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Flore sauvage en Essonne : soyez curieux de nature !

Deux botanistes ont passé dix ans à explorer l’Essonne et à dépouiller les données de leurs collègues. Leur récolte tient en un pavé de 3,5 kg et 600 pages : l’Atlas de la flore sauvage du département de l’Essonne, où plus de 1 400 espèces y ont été répertoriées en trois siècles. Malgré cette richesse, depuis un siècle la biodiversité recule. Laissez donc pousser les "mauvaises herbes".

Forêt du Belvédère à ChamarandeSituée en bordure nord du village de Chamarande, la Forêt Départementale du Belvédère est boisée principalement de chênes. Sont également présents des châtaigniers, des érables, des tilleuls… ainsi que des fruitiers forestiers, des merisiers, cormiers, alisiers, pommiers. Une étude effectuée par la Faculté d'Orsay en 1981 a relevé 213 espèces de plantes, dont certaines les moins communes du département, telles l'aspérule odorante, la garance voyageuse…
© L.Godart

On les range généralement dans la catégorie "mauvaises herbes". Et l’on marche dessus pour ainsi dire chaque jour sans même y pendre garde… Les plantes sauvages ont pourtant beaucoup à nous apprendre : méconnues, parfois mal-aimées, trop souvent arrachées ou coupées, elles constituent pourtant une richesse indispensable à la biodiversité, végétale et animale.

Il fallait bien l’acharnement de deux botanistes passionnés, Jean Guittet, ancien maître de conférences en écologie végétale à l’Université Paris XI-Orsay et Gérard Arnal, directeur adjoint au Conservatoire botanique national du Bassin parisien (CBNBP), pour rechercher ces "mauvaises herbes" là où elles habitent : forêts, tourbières, prairies, fossés, mares, et même lignes de chemins de fer. Les deux complices ont, pendant près de dix ans, arpenté l’Essonne en tous sens à la rencontre de sa flore sauvage, constituant au final une base de… 200 000 données botaniques sur le département ! Grâce à l'aide financière du Conseil général de l'Essonne, le fruit de leurs efforts est aujourd’hui rassemblé dans l’Atlas de la flore sauvage du département de l’Essonne, véritable référence pour tous les curieux de nature locale.

Évidemment, il sera de plus en plus difficile de dénicher de nouvelles plantes sur le territoire. Sur les 30 000 données botaniques accumulées pour la seule période de 2001 à 2003, seules… onze espèces nouvelles ont été découvertes ! Mais il en faudrait plus pour décourager Jean Guittet, qui raconte encore tout surpris sa rencontre, un beau jour de 2003, les pieds dans la tourbe, avec la linaigrette engainée, une plante que l’on croyait disparue du département depuis 1924. En fait, elle n’avait jamais disparu, mais sa présence n’avait plus été remarquée, faute de promeneurs-botanistes. "Rares sont les bénévoles qui nous apportent des données botaniques : aujourd’hui, la culture naturaliste se perd", regrette Jean Guittet. Le travail, pourtant, n’est jamais fini. Et si enrichissant. Avis aux amateurs…

01.L'Atlas de la flore sauvage en Essonne, un travail de fourmi

Jean Guittet et Gérard ArnalJean Guittet (à gauche) est maître de conférences en écologie végétale et Gérard Arnal (à droite) est adjoint au directeur au Conservatoire Botanique National du Bassin parisien. Tous deux ont passé une dizaine d’années à parcourir le département de l’Essonne afin de dresser un inventaire exhaustif de la flore sauvage.
© Jean-Luc Témoin
Jean Guittet ne met jamais le nez dehors sans son petit carnet. Urtica dioica, Taraxacum officinale, Silene viscara, etc., toutes les plantes sauvages de l’Essonne y ont un jour été répertoriées, et il possède aujourd’hui une jolie collection de carnets noircis au fil de ses prospections botaniques dans le département… "J’habite Limours et j’ai toujours eu l’habitude d’identifier les plantes qui poussent autour de chez moi et dans les environs", raconte avec simplicité ce passionné de botanique. "L’idée d’étendre ce travail de prospection à tout le département a germé à la fin des années quatre-vingt-dix, lors de mes échanges avec Gérard Arnal. Lui aussi avait eu l’occasion de prospecter sur de nombreuses communes du département : nous nous sommes donc lancés ensemble dans la réalisation d’un état des lieux de la flore sauvage de l’Essonne."

