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Monter une exposition sur les sciences

  • Posté le : Mardi 16 Mai 2006
  • |
  • par : S. Bellin

Ils font de la Grande Borne leur Cité des Sciences : à Grigny, des élèves du collège Jean Vilar réalisent des expériences de physique et de chimie qu’ils présenteront lors d’une Expo Sciences ouverte à tous, du 9 mai au 30 juin 2006.

Pendule de FoucaultPendule de Foucault de 4 mètres de haut réalisé par les élèves du collège Jean Vilar (Grigny).
© Eric Durand – Collège Jean Vilar

On a beau être mercredi après-midi, c'est l'effervescence dans le petit laboratoire du collège Jean Vilar de Grigny. Une vingtaine d'élèves ont envahi les lieux, prenant d'assaut tournevis, étau, scie et marteau. Comme chaque semaine, ils viennent travailler sur leur future Expo Sciences et monter les expériences scientifiques qui seront présentées aux visiteurs, dès le mois de mai prochain, dans l'atrium du collège. "Chacun sait ce qu'il a à faire !", lance Eric Durand, le professeur de sciences physiques à l'origine du projet, qui encadre ces quelques heures "d'école ouverte". Et tandis qu'il répond aux questions des uns, donne un coup de main aux autres, de petits groupes se sont déjà formés autour de chacune des expériences en construction au laboratoire.

Puits sans fondDes élèves de 4e et 5e du Collège Jean Vilar de Grigny ont travaillé sur des expériences d’illusions d’optique. Ici un puits sans fond.
© Eric Durand – Collège Jean Vilar
Dans un coin de la pièce, Rémy et Phan, perceuse en main, sont plus concentrés que jamais sur le "puits sans fond", l'illusion d'optique sur laquelle ils travaillent depuis février. Aujourd'hui, ils achèvent le montage de la structure en bois, préparant la pose des miroirs qui donneront l'impression de profondeur infinie au dispositif. "Je voulais comprendre comment marchait l'expérience et surtout la construire", explique Rémy, déjà adepte des ateliers de chimie montés par Eric Durand l'an passé. Pour cet élève de 4e, comme pour son copain Phan, l'Expo Sciences c'est d'abord l'occasion de passer un après-midi outils en mains, à visser, scier, percer ou poncer. C'est "faire par soi-même" et, qui plus est, dans le laboratoire et l'atelier du collège habituellement inaccessibles à ces élèves pendant leurs cours.

Évidemment, monter les expériences, c'est aussi l'occasion de réfléchir à la physique ou à la chimie qu'il y a derrière, loin des livres de cours. "On suit de cette manière assez bien le programme scolaire, mais on apprend bien plus en construisant les expériences", soulignent Evelyne et Mithra, toutes deux en classe de 3e. Depuis un mois, elles se consacrent aussi à la réalisation du site Internet de l'Expo Sciences : elles ont appris à se servir seules d'un logiciel de mise en pages, dessiné la structure du site et elles peaufinent maintenant son contenu !

Les élèves apprécient justement l'autonomie qui leur est accordée lors de ces mercredis après-midi pas comme les autres. Bien sûr, Eric Durand n'est jamais loin ; et Abdel, l'assistant des classes de sciences physiques, veille aussi au grain. N'empêche : "On se débrouille tous seuls. Évidemment, on ne touche pas aux produits dangereux, mais le prof nous laisse découvrir nous-mêmes. Quand on fait de la chimie par exemple, on ne sait pas toujours ce qu'il va se passer !", s'enthousiasment Samira, Rachida et Jérémy. Tous les trois en classe de 5e, ils participent à l'aventure de l'Expo Sciences depuis ses débuts. "Parce que la physique, j'adore ça", explique Samira, les yeux pétillants de plaisir. La jeune fille ne se fait d'ailleurs pas prier pour expliquer sa mission du jour : reproduire en grand format des illusions d'optique qui seront affichées tout autour de l'atrium du collège, là où trône déjà la plus belle réalisation de l'exposition… un pendule de Foucault de 4 mètres de haut !

"On est venu tous les jours pendant les vacances de février pour travailler sur le pendule", raconte Samira. Masse oscillante, structure métallique, système électronique d'entretien du pendule, les élèves ont tout fait, aidés par leur professeur de sciences physiques. Après trois mois d'efforts, ils peuvent être fiers : le dispositif fonctionne aujourd'hui parfaitement, et tous les élèves peuvent désormais observer l'effet de la rotation de la Terre sur le pendule. "On est comme des physiciens… Quand on fait des expériences, on a l'impression de tenir le monde entre nos mains ! ", se réjouit Samira. Le grand Foucault n'aurait certainement pas dit le contraire, lui qui invitait ses contemporains du XIXe siècle à "venir voir la Terre tourner" grâce à son pendule… Dès le mois de mai, les collégiens de Grigny pourront en dire autant à tous ceux qui visiteront leur Expo Sciences.

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