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Des pôles pour doper l'innovation

Depuis l’été dernier, les "pôles de compétitivité" ne cessent de faire parler d’eux. Mais d’où viennent ces regroupements locaux de chercheurs, d’ingénieurs et d’entrepreneurs qui émaillent la carte de France ? Et qu’attend-on d’eux ? Réponse avec Philippe Laredo, spécialiste de la gestion de l’innovation.

Compétitivité françaiseL’internationalisation de l’économie et la décentralisation, mais aussi les mutations industrielles, ont conduit le Gouvernement à repenser la politique d’aménagement du territoire. Il faut favoriser l’attractivité de la France et la compétitivité de ses territoires afin de contribuer à la création de nouvelles richesses. Les pôles de compétitivité font partie de ce dispositif.
© MediTech Santé

Dans une économie de plus en plus basée sur la connaissance, l’industrie doit se rapprocher de la recherche, appliquée ou fondamentale, pour amener rapidement de nouveaux produits sur les marchés mondiaux. L’innovation doit être constante, car les technologies ont des cycles de vie de plus en plus courts. Il suffit, pour s’en convaincre, de regarder la vitesse à laquelle nos téléphones portables évoluent : chaque saison voit l’apparition d’appareils dotés de plus de fonctions, plus autonomes, etc. Demain, verront le jour des produits peut-être inenvisageables aujourd’hui, comme le micro-onde l’était pour les parents d’après-guerre ou les échanges par Internet pour leurs enfants.

Depuis plus d’un siècle, les industriels ont trouvé des modes de coopération variés, associant parfois des centres de formation, pour tenter de rester à la pointe. À partir des années 80, on a vu des universités donner naissance à des start-up : c’est l’avènement de pôles célèbres, comme la Silicon Valley aux États-Unis. En France aussi, les initiatives se sont multipliées : ouverture de centres techniques, associations locales des différents acteurs d’une filière, création de technopoles, aides à la valorisation industrielle des recherches publiques, etc.

Seulement voilà : sur l’échiquier mondial de l’innovation, la France, pays du TGV, du Concorde et de l’énergie nucléaire, n’est pas très bien placée. Le danger ? Que le pays se laisse distancer par un nombre croissant de compétiteurs dans les activités économiques les plus porteuses - les marchés de demain - ce qui se traduirait par moins d’emplois à terme. C’est pourquoi le gouvernement a décidé, en 2004, de relancer une politique industrielle de grande envergure pour soutenir l’innovation par la recherche et le développement (R&D). Ainsi sont nés les "pôles de compétitivité", qui réunissent sur un territoire de proximité entreprises, organismes de recherche, universités et investisseurs, autour de quelques filières ou technologies. Avec System@tics, dédié aux systèmes complexes, et MediTech, autour de la santé, l’Ile-de-France compte deux des six pôles "mondiaux" de l’Hexagone, tous deux situés en Essonne.

01.Des fabriques de textile à la Silicon Valley

L’économiste Alfred MarschallAlfred Marschall, (Angleterre ; 1842-1924) était économiste et professeur d'économie politique à l'Université de Cambridge. Il est l'un des pères fondateurs de l’école néoclassique, qui est le courant de pensée dominant actuellement en économie.
© DR
Les pôles de compétitivité sont l’aboutissement d’une histoire ancienne, qui a vu fortement évoluer la coopération technique entre industriels d’un même secteur.

Dès 1890, l’économiste britannique Alfred Marshall émet, dans son livre "Principles of Economics", une théorie des districts industriels. Axé sur les productions de l’époque (textile, sidérurgie,…), "il constate que les entreprises de domaines voisins ont tendance à s’agglomérer car cette proximité aide à la circulation des personnes et des savoirs, à la spécialisation des entreprises, et facilite la tâche des clients, qui peuvent comparer facilement les produits", explique Philippe Laredo, directeur de recherche à l’École Nationale des Ponts et Chaussées et spécialiste de la gestion de l’innovation.

