logo Essonne

Visitez une carrière de grès à 360 degrés

  • Posté le : Lundi 14 Novembre 2011

Cette vidéo nécessite le plug-in gratuit Flash 8.
Il semble que vous ne l'avez pas.
Cliquer ici pour le télécharger

Exploité depuis le milieu du XIVe siècle, le grès de Fontainebleau a longtemps servi pour la construction de châteaux, de cathédrales, de maisons ou encore de routes. Formée de grains de quartz enrobés de silice pure à 99,8 %, cette roche détritique est la plus dure qui soit : elle n'est attaquée que par l'acide fluorhydrique.

La plupart des carrières de grès de Fontainebleau ont fermé au début du XXe siècle. Ce n'est qu'en 1987 qu'un artisan a rouvert une exploitation à Moigny-sur-École. Ici, le grès est extrait à l'ancienne parce que l'explosif fracture trop le bloc, les meules diamantées s'usent très vite et les outils pneumatiques empêchent d'entendre "chanter" la pierre. Car le grès chante à l'oreille du carrier. Que ce soit au début où le carrier frappe la pierre avec un marteau pour y déceler les différences de densité qui trahissent les lignes de fractures, jusqu'à l'abattage où le bloc qui va céder gémit sous l'action des broches et des coins en métal.
Hélas, cette petite et unique exploitation du grès de Fontainebleau, qui n'emploie que 5 personnes, est menacée par l'importation de grès en provenance d'Inde ou de Chine, de moindre qualité, mais vendu 3 fois moins cher. À méditer, quand on foule le fruit de leur travail, autour de la pyramide du Louvre ou sur le parvis de la cathédrale de Chartres.

Informations

  • Date de parutionLundi 14 Novembre 2011

Restez connecté

Suivez-nous : Page Facebook Page Twitter

Lettre d'information :

Vidéo

Cette vidéo nécessite le plug-in gratuit Flash 8.
Il semble que vous ne l'avez pas.
Cliquer ici pour le télécharger

Interview de Xavier Raepsaet - La propulsion nucléaire spatiale

Portraits d'experts

  • Romina Aron Badin, les primates au coeur
  • Jacques-Marie Bardintzeff, une vie consacrée aux volcans
  • Catherine Charlot-Valdieu :  Home sweet home
  • Didier Labille, l’astronomie en amateur professionnel