Presque dix ans plus tard, les efforts de Jean Guittet et Gérard Arnal sont récompensés : l’Atlas de la flore sauvage du département de l’Essonne est riche de 1 400 notices botaniques et d’autant de photos couleurs et de cartes de répartition. C’est un véritable travail de fourmi que les deux hommes ont accompli : "nous avons d’abord réalisé des recherches bibliographiques pour faire le point des données existantes", explique Jean Guittet. Les deux botanistes ont donc commencé par écumer les bibliothèques universitaires, les archives et les herbiers du Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN), dénichant au passage quelques trésors. "Nous avons dépouillé le “Botanicon parisiense”, dont l’auteur, Sébastien Vaillant, dénombre par ordre alphabétique les plantes qui se trouvent aux environs de Paris. On comptait aussi beaucoup de revues naturalistes jusqu’au milieu du XXe siècle, éditées par des associations locales. À l’époque, la botanique constituait encore un passe-temps pour bon nombre de Français."

Ce défrichage bibliographique leur fourni 17 000 données sur la flore sauvage en Essonne, du XVIIIe siècle à nos jours. Évidemment, ces premières informations ont largement besoin d’être complétées et mises à jour : pendant cinq ans, Jean Guittet et Gérard Arnal arpentent l’Essonne jusque dans ces moindres recoins. Objectif : recenser au moins 150 espèces par commune, un nombre minimum qu’ils se sont fixé… et qui sera le plus souvent largement dépassé, la flore se révélant plus riche qu’attendue. "Ce n’est pas une tâche compliquée, mais elle exige de solides connaissances sur les plantes", souligne Jean Guittet. Et du temps : pour constituer des données fiables, il faut passer au moins à deux périodes différentes de l’année sur une même station d’observation. "Par ailleurs, le mois d’août est le meilleur moment pour la flore des zones humides par exemple, tandis que le printemps est optimal pour les forêts, et l’automne pour les zones de culture." Savoir repérer une plante en pleine croissance ne suffit pas : les botanistes doivent aussi apprendre à décrypter fleurs fanées et restes de fruits comme autant d’indices de la présence d’une espèce.

"Qui ? Quand ? Quoi ? Où ? Ce sont les quatre questions auxquelles il faut répondre à chaque observation pour constituer une base de données botaniques", résume Jean Guittet. Ni lui ni Gérard Arnal n’ont donc compté les heures ou les kilomètres à récolter ces précieuses informations sur le terrain : Flora, la base informatique de données des fleurs du CBNBP, compte aujourd’hui… 195 978 données pour l’Essonne ! La synthèse de ce travail est dans l’Atlas : nom scientifique et français de chaque espèce observée, localisation, type de milieux, degré de rareté, etc., rien n’y manque pour découvrir le portrait botanique du département, devenu l’un des mieux prospectés de France.

02.L'Essonne, territoire botanique aux multiples visages

Carte du nombre d’espècesCarte du nombre d’espèces dans les diverses subdivisions du département de l’Essonne.
© MNHN-CBNBP
Avec une moyenne de 316 espèces par commune, l’Essonne révèle une richesse floristique inattendue pour un département devenu très urbain, notamment dans sa partie nord : la population a en effet quadruplé en un demi-siècle, passant de 285 000 habitants en 1946 à 1 133 000 en 1999. "Globalement, cette urbanisation a des effets néfastes sur la flore, ne serait-ce que par le recul ou la disparition des milieux naturels fragiles qu’elle entraîne", explique Jean Guittet. Ainsi, sur les 1 335 espèces indigènes et naturalisées référencées dans l’Atlas, 1 215 seulement ont été effectivement observées dans le département depuis 1980. Parmi celles-ci, certaines sont présentes dans la totalité des communes. Ce sont donc des espèces tout-terrain, capables de s’adapter à de nombreux milieux : le lierre grimpant (Hedera helix), la carotte sauvage (Daucus carota), le trèfle rampant (Trifolium repens), la ronce commune (Rubus fruticosus), le pissenlit (Taraxacum officinale) ou encore l’ortie dioïque (Urtica dioica). "Mauvaises herbes" pour le grand public, ces plantes participent pourtant pleinement à la biodiversité globale, en peuplant notamment les coins les plus ordinaires et ingrats tels que les friches ou les bords de route. "L’ortie, sans doute la plus mal aimée de toutes, est une espèce nitratophile, qui contribue à absorber les nitrates du sol. De surcroît, elle nourrit en permanence les chenilles de plusieurs espèces de papillons de jour", souligne Jean Guittet.