Après la Seconde Guerre mondiale, on voit émerger les centres techniques en Allemagne et en France, fondés sur le principe que les acteurs d’une même industrie ont une assise scientifique et technique partagée. C’est le résultat des missions de productivité établies dans le cadre du Plan Marshall (du nom du général Georges Catlett Marshall, sans lien avec Alfred Marshall, cité précédemment), par lequel les États-Unis proposaient aux pays européens qui le souhaitaient une aide financière pour leur reconstruction. "Cette démarche donne naissance au Centre technique du papier ou encore au CETIM (Centre Technique des Industries Mécaniques), qui restent les références de leur industrie", précise Philippe Laredo.

Au début des années 1980, la notion de district industriel réapparaît en Italie. Cette organisation localisée de la production repose sur un conglomérat existant de PME-PMI. Loin de proposer un modèle unique, "ce sont des espaces coopératifs aux modalités de gestion basées sur le volontariat, avec, comme tête de pont, ici une université, là un parc technologique, ailleurs une chambre de commerce et d’industrie. Ce qui compte entre les acteurs, c’est la confiance, remarque Philippe Laredo. Une fois que l’idée prend forme, la flexibilité locale règne." La version italienne met en jeu des secteurs traditionnels (chaussure, textile, machines-outils,…) avec peu de recherche formalisée. Le district industriel de la laine à Prato, près de Florence, en est un exemple classique.

La Silicon ValleyLa Silicon Valley désigne le pôle de hautes technologies situé au sud de la Baie de San-Franscico (Etats-Unis). Cette région, mondialement connue comme l'incubateur de la révolution électronique et informatique, compte près de 7000 entreprises dont les célèbres Google, Yahoo, Apple.
© DR
Dans l’intervalle, un autre modèle s’est imposé aux États-Unis. Des "clusters" high-tech mêlant chercheurs, ingénieurs, entrepreneurs et investisseurs ont pris la tête des développements mondiaux dans l’électronique et l’informatique. Leurs noms ? La Silicon Valley, autour de l’université de Stanford, en Californie, et la Route 128, autour de Boston, dans le Massachusetts. S’ajoute, dans les biosciences et la chimie, l’axe Cambridge-Oxford, en Grande-Bretagne. Leur développement est fulgurant. La Silicon Valley est ainsi le berceau de géants comme le fabricant de matériel informatique Hewlett-Packard, puis Sun Microsystems, Intel, Apple ou encore Yahoo, pour n’en citer qu’une poignée.

Dans son livre de référence, "L’avantage compétitif des nations", publié en 1990, le professeur Michael Porter, qui dirige l’Institut pour la stratégie et la compétitivité de l’université américaine d’Harvard, définit les "clusters" comme "un groupe d’entreprises et d’institutions partageant un même domaine de compétences, proches géographiquement, reliées entre elles, et complémentaires". Ils peuvent être technologiques ou liés à des savoir-faire traditionnels (la haute couture pour Paris, ou l’industrie viticole en Australie). Excellence académique et dynamisme économique dopent l’innovation, qui devient centrale, car c’est grâce à elle que ces "clusters" deviennent plus compétitifs que leurs concurrents dans le monde. "Au départ, les clusters étaient des lieux largement uni-disciplinaires. Maintenant, on observe également des concentrations dans un nombre limité de lieux sur les domaines à forte croissance scientifique au croisement de plusieurs disciplines, telle que la nanoélectronique, qui associe informatique, électronique, physique et chimie", indique Philippe Laredo.

Aujourd’hui, de nombreux pays et régions, comme la Scandinavie, le Canada, Hong-Kong ou encore la Catalogne et l’Écosse, ont choisi de développer des "clusters" dans l’industrie ou les services (la finance, par exemple, à Londres).

