est un des planctons étudiés lors de l'expédition Tara.
© Courtesy of Jeremy Young / The Natural History Museum, London
Ce sont les protistes qui produisent près de la moitié de l’oxygène se trouvant dans l’atmosphère ; qui contribuent à piéger le CO2 de l’atmosphère ; et qui participent à la formation du pétrole. Derrière ces interactions océan / atmosphère, c’est une meilleure compréhension du climat terrestre qui se dessine. En outre, l’étude promet des intérêts multiples dans divers domaines : découverte de millions de gènes potentiellement utilisables en médecine, description d’un milieu marin dans son intégralité,…

Si l’expédition prétend à autant de résultats, c’est qu’elle glanera des informations durant trois ans sur 300 points du globe avec, à chaque fois, deux voire trois niveaux de profondeur de prélèvement. Petite et maniable, la goélette explorera des zones généralement inaccessibles aux navires scientifiques. Et si la cabine aménagée en mini laboratoire sur Tara ne possède pas l'équipement d'un navire scientifique, elle a quand même tout ce qu’il faut pour un bon échantillonnage de protistes planctoniques. Et même plus : des instruments pour l’analyse physico-chimique, pour un traitement par imagerie haute définition et pour la préparation des micro-organismes en vue d’un séquençage de leur génome. Celui-ci sera réalisé au Génoscope d’Evry, à terre, comme d’autres analyses complémentaires et poussées.

"Aventure humaine et défi scientifique, cette mission est naturellement très excitante. Surtout pour les chercheurs qui font de l’analyse génétique comme moi, car nous passons le plus clair de notre temps derrière un ordinateur," témoigne Olivier Jaillon, chargé du volet génétique de l’expédition et chercheur au Génoscope d’Evry. Chacun se prend alors à rêver… Lui espère comprendre dans les gènes un phénomène encore inexpliqué, le "bloom" planctonique. Au cours d’un bloom, le plancton se réunit et prolifère massivement et brutalement. Visuellement, cela donne une grosse concentration de couleur vive au milieu de la mer, "c’est si imposant que c’est visible depuis les satellites."

Même au Génoscope, le challenge technique soulève l’enthousiasme : "On va devoir inventer des méthodes pour structurer et gérer un volume de données tel qu’on n’en a jamais produit." Cet institut de recherche n’est pas le seul partenaire de la mission qui en compte plusieurs en France, mais aussi en Allemagne, en Espagne, aux États-Unis, en Irlande,... Avec pour principal mécène Agnès b, propriétaire du bateau, l’expédition dispose d’un budget pour une année de fonctionnement. L’objectif est de trois ans. L’avis de recherche est lancé !

Parcours 2009-2012 - Expédition Tara OcéansParcours du bateau de septembre 2009 à septembre 2012, pour l'expédition Tara Océans.
© Be-pôles

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