L’ortie dioïqueL’ortie dioïque (Urtica dioica) est une mauvaise herbe. C’est une espèce indigène que l’on trouve dans les endroits enrichis en azote : abords des cultures et des habitations, bords des eaux stagnantes, friches, dépotoirs. Présente dans toutes les communes, c’est probablement l’espèce la plus fréquente du département.
© MNHN-CBNBP/L.BOUDIN
Outre ces plantes communes, l’Essonne compte quelques espèces typiques que l’on ne retrouve quasiment pas dans les départements voisins : ce sont par exemple le carex de haller (Carex helleriana) ou la cardoncelle molle (Carduncellus mitissimus), toutes deux espèces protégées, qui apprécient les pelouses des sols calcaires du sud du département ; ou encore l’hydrocotyle fausse-renoncule (Hydrocotyle ranunculoides), repérée sur une poignée de stations dans les cours de la Juine et de l’Essonne. Le département abrite aussi des espèces protégées, tant au niveau régional que national : 145 de ces plantes protégées au total ont ainsi été dénombrées depuis 1980. Certaines se font d’ailleurs si rares qu’elles n’ont été repérées que dans une seule station d’observation, comme le petit cytise pédonculé à fleurs jaunes (Cytisus decumbens) à Milly-la-Forêt ou la haute sanguisorbe officinale des prairies (Sanguisorba officinalis) à Boigneville. Les plus menacées sont souvent des espèces familières des zones humides, ces dernières ayant fortement reculé avec l’agriculture intensive et l’urbanisation. Construction de fossés, de réseaux d’égout : toutes ces opérations de drainages des eaux ont pour conséquence d’assécher les prairies. Les trois espèces protégées nationales que sont la pilulaire à globule (Pilularia globulifera), une sorte de fougère qui ressemble à de la ciboulette et affectionne les mares ou les bords d’étangs, la pulicaire annuelle, petite plante dont les fleurs ressemblent à des pompons (Pulicaria vulgaris), et la renoncule grande douve (Ranunculus lingua), grande herbe à fleurs jaunes qui croit dans les roselières et les marais, sont ainsi devenues rares.

03.Cent vingt espèces non revues en 25 ans : la biodiversité en danger

La renouée du JaponLa renouée du Japon (Reynoutria japonica) est une espèce naturalisée que l’on trouve dans les friches et les terrains vagues. Très fréquente dans la zone urbanisée du nord du département, puis de plus en plus rare en allant vers le sud. Introduite en Europe en 1825, elle est devenue envahissante vers le milieu du XXe siècle. Elle est considérée comme une espèce invasive ayant la dynamique d’expansion la plus forte sur le continent.
© MNHN-CBNBP/G.Arnal
La richesse de la flore en Essonne n’est pas uniforme sur tout son territoire : sans surprise, elle est plus importante en Hurepoix et en Gâtinais qu’en Brie et Beauce [voir cartes], ces deux dernières régions étant, pour l’une, la Brie, la plus fortement urbanisée, et pour l’autre, la Beauce, tout entière tournée vers l’agriculture intensive (87 % de l’espace y est cultivé). C’est ainsi que l’on compte en moyenne 870 espèces dans ces deux parties du territoire, contre 1 027 en Hurepoix et 1 075 en Gâtinais. L’étymologie de "Gâtine" a beau signifier "terre peu fertile, souvent inculte et parfois marécageuse" (*), cette partie de l’Essonne s’affirme comme la plus riche du point de vue de la flore sauvage : "la diversité des sols, et donc les habitats et les paysages variés y sont favorables à la biodiversité", explique Jean Guittet.

