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Bars des Sciences

La science investit les bistrots ! Il y a huit ans déjà, en juillet 1997, une poignée de physiciens créaient le tout premier bar des sciences dans un café de Saint-Germain-des-Prés. Depuis, le concept a fait florès et les bars de sciences se multiplient, de l’Ile-de-France au reste de l'Hexagone et même à l’étranger. La présidente du réseau des bars des sciences franciliens, Brigitte Gaaloul, nous parle de cette initiative heureuse, qui réconcilie le grand public avec la science.

Bar des sciencesLors des Bar des sciences, chercheurs et grand public peuvent dialoguer en direct.
© Brigitte Galloul

C'est un bar comme tous les autres, percolateur et tireuses de bière derrière le zinc, et clients accoudés au comptoir. Dans l'arrière salle, un groupe de personnes occupe plusieurs tables sur lesquelles reposent les consommations. Une seule particularité : un micro circule entre eux. En s'approchant, on capte une conversation animée. Stupeur, il n'est question ni de politique ni de football mais bien de sciences ! Physique quantique, optique, mathématiques, thérapie génique, intelligence artificielle, énergies renouvelables, biologie… La science trouve sa place dans les cafés, ni pontifiante ni lénifiante, elle crée le débat et suscite les interrogations. Autour de la table, les chercheurs se mêlent au public avide de connaissance. Il y a ceux qui ne ratent pas un rendez-vous, les simples curieux, et même les habitués du quartier qui profitent d'un passage au bar pour se mêler au débat. Un animateur, journaliste scientifique ou bénévole de l'association des bars des sciences, veille à ce que la parole circule et fait la chasse au jargon. Souvent les rires fusent, l'ambiance est bon enfant, loin de l'austérité que l'on prête aisément aux chercheurs qu'on imagine retranchés dans quelque tour d'ivoire. Cette scène se répète à longueur d'année dans la France entière, et plus particulièrement en Ile-de-France, où les bars des sciences rencontrent un succès toujours grandissant.

Bien que jeune retraitée du CNRS où elle était gestionnaire, c'est en simple spectatrice que Brigitte Gaaloul a découvert les Bars des sciences. Cette mère de famille nombreuse a immédiatement été sous le charme de ces rencontres conviviales et sympathiques avec des scientifiques de haut niveau. «C'était à la fois instructif et plein d'humour : les chercheurs faisaient partager leur passion au moyen de nombreuses anecdotes." Mais si les scientifiques savent souvent bien parler de ce qu'ils font, l'administration et le secrétariat ne sont généralement pas leur fort ! "J'ai donc décidé de m'impliquer dans l'association des bars de sciences de Paris, avant de fonder le réseau des bars des sciences en Ile-de-France que je préside aujourd'hui,", indique Brigitte Gaaloul.

L'initiative fait boule de neige. "Là où, pour une période donnée, nous avons démarré avec 5 ou 6 actions, nous en avons actuellement plus de 25, précise la présidente. Ça se développe à toute allure et je ne m'imaginais pas que nous rencontrerions un tel succès. Il faut dire que le concept était attendu par pas mal de monde et qu'il existait une vraie demande, tant de la part des scientifiques, qui ne demandent qu'à faire connaître leurs disciplines, que du grand public. En outre les bars de sciences sont une structure assez légère, facile à mettre en place et peu onéreuse".

Aujourd'hui, les bars des sciences se développent à l'international, au Canada, en Grèce, en Belgique ou en Finlande, en partenariat avec les consulats de France. Dans l'Hexagone, les partenariats se multiplient."Outre les actions récurrentes, les rendez-vous tous les mois dans tel ou tel café, nous nous associons à divers événements, indique Brigitte Baagoul : le 1er octobre 2005, nous allons participer, pour la troisième fois à l'opération « Nuit Blanche », à l'Atelier Z dans le 17e arrondissement, sur le thème du geste et de la parole. Nous sommes aussi largement intervenu dans le cadre de l'année mondiale de la physique 2005 et sommes, comme chaque année, fortement sollicités à l'occasion de la Fête de la Science, du 10 au 17 octobre. En 2006, nous nous associerons à la manifestation « La Science se livre », qui se déroulera en mars dans les Hauts-de-Seine, en partenariat avec nos homologues québécois. Enfin, l'éclipse solaire totale du 29 mars 2006 qui coïncide cette année avec le « Sun-Earth Day » (journée Terre Soleil) de la Nasa, sera pour nous l'occasion de multiplier les interventions. »

Brigitte Gaaloul ne chôme donc pas. Malgré ses sept enfants, non seulement elle assiste à pratiquement tous les bars des sciences, mais elle trouve encore le temps de créer de nouvelles initiatives ! Ainsi, elle a lancé les « K'fête des sciences », où des scientifiques viennent à la rencontre des lycéens et des collégiens, pour partager connaissances et croissants à la cantine ou à la cafétéria. Elle s'attaque désormais aux médiathèques et bibliothèques : « Nous nous sommes aperçus que généralement le fond scientifique était négligé. Les bibliothécaires semblent avoir un peu peur de la science, mais dès qu'on les guide et qu'on les oriente, elles en redemandent ! ». Brigitte organise donc également des rencontres dans ces lieux de connaissance, en général autour d'un livre scientifique et en présence des auteurs. En Essonne, les projets en cours sont aussi nombreux : « Le café des sciences » de Milly-la-Forêt, « Brasseur de sens » à Evry par l'association Petits débrouillards et « Lisses Energie scientifique » à l'espace numérique de Lisse.

Enfin, outre les cafés, les bars des sciences investissent les lieux les plus divers : musée des Arts et Métiers, FNAC de Vélizy, MJC et Maisons de quartier…
Retrouvez le programme complet sur le site de l'association, ou, si vous souhaitez organiser votre propre bar ou k'fête des sciences, contactez Brigitte Gaaloul.

Fiche annuaire du Réseau des Bars des Sciences Franciliens

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