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Attention, terrains dangereux !

En roulant sur les routes de France, il arrive souvent que l’on rencontre un panneau signalant des chutes de pierres… Pourtant, il est extrêmement rare de voir tomber le moindre caillou sur la route ! Il s’agit en fait de prévenir tout accident. Surtout, dans certaines zones habitées du globe, il est nécessaire de bien surveiller les mouvements de terrain, car ils peuvent être particulièrement destructeur.

La Clapière, FranceLa Clapière, vallée de la Tinée (Alpes-Maritimes), la route est coupée par un glissement de terrain actif qui se déplace lentement.
© Eric Calais/CNRS Photothèque


Dans l'Histoire des catastrophes naturelles, le plus meurtrier des mouvements de terrain remonte à 250 ans : en 1756, un glissement de terrain a fait 100 000 morts en Chine… Il faisait suite à un séisme, ce qui explique en partie ce chiffre impressionnant. Plus près de nous, en Italie en 1963, 2 000 personnes ont péri suite à un glissement de terrain qui est « tombé » directement dans la retenue d'eau d'un barrage. Une vague gigantesque a alors rasé le village de Longarone, et déferlé sur plusieurs autres bourgs situés en aval du barrage. En France, la dernière catastrophe meurtrière due à un glissement de terrain remonte à 1994 dans un village d'Isère, où 4 personnes sont mortes.

Ces événements restent relativement rares. Les mouvements de terrain sont en effet de plusieurs natures. On distingue les mouvements rapides - comme les chutes de pierres, les coulées de boue – qui peuvent surprendre par leur étendue, et les mouvements lents : la plupart des glissements, les tassements, les affaissements… Ces derniers ne présentent que peu de danger pour la population, car ils sont très étudiés et donc prévisibles. L'exemple le plus impressionnant est celui du glissement de la Clapière. Depuis plus de cinquante ans, cet écoulement de la taille d'une dizaine de terrains de football évolue à une vitesse pouvant atteindre un mètre par an.

L'évolution des falaises témoigne lui aussi d'un mouvement lent des terrains qui sont creusés par l'érosion. Or celles-ci bordent près de 1 800 Km de côtes françaises, soit environ un tiers du littoral. Chaque année, des propriétaires sont obligés de quitter les lieux à cause du danger que représente ce recul des falaises. C'est un phénomène naturel contre lequel l'homme ne peut lutter et qui s'étend sur toute la longueur de la falaise. Ainsi, si on tente d'empêcher « l'effritement » à un endroit précis, cela va déplacer et aggraver le problème de quelques dizaines de mètres. Ce serait alors la maison voisine qui disparaîtrait plus vite que prévu ! Ce qui est craint n'est d'ailleurs pas la chute de la maison, mais plutôt la détérioration progressive de son état. Les murs commencent à se fissurer, le plancher aussi, et la seule chose à faire est de quitter les lieux…

Heureusement, les mouvements de terrain sont des phénomènes relativement bien connus. En étudiant tous les paramètres que l'on sait être à l'origine de ces mouvements, il est donc possible de prévoir où ils vont se produire. Ce qui reste difficile à prévoir, c'est le moment où va survenir la chute de pierres, la coulée de boue, le glissement de terrain, l'effondrement de la falaise… Toutefois, si l'homme par son action peut accélérer ces mouvements en fragilisant le terrain, il peut aussi s'en protéger par exemple en évitant de construire dans de zones fragiles.

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