Si l’Atlas de la flore sauvage met en lumière une richesse floristique insoupçonnée en Essonne, l’important travail de prospection de Jean Guittet et Gérard Arnal souligne aussi les menaces qui pèsent sur cette biodiversité locale : "on note un important recul de la biodiversité depuis le début du XXe siècle, avec une accélération depuis cinquante ans", confirme Jean Guittet. Cent vingt espèces, soit près d’un dixième de la flore recensée en Essonne depuis le XVIIe siècle, n’ont pas été revues depuis 1980 : l’adonis d’été (Adonis aestivalis), l’orchis vert (Dactylorhiza viridis), l’aster amelle (Aster amellus), l’œillet superbe (Dianthus superbus), le campanule cervicaire (Campanula cervicaria), etc., n’ont plus jamais été observés dans les campagnes de prospection, pourtant ciblées sur les plantes rares, depuis maintenant vingt ans.

L’adonis d’étéL’adonis d’été (Adonis aestivalis) est une espèce indigène en voie de disparition. On le trouve lors des moissons, surtout sur sols calcaires. Autrefois disséminé dans la moitié sud du département et la basse vallée de l’Yerres. Aujourd’hui encore connu dans des jachères du Loiret, ce qui lui permettrait de revenir en Essonne.
© MNHN-CBNBP/O.Nawrot
Outre la disparition de certaines espèces par la perte de leur habitat naturel, d’autres sont en net recul : 77 espèces n’existent plus que dans une seule station d’observation depuis 1980. La gentiane croisette (Gentiana cruciata), l’œillet couché (Dianthus deltoides) ou encore l’euphorbe des marais (Euphorbia palustris) comptent parmi ces "espèces repères", désormais sous haute surveillance. La flore sauvage locale, indigène ou naturalisée, doit aussi faire face à la progression d’espèces invasives, dangereusement concurrentes sur leur niche écologique : "la situation n’est pas encore alarmante, mais nous avons dénombré une vingtaine d’espèces végétales, la plupart plantées par l’homme, qui présentent une progression préoccupante, comme la renouée du Japon (Reynoutria japonica) ou le séneçon du Cap (Senecio inaequidens)", indique Jean Guittet. Très résistantes, elles n’acceptent pas de concurrence sur le milieu qu’elles occupent !

Les milieux naturels qui ont le plus souffert sont les tourbières, les landes, les moissons sur sols ingrats et les prairies humides : ces zones ont perdu jusqu’à 20 % des espèces qui y étaient observées, soit 2 à 4 fois plus que la perte moyenne de biodiversité tous milieux confondus. "On a, à juste titre, accusé l’agriculture moderne de réduire la biodiversité, avec son mode intensif et sa cohorte de produits chimiques qui banalisent la flore et uniformisent le paysage, note Jean Guittet. Les herbicides sont effectivement les pires ennemis de la flore sauvage, mais aussi les engrais qui conduisent à l’eutrophisation des milieux en favorisant la croissance de plantes banales. Mais il faut aussi mettre au banc des accusés l’urbanisation, l’abandon d’entretien du milieu naturel, la progression des zones boisées ou encore une “mise en valeur” paysagée axée sur le drainage, l’assainissement et le travail des plantes d’ornement."

