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Stéphanie Pitre : une "femme en or"

La jeune physicienne Stéphanie Pitre a été élue « Femme en Or 2008 », un prix organisé par l’agence « Jean-Louis Sevez Organisation » qui récompense des femmes d’exception. Stéphanie Pitre a été choisie pour sa contribution à la progression de la connaissance dans le domaine de l’imagerie médicale.

Portrait Stéphanie Pitre - chargée de recherche© Stéphanie Pitre

Stéphanie Pitre est d'abord une femme de passions : "En licence de physique à Paris 7, j'ai effectué un stage dans un laboratoire d'instrumentation. C'était ma première vraie rencontre avec le travail de chercheur et avec l'instrumentation scientifique. J'ai adoré les deux, et j'ai donc décidé d'en faire mon métier. Comme je m'intéresse aussi à la santé, j'ai choisi ensuite l'imagerie médicale, un domaine d'application particulièrement innovant."

Après un DEA de physique nucléaire, Stéphanie Pitre rejoint en 1999 l'équipe "Interfaces physique-biologie" de l'Institut de physique nucléaire et de physique des particules (IN2P3) du CNRS à Orsay. Ce pour préparer sa thèse, consacrée à la conception d'un prototype de mini gamma-caméra, appelée POCI (Per-Operative Compact Imager / mini caméra per-opératoire) (lire notre actualité Cancer du sein : une mini caméra prometteuse). Résultat : un doctorat jugé "brillant" et un recrutement en 2003 comme chargée de recherche au CNRS où elle mène, au sein du laboratoire Imagerie et modélisation en neurobiologie et cancérologie créé en 2006, le travail de validation clinique de POCI, dont elle est responsable scientifique.

Parallèlement, Stéphanie Pitre assure aussi des cours d'instrumentation aux étudiants du mastère professionnel photo-détection de l'université Paris 7. Une activité qu'elle juge importante pour un chercheur : "L'enseignement oblige à rester très concret, explique-t-elle. De plus, c'est un bon moyen pour faire connaître votre travail de recherche et peut-être inciter des étudiants à choisir ce domaine comme sujet de thèse." C'est d'ailleurs ce qui s'est produit, puisqu'elle co-encadre cette année une thèse effectuée dans son laboratoire.

Cet emploi du temps assez chargé grignote parfois les week-ends et les congés, comme souvent chez les chercheurs qui conjuguent aisément travail avec passion. Pourtant, il n'y a pas que la science dans la vie de la jeune femme. Un autre engagement s'est imposé à elle pendant ses années d'études, l'action humanitaire. "J'avais envie de m'investir et j'avais le temps. J'ai passé mon brevet de secouriste à la Croix-Rouge, et comme je partage totalement les principes de cette organisation, j'y ai pris peu à peu des responsabilités." Membre de la délégation du comité des Hauts-de-Seine, elle participe aux interventions de premiers secours à domicile menées avec les pompiers et le Samu, tout en assurant une bonne part de la gestion administrative et de la formation des nouveaux secouristes. "Cet engagement tient donc aussi une place importante dans ma vie."

D'autres projets attendent déjà la chercheuse : Trecam, une gamma-caméra encore plus performante en cours de développement et, à plus long terme, un détecteur utilisant les nouveaux produits radio-pharmaceutiques pour accroître les possibilités de la chirurgie radioguidée.


En savoir plus sur le prix "Femme en Or" : http://www.femmesenor.fr/

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