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Qu'est-ce qu'une planète ?

Après 76 ans de bons et loyaux services en tant que planète, Pluton, découverte en 1930, vient de perdre son titre, et a été renvoyée dans la catégorie des planètes naines. Les astronomes, qui décident ainsi du sort des astres, seraient-ils devenus fous ?

"Me Voici Tout Mouillé, J'ai Suivi Un Nageur Palmé" : ce moyen mnémotechnique qui permettait de se rappeler dans quel ordre les neuf planètes du système solaire (Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune, Pluton) se placent par rapport au Soleil, de la plus proche à la plus éloignée, n'est plus valable.

Désormais, notre système solaire ne compte plus neuf mais huit planètes. Et les manuels scolaires qui parleraient encore de neuf planètes sont bons à mettre à la poubelle ! Cet été, en effet, la dernière planète de la formule mnémotechnique, Pluton, a disparu ! Ou plutôt, elle a été renvoyée dans la catégorie des "planètes naines". Ainsi en ont décidé quelques quatre cents éminents astronomes de tous les pays (l'Union Astronomique Internationale), réunis en congrès en août 2006. Suite à un concours lancé par un magazine scientifique québécois, voici une idée de phrase permettant de se rappeler l'ordre des planètes : "Me Voici Tardivement Mesurée : Je Suis Une Naine".

Naine Pluton ? Et pas digne d'être une planète ? Ce n'est pas si simple que cela. Certes, le diamètre de Pluton n'est "que" de 2 390 km, contre 12 756 pour la Terre ou 142 984 pour Jupiter, la plus grosse des planètes du système solaire. Mais le critère de la taille n'est pas suffisant dans le fait d'être ou de ne pas être une planète. Pour prétendre à ce noble titre (qui permet notamment d'obtenir d'importants crédits pour faire des recherches), trois conditions sont nécessaires :

  • Primo, avoir une masse suffisante pour être sphérique. Facile, c'est à peu près le cas de tous les corps célestes dont le diamètre est supérieur à 500-700 km. Pourquoi ? Il faut imaginer qu'au moment où les planètes se sont formées, il y a 4,56 milliards d'années, des milliards de minuscules particules et de petits corps célestes se baladaient dans l'espace. Sous l'effet de la gravité, toutes ces particules se sont collé les unes aux autres, en paquets de plus en plus lourds. On appelle cela le phénomène d'"accrétion". Lorsqu'ils ont atteint une masse suffisante, la pression et la température au sein de ces paquets étaient telles que les atomes lourds (fer et nickel) sont tombés au fond, pour former un noyau, tandis que les éléments légers (granites et silicates) remontaient à la surface, pour former une croûte. La gravitation "tirant" à part égale dans toutes les directions, les produits finis ne peuvent avoir qu'une seule forme : sphérique. Ainsi sont nées les planètes. Et Pluton est bien sphérique. Condition nécessaire, mais pas suffisante !

  • Secundo, les planètes doivent être en orbite autour du Soleil. C'est bien le cas de Pluton, même si, à y regarder de près, son orbite est en très nette inclinaison par rapport à celle des autres planètes. Mais bon, passons ; après tout, Mercure présente aussi une orbite légèrement inclinée…

  • En fait, ce qui a "tué" Pluton, c'est le troisième critère : les corps célestes doivent dominer leur environnement. De vrais cow-boys les corps célestes, nécessairement seuls sur leur orbite après avoir éliminé tout ce qui bougeait autour d'eux ! Et Pluton n'a pas su jouer les desperados. On a commencé à s'en rendre en compte en 1992, quand des instruments toujours plus puissants ont permis d'explorer la zone appelée "ceinture de Kuiper", où se trouve Pluton. Et qu'est-ce qu'on a vu ? Un, puis deux, puis dix, puis cent : on en est aujourd'hui à mille objets célestes se baladant au voisinage de l'orbite de Pluton ! Certains de ces objets sont même plus gros que Pluton, comme Eris, appelé provisoirement Xena, par exemple, qui avec ses 2 400 km de diamètre voulait aussi décrocher le titre de planète. Hou la la… Pluton incapable de contrôler son territoire ? Dehors Pluton !


Et les huit seules "vraies" planètes de rouler des mécaniques autour du Soleil…
Seulement voilà, même pour elles rien n'est acquis. Prenez Mercure par exemple. Elle est si proche du Soleil qu'on a du mal à la regarder sans être ébloui. Et si demain de nouveaux instruments d'observation permettaient d'enquêter sur son orbite, et d'y repérer des intrus ? Alors il faudrait aussi exclure Mercure du royaume des planètes…

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