02.La voie française

La Plastics valléeLa Plastics vallée est située à Oyonnax, dans le département de l’Ain. Depuis plus d’un siècle, elle représente la première concentration industrielle en Europe, dans le domaine de la plasturgie.
© Plastics vallée
En France, plusieurs logiques se superposent. La notion de "cluster" est pratiquée de manière diffuse à travers les Centres Régionaux pour l’Innovation et le Transfert de Technologies (CRITT), les Systèmes Productifs Locaux (SPL) - constitués d’unités productives interdépendantes ayant des activités complémentaires qui se divisent le travail -, et les technopoles - plus high-tech - devenues le principal support de la politique de développement des territoires par l'innovation. Par endroit, toute une filière s’est concentrée historiquement et organisée pour partager une même assise technologique. C’est le cas, par exemple, de la plasturgie ("Plastics Vallée") à Oyonnax (Ain).

Dans les nouvelles disciplines qui requièrent des équipements de recherche coûteux, d’autres modèles voient le jour. À Évry se bâtit à la fin des années 90 ce qui se rapproche le plus d’un "cluster" à l’américaine, avec le Genopole®, dédié aux biotechnologies naissantes. Grenoble et son pôle Minatec promeut de son côté la coopération, au croisement des disciplines très ouvertes que sont les nanotechnologies, les technologies de l'information et de la communication, et les biotechnologies.

Pourtant, la France ne cesse de perdre du terrain sur les grands indices de l’innovation au plan mondial, donc les marchés de croissance de demain. Plusieurs indicateurs - nombre de brevets déposés, nombre de citations de ses publications scientifiques, investissements privés en R&D,… - l’attestent. La DATAR (Délégation à l’Aménagement du Territoire et à l’Action Régionale, devenue le 1er janvier 2006 la DIACT, Délégation Interministérielle à l'Aménagement et à la Compétitivité des Territoires) s’en inquiète. Puis, au printemps 2004, le député des Yvelines Christian Blanc tire la sonnette d’alarme dans un rapport ("Pour un écosystème de la croissance") qui préconise la création urgente de "clusters" technologiques par les acteurs de terrains.

Le gouvernement décide donc de favoriser l’émergence de "pôles de compétitivité". Chaque regroupement qui obtiendra ce label pourra recevoir des fonds spécifiques pour financer ses projets de R&D. L’État débloque une enveloppe totale de 1,5 milliard d’euros sur trois ans, provenant de plusieurs sources : 400 millions de crédit d’intervention des ministères - industrie, défense, agriculture, recherche, aménagement du territoire -, 800 millions d’euros des Agences de l’État et de la Caisse des dépôts, et 300 millions d’euros en avantages fiscaux et exonérations de charges sociales pour les entreprises impliquées.

Les acteurs principaux des futurs pôles doivent s’engager dans une démarche partenariale "autour d’un marché ou d’un domaine technologique et scientifique qui lui est attaché, et doit rechercher une masse critique pour atteindre une compétitivité et une visibilité internationales", précise la DIACT, qui co-pilote les opérations avec la direction générale des entreprises (ministère de l’Industrie). Chacun doit préciser un zonage, c'est-à-dire circonscrire un périmètre géographique dans lequel les aides seront disponibles. "Avec les pôles, on assiste à un changement radical de pratiques de l’État central, insiste Philippe Laredo. L’État ne dicte plus les priorités et les manières de faire, comme dans les "grands programmes" d’antan. Il utilise une procédure et dit aux acteurs 'venez avec vos propositions, et si vous êtes sérieux, on vous accompagnera'. Et chaque pôle a le droit d’avoir ses propres règles de gouvernance.”