(*) : d’après Da Lage et Métailié, 2000

04.Homme et nature sauvage : un équilibre délicat pour la biodiversité

L’arbre aux papillonsL’arbre aux papillons (Buddleja davidii) est une espèce d’origine chinoise, naturalisée en Europe et considérée comme envahissante. On le trouve dans les décombres, terrains vagues urbains et jachères. Essentiellement répandu dans la moitié nord du département, il est particulièrement régulier en zone urbaine.
© MNHN-CBNBP/G.Arnal
Préserver la biodiversité en Essonne, est-ce encore possible ? Le constat a beau être amer, Jean Guittet ne veut pas baisser les bras. "Nous avons vécu une période d’eutrophisation générale des milieux depuis plusieurs dizaines d’années, il faudra du temps pour que la nature digère ce qu’on lui a fait avaler, notamment les produits chimiques, prévient le botaniste. Mais je veux croire qu’on a touché le fond en la matière… Le souci de préserver la flore sauvage et la diversité des milieux est réel aujourd’hui : des associations de riverains se mobilisent, la loi sur l’eau est enfin sur les rails, la Politique agricole commune semble vouloir évoluer vers un autre modèle que celui de l’agriculture intensive, etc., ce sont autant de signes encourageants, à tous les niveaux de la société."

L’État, le Conseil général, les collectivités territoriales en général, jouent bien sûr un rôle clé dans la protection de la biodiversité et plus généralement de l’environnement, par l’acquisition et l’entretien d’espaces naturels sensibles, ouverts (sauf exception) au public. Mais il est aussi à la portée de chacun de faire des gestes simples en faveur de la flore sauvage : par exemple, préférer pour son jardin des espèces locales au lieu de céder à la dernière mode du moment, comme celle des arbres aux papillons (Buddleja davidii), une espèce importée de Chine qui a tellement progressé dans la moitié nord du département qu’elle est maintenant classée comme espèce envahissante. "Les actions sont nombreuses qui peuvent aider à protéger la flore, poursuit Jean Guittet. Oublier les désherbages chimiques systématiques au bord des routes et des trottoirs, arrêter l’arrachage des haies et des buissons dans les champs, le remblaiement des mares ou des zones humides au prétexte d’assainir, etc." Bref, laisser pousser "les mauvaises herbes" de-ci de-là aide à préserver la biodiversité. Car les espèces sauvages protégées ne peuvent pas être replantées : leur statut interdisant de les arracher, transporter ou utiliser à des fins de semences là où elles poussent encore, c’est seulement en favorisant leurs milieux naturels que l’on peut espérer les voir réapparaître sur un territoire qu’elles ont délaissé.

Mais qu’on ne s’y trompe pas : la biodiversité n’est pas plus importante dans un paysage non entretenu. L’euphorbe maculéeL’euphorbe maculée (Euphorbia maculata) est une espèce naturalisée que l’on trouve en Essonne sur les sols filtrants secs, les pavés et les trottoirs. Cette espèce est sans doute en expansion : depuis sa découverte pour la première fois à Saint-Vrain, elle a été revue dans d'assez nombreux sites d'Île-de-France.
© MNHN-CBNBP/R.Dupré
L’abandon d’un espace naturel, c’est d’abord une zone de friche et de broussailles, qui étouffe peu à peu nombre d’espèces, puis se transforme en bois, encore moins propice au développement d’une flore sauvage variée. "L’âge d’or de la biodiversité, ce sont les XVIIIe et XIXe siècles qui l’ont connu, lorsque l’homme intervenait perpétuellement sur son environnement par des actions variées modelant un paysage diversifié ; cultures sarclées, céréales sans engrais, prairies de fauche, pâtures, haies, mares, etc. Toutes les pratiques essentiellement mécaniques se succédaient au fil des saisons, favorisant le développement d’une flore sauvage riche", explique Jean Guittet. Depuis un demi-siècle, évidemment, les actions de l’homme sur la nature se sont fait plus uniformes et contraignantes, mettant progressivement en péril cette biodiversité. Et pourtant : la biodiversité peut aussi naître là où on ne l’attend pas… au bord d’une autoroute ou d’une voie de chemin de fer ! "En Beauce, où le paysage est devenu monotone, le passage de l’A10 et de la ligne de TGV est une aubaine pour la flore sauvage, offrant des habitats inattendus à des plantes qui ne pourraient se développer dans les champs cultivés", reconnaît Jean Guittet. C’est aussi un signe des temps : la flore urbaine a désormais toute sa place dans l’Atlas de la flore sauvage de l’Essonne.

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