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Opticsvalley : le nerf de l'optique en Essonne

Elle est présente partout ou presque : télécommunications, aérospatiale, défense, sciences de la vie… L'optique représente un marché mondial de 180 milliards d'euros. La moitié de cet énorme potentiel est concentrée en Ile-de-France, principalement en Essonne, où Opticsvalley joue un rôle moteur.

Optique non linéaireBanc d’expérience d’optique non linéaire.
© Opticsvalley

Le miroir des télescopes astronomiques, c'est de l'optique. Idem pour les fibres optiques, les télécommunications, les lentilles des microscopes, les lasers de puissance pour la découpe des tôles automobiles… Avec 50 % du réseau optique concentré sur son territoire, l'Ile-de-France dispose d'un potentiel exceptionnel.

Un réseau de plus de 8 000 chercheurs, ingénieurs et techniciens

Opticsvalley a vu le jour en 1999, dans l'Essonne. Elle met en réseau quelque 1 800 chercheurs et 7 000 ingénieurs et techniciens, représente 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires et 16 000 emplois.
Née de la volonté d'organismes publics et privés, principalement financée par le Conseil général de l'Essonne, le Conseil régional d'Île-de-France, Alcatel et Thalès, elle se donne comme mission d'en faire un pôle incontournable face à la concurrence internationale.

La vocation d'Opticsvalley est de réunir en un même lieu toutes les structures à caractère scientifique: les meilleures écoles s'y trouvent, ainsi que les plus prestigieux centres de recherche (CEA, CNRS, Ecole Polytechnique, ENS, ENST, ENSTA, ONERA, Supelec, IOTA, Paris XI…). Sans compter les entreprises qui s'occupent des télécommunications et de matériaux optiques, d'imagerie, des capteurs, des sciences de la vie, la biophotonique, des lasers et de la fibre optique (Alcatel, Alstom T&D, Corning, Anritsu SA, Essilor, Relais Electroniques Deutsch, Sagem SA, Thales…). Certaines figurent d'ailleurs parmi les leaders mondiaux dans ce secteur.

Des outils d'animation et de soutien

Pour animer ce grand réseau, Opticsvalley réunit régulièrement des experts au sein des Ateliers de l'Optique, permet aux entreprises et laboratoires de se rencontrer à travers les Rendez-Vous de l'Optique, organise des événements comme le colloque Paris-Biophotonique 2003 du 22 octobre dernier, et met en place des supports de communication (un annuaire professionnel rassemblant 400 entreprises et 110 laboratoires, une lettre mensuelle, un site internet…). Des services sont également proposés : une bourse à l'emploi, le développement de formations, la veille économique, l'organisation de missions commerciales à l'étranger comme à Singapour et à Berlin en 2003.

Les créateurs d'entreprises bénéficient d'un soutien à tous les stades de leur développement : un incubateur destiné à accueillir les porteurs de projets, une pépinière pour accompagner leurs premiers pas, une aide à la capitalisation pour leur apporter des fonds propres, un hôtel d'entreprises pour aider leurs premiers développements industriels, une plate-forme de transferts de technologie…
L'enjeu est de taille pour Opticsvalley, puisque le marché mondial visé représente environ 180 milliards d'euros, ce chiffre grandissant chaque année …

01.Des applications variées

Dépôt de couche minceContrôle d’un dépôt de couche mince.
© Institut d'Optique.
Avec des applications dans des domaines aussi variés que les télécommunications, l'aérospatiale, la défense, l'instrumentation scientifique, les sciences de la vie, la signalisation, l'éclairage, la vidéo grand public..., l'optique représente un marché mondial de 180 milliards d'euros, et affiche une progression annuelle à deux chiffres. Le miroir des télescopes astronomiques, c'est de l'optique, de même que les fibres optiques pour les télécommunications, les lentilles des microscopes, les lasers de puissance pour la découpe des tôles automobiles… C'est parce que l'Ile-de-France, et en particulier l'Essonne, disposait d'un formidable potentiel dans ce domaine, avec 570 entreprises et plus de 100 laboratoires, quelque 7 000 ingénieurs et 1 800 chercheurs, qu'a été créé Opticsvalley.