Carte de France des pôles de compétitivitéParmi les 105 candidatures recueillies au printemps 2005, le CIACT (Comité Interministériel d'Aménagement et de Compétitivité du Territoire) a labellisé 67 pôles de compétitivité. Parmi eux, il a distingué 6 projets mondiaux et 9 projets à vocation mondiale. Depuis, 2 pôles ont fusionné, on en dénombre donc 66.
© © DIACT


Les candidats ont trois mois pour déposer des projets détaillés. C’est la ruée : 105 candidatures remontent des préfectures ! Le gouvernement, surpris du succès de son initiative, labellisera 67 pôles le 12 juillet 2005. La palette d’expertises retenues est large, de la microélectronique à l’aéronautique, des biotechnologies à l’agroalimentaire en passant par la cosmétique. Mais le gouvernement distingue six "pôles mondiaux" et neuf "pôles à vocation mondiale", sur lesquels il va concentrer ses moyens. La seconde catégorie concerne des pôles qui doivent se consolider et confirmer leurs potentiels afin d’obtenir le label mondial. "L’appel d’offre met en place deux logiques différentes sous le même vocable, reprend Philippe Laredo. D’un côté, des organisations locales (à vocation régionale ou nationale, ndlr) comparables aux districts industriels à l’italienne ; de l’autre, les pôles mondiaux de R&D, centrés sur un déploiement de longue haleine, capables d’agréger une variété d’acteurs, dont des grandes firmes européennes ou américaines". Après une sélection définitive à l’automne, les premiers contrats de pôles peuvent être signés pour financer des projets de recherche collaborative précis.

Mais déjà, les critiques pleuvent. Certains ont pointé des "dérives technocratiques", d’autres le trop grand nombre de pôles retenus, menant selon eux à un saupoudrage des fonds. De nombreuses voix dénoncent la complexité des modes de financement. "L’opacité et la multiplication des financements peuvent amener de vrais problèmes de mise en œuvre," confirme Philippe Laredo. En janvier 2006, pour apaiser la grogne, le gouvernement a annoncé la mise en place d’un guichet unique pour statuer sur les demandes.

03.System@tic et Meditech, deux pôles mondiaux en Ile-de-France

GPS automobileCette technologie est l’une de celles développées dans le cadre du Pôle de compétitivité System@tic Paris-Région. Les quatre marchés prioritaires de ce pôle sont en effet : Télécommunications, Automobile et Transport, Sécurité, Ingénierie de conception.
© Groupe Thales
C’est sans surprise que l’Ile-de-France, qui a la plus forte concentration de R&D du territoire, a hérité de deux des six pôles estampillés "mondiaux" parmi les 67 labellisés en 2005. Il s’agit de System@tic Paris-Région et MediTech. Ces pôles ont la particularité d’être issus tous deux de structures préexistantes, situées en Essonne : OpticsValley, pour l’optique et la photonique, et le Genopole® d’Évry pour les biotechnologies.

System@tic Paris-Région est dédié aux systèmes complexes, faisant appel à plusieurs spécialités : l’optique, l’électronique, le développement logiciel,… "Ces technologies permettent de capter les informations, de les traiter et de leur donner du sens dans un système d’informations complexe, explique Maurice Klein, directeur général du pôle et d’OpticsValley. Nous les utilisons au quotidien. Quand nous prenons l’avion par exemple : ce sont elles qui permettent, en différents points, de payer le billet de manière sécurisée par carte bancaire, d’être acheminés à l’aéroport par RER, d’étudier les conditions météo, de gérer la logistique au sol pour l’acheminement des repas et des bagages, etc."

