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Julien Daubignard, un garde-fou pour l'environnement

  • Posté le : Lundi 2 Mars 2009
  • |
  • par : G. Tixier

Pour avoir grandi à la campagne, aux environs d'Étampes, et parce qu'ill est passionné par la nature, Julien Daubignard ne se voyait vraiment pas passer ses journées assis derrière un bureau. Après un détour par l'université, il a trouvé un métier qui lui permet de partager sa passion avec le plus grand nombre : garde animateur.

Julien Daubignard, garde animateurJulien Daubignard, garde animateur
© Christelle Daubignard

"J’ai commencé par me tromper d’orientation, admet Julien. J’ai très vite réalisé que le DEUG Sciences de la nature et de la vie que j’avais entrepris ne me convenait pas. La fac, avec son enseignement très généraliste ne me plaisait pas." Malheureusement, faute de places disponibles, impossible pour lui de se réorienter en cours de DEUG vers un BTS de Gestion et protection de la nature, mieux adapté. Julien a finalement trouvé une formation pour adulte de Cadre en gestion des espaces naturels, à Brie-Comte-Robert (77).
 Cette formation de dix mois le destinait à encadrer des chantiers d’insertion dans les milieux naturels : "Ce n’était pas exactement ce que je voulais faire, mais cette formation me permettait de mettre un pied dans le monde de l’environnement, et d’effectuer de nombreux stages. De toute manière, ce n’est pas en dix mois qu’on apprend notre métier mais une fois sur le terrain," précise-t-il. C’est à force de côtoyer et de bichonner les espaces naturels d’un secteur qu’on apprend à les connaître. La plupart de ses stages se sont déroulés au sein du Conservatoire départemental des espaces naturels sensibles, dépendant de la direction de l’Environnement du Conseil général de l’Essonne, où Julien a noué de nombreux contacts. À l’issue de sa formation, il a trouvé un poste d’animateur environnement à la mairie de Vert-le-Grand (91) et, en 1999, lorsqu’une équipe de gardes animateurs s’est montée au sein du Conservatoire, il l’a immédiatement rejointe.

Aujourd’hui, à 35 ans, il coordonne cette équipe dont le travail comporte à la fois un volet surveillance et un volet de sensibilisation. Les gardes animateurs travaillent toujours en binôme : ils sont les yeux de la direction de l’Environnement sur le terrain et protègent les propriétés du Conseil général. Pour dissuader d'éventuelles dégradations ou infractions, ils ont le pouvoir de dresser des procès-verbaux, d’infliger par exemple 135 euros d’amende à ceux qui s’amuseraient à faire de la moto ou du quad dans un espace naturel sensible… Mais leur travail va bien au-delà de la répression.

En effet, la surveillance consiste également à faire le suivi écologique des sites dont ils ont la charge : inventorier la faune, la flore, prévenir les risques environnementaux, protéger les écosystèmes, veiller à la biodiversité. Côté animation, les gardes animateurs s’adressent à un public très large, du novice au spécialiste, de 7 à 77 ans. Objectif : informer et sensibiliser à la protection de l’environnement et ouvrir la nature à tout le monde. "On commence à développer des ateliers pour le public handicapé, relève Julien. J’ai la chance de vivre de ma passion, et c’est un vrai plaisir que de la partager."

Avec des associations locales, des mairies, des fédérations de chasse ou de pêche, des écoles ou des scientifiques, les gardes animateurs organisent sorties, activités, chantiers nature de toutes sortes, tout au long de l’année : nettoyage de berges, randonnées pédestres, balades à vélo, observation des oiseaux ou des batraciens… Des activités qui exigent des horaires assez souples : travail le week-end ou même la nuit. "Je suis marié, j’ai deux enfants, et je m’arrange toujours pour récupérer du temps pour eux. Si je consacre deux week-ends par mois à mon travail, je compense en étant très disponible pendant les vacances scolaires par exemple. C’est loin d’être invivable ! " rassure Julien.


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