Cette structure, qui vise à dynamiser ce pôle d'excellence, est née de l'initiative, d'une part, de grands groupes tels qu'Alcatel, Thalès, Assilo ou Sagem, qui voulaient s'inspirer du modèle californien et fédérer entreprises, recherche et formation, et d'autre part, d'un ministre alors en charge de l'éducation et de la recherche, Claude Allègre, qui souhaitait que patrons et chercheurs se retrouvent au sein de centres d'excellence. Sans oublier les collectivités locales voulant accélérer ce partenariat ”, indique Maurice Klein, directeur d'Opticsvalley. Ce dernier a réuni autour de lui une vingtaine de collaborateurs venant de l'entreprise, de la recherche et de la technologie, avec pour objectif de “ passer d'un pôle fort en recherche à un pôle fort en développement industriel ”. L'équipe s'est alors attelée à décliner un “ catalogue de produits et de prestations ” indispensables pour faire émerger une vraie filière de l'optique en Ile-de-France.

Banc optiqueRéglage de l’alignement d’un banc optique.
© Opticsvalley
Premier volet : l'animation, pour faire se rencontrer les acteurs. Des Ateliers rassemblent régulièrement des experts chargés de produire des synthèses sur des thèmes technologiques ou des marchés émergents. Des Rencontres Business permettent aux entreprises et aux laboratoires de détecter des opportunités pour le développement de leurs activités. “ Ce sont des rendez vous 100 % professionnels, 100 % concrets ”, note Eric Lambouroud, Directeur de la communication d'Opticsvalley. “ On leur donne des conseils pratiques. Exemple : comment répondre à un appel d'offres du CNRS, ou de Bruxelles ”. Des événements regroupent, plusieurs fois par an, l'ensemble de la filière, comme ce fut le cas le 22 octobre, à Paris, autour de la biophotonique (voir le site www.paris-biophotonique.org), avec le CEA et la Génopôle, ou le 25 novembre lors de l'Assemblée Générale d'Opticsvalley. Des Cafés des Sciences sont organisés sur des thèmes divers : “ les dialogues du photon ”, “ un laser ça sert à quoi ? ”… Enfin, une panoplie de médias est proposée : une lettre mensuelle, “ Lumière ”, diffusée à 3 000 contacts, qui fait le point sur la vie du réseau, les dernières innovations, les tendances des marchés, et propose dans chaque numéro un dossier fouillé (comme, par exemple, l'optique adaptative) ; le premier annuaire des professionnels de l'optique en Île-de-France ; le site internet (www.opticsvalley.org) qui reçoit plus de 10 000 visites chaque mois et la base relationnelle qui contient 5 000 contacts actualisés.

02.Des lignes de produits au service du secteur de l'optique

Spectroscopie de gazCellule pour spectroscopie de gaz.
© Opticsvalley
Second volet de l'activité d'Opticsvalley : les lignes de produits. “ Nous détectons, validons et accompagnons les projets de transfert de technologies, et mutualisons les demandes des entreprises ”, précise Maurice Klein. “ Nous avons ainsi détecté 12 projets actuellement en phase d'accompagnement, dans l'imagerie-biophotonique, les composants, l'instrumentation, et les lasers . Nous essayons d'aider chaque intervenant, laboratoire ou entreprise, à trouver le bon partenaire, puis ensuite à établir un mode de fonctionnement et un langage commun ”, poursuit Jean Claude Sirieys, directeur technologique et marketing d'Opticsvalley. Même travail de détection pour repérer les projets de création d'entreprises (35 projets recensés en 18 mois, 7 entreprises actuellement dans l'incubateur) et les mettre en relation avec des investisseurs.

Une démarche de veille économique et stratégique à l'échelle internationale est menée (cartographie des acteurs majeurs de l'optique en Europe, recensement international des technologies biophotoniques émergentes, etc.) et des plateformes technologiques sont réalisées, dans le souci de mutualiser les équipements de recherche et d'aider les PME à y accéder. C'est le cas de Prisme (métrologie) qui regroupe Thales, LNE, Supelec, l'Institut d'Optique, Paris Sud, ou de Pico (recherche appliquée en opto-électronique).

Opticsvalley accompagne les entreprises sur les salons internationaux, leur permettant de faire stand commun, comme à ECOC 2002 et 2003, où une quarantaine de contacts d'affaires ont pu chaque fois être organisés, ou encore à Photonics West 2003. “ Notre mission est de les aider à découvrir un territoire, tant en matière de recherche que de business ”, poursuit Maurice Klein, citant les missions menées à Singapour, Berlin, ou Boston. L'association a, en outre, tissé des relais dans tous les pays à la pointe de l'optique.