Les débouchés commerciaux sont donc importants. "Les systèmes à fort contenu logiciel enregistrent une croissance de l’ordre de 10 et 20% par an et ils représentent près de 45 000 emplois de R&D en Ile-de-France, soit plus de 60% du potentiel national". Les recherches viseront quatre marchés clés, qui correspondent à des demandes sociétales : l’automobile et les transports, les télécommunications, la sécurité, et les outils numériques pour la conception des systèmes. Ainsi, le pôle espère maintenir l’avance des intégrateurs de systèmes complexes franciliens, pour ancrer durablement leurs activités en Ile-de-France et développer l’activité économique et l’emploi dans la région en assurant les transferts de technologie des laboratoires vers l’ensemble du tissu industriel.
System@tic s’appuie sur un ensemble d’acteurs dense, principalement situé dans le sud-ouest francilien (Essonne, Hauts-de-Seine et Yvelines), ainsi qu’à Paris et dans une partie du Val-d’Oise. L’association compte 160 membres aujourd’hui, dont une vingtaine de grands groupes industriels d’envergure internationale (Alcatel, Thales, Dassault ou encore EADS), une trentaine de PME-PMI très impliquées, plus d’une vingtaine d’acteurs académiques clés (CEA, CNRS, École Polytechnique, INRIA,…) et de nombreux acteurs locaux (Agence pour l‘Économie en Essonne, Agence Régionale de Développement,…). Tout un monde. "Faire vivre le pôle ne va pas de soi, reconnaît Maurice Klein. Il faut accorder beaucoup de temps à l’animation du réseau."
Aujourd’hui, les quatorze projets de coopération recherche-industrie présentés par le pôle ont été retenus par le gouvernement. Ils représentent des investissements de l’ordre de 420 millions d’euros sur trois ans. "En tout, cinq projets ont été financés en 2005. Ceux qui ne l’ont pas été sont amendés pour être traités en 2006", précise Maurice Klein.

Pôle MediTech SantéLe pôle de compétitivité MediTech Santé est dédié aux hautes technologies pour le médicament et la santé et veut devenir, à l’horizon 2010, le premier pôle industriel européen dans le domaine de l’innovation thérapeutique.
© MediTech Santé
De son côté, MediTech Santé veut devenir, à l'horizon 2010, le premier pôle industriel européen dans le domaine de l'innovation thérapeutique. Il s’est donné trois objectifs principaux : donner la priorité à l’emploi et à l’investissement en capital risque ; permettre au secteur national des biotechnologies dédiées au médicament d'atteindre une taille et une performance de niveau international ; faire bénéficier la recherche clinique francilienne d'un environnement scientifique et technique fortifié par une coopération accrue avec l'industrie pharmaceutique et par la mise en place de plates-formes technologiques de haut niveau international. Sur le terrain, cela doit notamment se traduire par l’implantation d’au moins deux laboratoires de R&D d'entreprises pharmaceutiques de dimension internationale.

Meditech Santé est très ancré à Paris et à l’Essonne, où se trouve le Genopole® d’Évry. Mais ce pôle touche tous les départements franciliens à l’exception de la Seine-et-Marne. Ses principaux partenaires sont l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP), premier réseau hospitalier européen regroupant plus de 39 établissements et, côté industrie, les groupes Sanofi-Aventis, Ipsen et GlaxoSmithKline. Plusieurs laboratoires et instituts prestigieux se trouvent dans la région (Institut Pasteur, Institut Curie, Inserm,…).

Les projets de cette entité touchent six domaines d’excellence de la recherche : trois à visée thérapeutique - les neurosciences, l’oncologie, l’infectiologie -, et trois à visée technologique - la médecine moléculaire et cellulaire, l’imagerie médicale et les techniques du médicament. Pour l’instant, huit projets ont été retenus par le gouvernement, représentant un investissement de 54 millions d’euros. Au total, les projets de R&D du pôle sont estimés à 260 millions d’euros sur trois ans.

Ces deux pôles mondiaux seront-ils à la hauteur de leurs ambitions ? Il est trop tôt pour en juger. Car, comme l’indique Christian Blanc : "Une fois la taille critique atteinte, le cluster rentre dans un cercle vertueux, attirant de plus en plus d’entreprises et de talents qui renforcent encore son attractivité. Le processus est long : les clusters mettent souvent une décennie, et parfois davantage, pour atteindre ce stade de développement." Rendez-vous, donc, en 2015 !

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