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Samuel Bianchini : entre recherche et création

Samuel Bianchini mène en étroite cohérence ses activités de créateur et d’enseignant chercheur. Avec un credo : la transdisciplinarité.

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Dans une mansarde au cœur de Paris, son studio-atelier, envahi d'ordinateurs, a des allures de laboratoire. C'est ici que Samuel Bianchini, 37 ans, travaille à la conception de ses œuvres, à ses publications ou encore à la préparation de ses cours. Autant d'activités qu'il mène en parallèle et dans un souci constant de cohérence. Un emploi du temps chargé - "une activité de vie" dit-il - pour un artiste-chercheur, qui croit résolument à la transdisciplinarité du XXIe siècle.

Enfant, pourtant, Samuel Bianchini a découvert la pratique artistique, de manière assez classique, auprès d'un peintre lorrain, proche de ses parents, qui lui dispensait des cours particuliers. Par intérêt pour les sciences, il opte finalement pour Arts appliqués (section F12), qui allient art et technique, dans un lycée pilote disposant, entre autres moyens, d'une fonderie. Un environnement stimulant, qui l'ouvre en même temps à l'art contemporain. C'est là qu'il découvre l'œuvre de Joseph Beuys (1921-1986) qu'il approfondira au cours d'un stage au Centre Pompidou, à l'occasion d'une exposition consacrée à l'artiste allemand. "Joseph Beuys accordait une place centrale à l'art comme activité primordiale pour la construction de l'homme. Toute son œuvre exprime cette ambition d'humanisme et de transversalité. Une façon singulière d'allier la pensée au social, au politique et à la plastique."

Une transversalité que Samuel Bianchini s'attache à son tour à développer dans sa pratique artistique aujourd'hui. Au préalable, diplômé de l'École nationale supérieure des arts décoratifs (ENSAD), il a multiplié les approches : artistique (École régionale des beaux-arts de Nantes), technique (DEA Médias et multimédias au Conservatoire national des arts et métiers), et enfin théorique, en présentant en 2004 un doctorat en Arts et sciences de l'art, à l'université Paris 1 Panthéon- Sorbonne. Son titre : Opérer dans la réalité médiatique. Pour une pratique critique des images interactives. S'appuyant sur une exposition personnelle, le chercheur y analyse "en quoi l'image interactive, dans ses pratiques individuelles et collectives, implique de nouvelles modalités de représentation, de production et d'usage, et change nos relations à une réalité de plus en plus médiatisée par les technologies." Une recherche qui convoque aussi les sciences humaines.

Désormais membre du laboratoire Calhiste (Cultures, arts, histoire, imaginaires, sociétés et territoires étrangers) à l'université de Valenciennes, où il enseigne, et du laboratoire Lam/CiTu*, Samuel Bianchini s'efforce de faire converger création, recherche et pédagogie, tant ces champs se nourrissent mutuellement. "Je suis plutôt un artiste qui fait de la théorie, résume-t-il. Et j'enseigne au plus près de ma recherche."



* Laboratoire des arts et médias, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne / Création interactive transdisciplinaire universitaire, fédération de laboratoires des universités Paris 1 et Paris 8.

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