Les ressources humaines constituent un champ privilégié de l'action d'Opticsvalley, soucieuse de faciliter le recrutement de compétences spécialisées. Les besoins d'emplois sont centralisés, de même que les candidatures. Le site www.opticsvalley.org met à disposition une bourse d'emplois en ligne. Depuis janvier 2003, plus de 160 offres ont ainsi été déposées auprès d'Opticsvalley et plus de 900 mises en relation candidats-entreprises ont pu être effectuées. Des formations sont proposées pour faciliter ces passerelles, et une gestion personnalisée des recrutements aide les entreprises dans leurs démarches.

Le souci d'Opticsvalley est d'anticiper l'évolution des métiers, les besoins émergents liés à l'utilisation de nouvelles technologies, et à sensibiliser les organismes publics et les industriels à ces mutations, tels l'Association pour la Formation Professionnelle des Adultes, le Groupement des Industries Françaises de l'Optique ou la Société Française d'Optique.

03.Forte concurrence européenne

Satellite d’observation terrestreSatellite d’observation terrestre.
© Opticsvalley
Opticsvalley balaie le champ de la formation dans sa totalité, qu'elle soit initiale ou continue. A son initiative, deux nouveaux diplômes ont été mis en place, un baccalauréat professionnel en microtechnologies, et un certificat de qualification professionnel en optique de précisions.
Nous avions constaté qu'au niveau des ingénieurs et des techniciens, ceux- ci étaient bien formés, mais qu'en revanche au niveau des opérateurs de niveau BEP ou BAC, ce n'était pas satisfaisant. C'est pourquoi nous avons introduit ces nouveaux cursus avec l'Education nationale. 5 à 6 lycées prépareront ce bac dès la rentrée prochaine en Ile-de-France, une quinzaine dans tout l'hexagone, notamment à Bordeaux, Saint-Etienne, Marseille, Lannion, Grenoble, ainsi que dans le Jura ”, commente Marie-Christine Jeanjean, directrice emploi-formation-diffusion de la culture scientifique d'Opticsvalley.

Un catalogue des formations initiales est disponible sur le site internet et un projet européen “ Optranet ” sensibilise les jeunes à l'optique, tandis que diverses animations sont menées sur des salons et portes ouvertes tels que le Forum de l'Ecole Supérieure d'Optique ou le Forum des métiers.

Enfin, un important travail de diffusion des connaissances scientifiques est mené, à travers diverses conférences, à l'aide d'un film support “ Demain, un métier dans l'optique ”, déjà visionné par plusieurs centaines d'étudiants, d'édition de documents et brochures diverses, d'un kit pédagogique utilisé dans les collèges auprès des classes de 4ème et de 3ème, et d'un site internet européen qui regroupe les formations accessibles dans les différents pays membres avec leurs équivalences (www.optra.net).

Opticsvalley participe également à des manifestations comme la Fête de la Science 2003. “ Il nous faut réussir à mieux faire connaître ces métiers, car l'optique n'est pas un secteur de l'économie en soi, il irrigue des champs d'application très diversifiés. On souhaite favoriser la fluidité de ce marché de l'emploi dans l'optique, pour l'instant assez fermé, en l'ouvrant davantage aux autres filières économiques, en créant par exemple des journées spéciales pour que les demandeurs d'emplois ayant une formation proche de celles que nous recherchons s'intéressent aux débouchés possibles dans l'optique ”, poursuit Marie-Christine Jeanjean.

Autant d'initiatives qui visent à conforter ce pôle optique francilien, alors que la concurrence européenne est rude. “ En France, on a encore du mal à valoriser notre recherche et trop de création d'entreprises se réalisent en dehors de l'hexagone ”, regrette Maurice Klein. Ainsi l'Angleterre, l'Allemagne, l'Ecosse, mais aussi Israël, sont très actifs en matière d'optique, de même que les Etats-Unis, avec Boston, Washington, la Californie, et également le Canada avec Toronto. Des centres émergents voient aussi le jour en Asie, en Chine, à Taiwan, au Japon, en Corée.

Notre challenge est de mieux tirer profit de l'intervention publique, de la commande publique. Aujourd'hui, les collectivités locales y sont très sensibles et assument leurs responsabilités. Mais pas l'Etat. Il faut parvenir à une plus grande intégration technologique et à plus de transversalité. 50 experts vont plancher sur les secteurs transversaux et les outils nécessaires pour faciliter les passerelles. Reste à relever le défi du financement, et à réussir la révolution culturelle qui fera qu'un chercheur français n'aura plus à rougir d'aller vers l'industrie ”, conclut Maurice Klein.

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