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La formation à distance a le vent en poupe

Vous rêvez de vous former à un autre métier, mais n’en avez pas le temps ? Passez un diplôme par correspondance ! L’offre de formation en ligne s’étoffe d’année en année. Au programme : des cours et des exercices adaptés à chacun, accessibles à tout moment depuis un portail Internet. En attendant l’université intégralement virtuelle…

Formation des chirurgiens à distance© ER Productions/Brand X/Corbis

Jusqu’à peu, si l’on voulait ajouter une compétence et/ou un diplôme à son arc malgré un emploi du temps déjà chargé, il y avait deux méthodes pour préparer l’examen : 1/ suivre un des enseignements épistolaires dispensés par le CNED (Centre national d’enseignement à distance ) ; 2/ se lancer dans un travail de bénédictin en élaborant son propre programme de cours et d’exercices. Moral d’acier indispensable dans les deux cas.

Avec le développement d’Internet est apparu un nouveau type de formation à distance (FAD), plus convivial et visant le sur-mesure en matière de contenus pédagogiques. Si certaines de ces formations impliquent que les élèves viennent ponctuellement sur place, d’autres se déroulent intégralement en ligne. La Fédération interuniversitaire de l'enseignement à distance (FIED), qui regroupe 37 universités françaises, propose à elle seule presque 400 de ces formations. Toutes les disciplines y sont représentées : droit, santé, sciences et même univers du sport. Le public concerné est tout aussi vaste : personnes en activité professionnelle, en recherche d’emploi, vivant à l’étranger ou en prison, handicapés… Ces assimilés étudiants qui suivent les formations de la FIED sont déjà 30 000. Ils peuvent ainsi obtenir les mêmes diplômes que n'importe quel étudiant "classique".

Le CNED a également ouvert deux de ces "campus numériques", l’un dispensant des cours en sciences de l’éducation, l’autre en économie et en gestion. Le CNAM (Conservatoire national des arts et métiers), important centre de formation, a aussi déployé une plate-forme de formation en ligne. Outre des documents écrits, celle-ci permet de diffuser en différé, voire même en direct, les vidéos tournées dans les amphithéâtres du CNAM.

Il n'existe pas de données économiques synthétiques sur ce secteur, chaque organisme tenant sa propre comptabilité de la formation à distance. En revanche, un bilan a été fait concernant l'offre de formation continue en mars 2007. Selon Thierry Dubost, responsable de la communication de la FIED, 10% des dispositifs de FAD relèveraient de la formation continue, contre 0% il y a seulement cinq ans. "Ce secteur est en pleine expansion, et pour nous c'est financièrement intéressant car ces étudiants (ou leurs entreprises) paient leur formation". Selon Alain Cazes, directeur du Centre d'études pour les nouvelles technologies éducatives (CEANTE), "même quand une formation existe à la fois en présentiel traditionnel et à distance, la deuxième modalité est préférée, avec un taux de réussite comparable". Pour des salariés déjà très occupés pendant la journée, ce type de formation évite de perdre du temps dans les transports, et permet toute souplesse dans l'emploi du temps. Pour les universités et les centres de formation, ce sont des locaux en moins à payer, à chauffer, à éclairer, à entretenir. "Bien sûr, pour les étudiants la socialisation universitaire n'existe pas, explique Thierry Dubost. Mais on ne peut pas dire qu'en France il y ait réellement de vie de campus. Et, de toute façon, nous proposons toujours des séances de regroupement permettant aux étudiants de discuter avec les enseignants en direct".

La présence sur Internet de ces nouveaux acteurs a été consolidée par la création d’une gigantesque bibliothèque numérique de ressources pédagogiques. En effet, à la fin des années quatre-vingt-dix, le ministère de l’Enseignement supérieur a voulu fédérer les ressources en ligne proposées par les universités chacune de leur côté. De cette démarche sont nées sept "universités numériques thématiques" correspondant à autant de champs d’enseignement : sciences sociales, sciences des ingénieurs, etc. En tout, une masse colossale de documents, vidéos, textes de cours et d’exercices, QCM, etc., sur laquelle les enseignants des organismes de formation à distance peuvent s’appuyer pour élaborer leurs cours.

Enseigne-t-on à distance comme face à face ? Que nous réservent les chercheurs en pédagogie pour apprendre plus efficacement à distance ? Manuel Majada, qui dirige l’unité Ingénierie des contenus et savoirs à l’université de technologie de Compiègne, Dominique Bouillet, enseignant à l’IT SudParis et Olivier Lamirault, directeur du centre de formation à distance Ingénium* répondent à ces questions. Mais d'abord, ouvrons la porte d’un site de formation à distance unique en son genre. Attention, âmes sensibles s’abstenir.



* Issu d'un partenariat entre l'université de Caen et les chambres de commerce et d'industrie de Caen et du Havre, Ingénium délivre des diplômes en médecine et management notamment.

01.De la sueur et du sang

Qu’est-ce que l’appendicectomie sous laparoscopie ? Vous aurez la réponse sur websurg.com, car non content d’être un site de formation aux techniques chirurgicales unique en son genre, WeBSurg est consultable par tous. Au menu notamment des vidéos d’opérations grâce auxquelles, moyennant un cœur bien accroché, on s’offre une plongée inédite vers les arcanes du corps humain.

WeBSurg - Techniques chirurgicales en ligneWeBSurg est une université virtuelle spécialisée en chirurgie, accessible partout dans le monde via Internet. Au travers de vidéos d'interventions chirurgicales, fiches techniques, cas cliniques,... les chirurgiens peuvent poursuivre leur formation continue
© IRCAD/WeBSurg

Bien entendu, la cible privilégiée du site n’est pas l’internaute lambda, mais les chirurgiens dûment diplômés. Pas moins de 59 600 praticiens consultent régulièrement WeBSurg. Ils y apprennent ou perfectionnent l’art de la chirurgie dite mini invasive, qui consiste à opérer en incisant le corps a minima, seulement en quelques endroits pour y introduire sondes et instruments chirurgicaux. Au total, ce sont plusieurs milliers de documents (vidéos, conférences, documents et interviews d’experts), détaillant un peu plus d’une centaine de techniques opératoires, qui sont disponibles sur le site.

Pour la plupart, ces documents sont issus du centre de formation intégré à la structure privée IRCAD - EITS (Institut de recherche contre les cancers de l’appareil digestif - European Institute of TeleSurgery) de Strasbourg, auquel est adossé WeBSurg ; 3 000 chirurgiens passent chaque année sur les bancs de ce centre. Mais succès aidant, des initiatives spontanées sont apparues. "Des chirurgiens du monde entier nous envoient des vidéos des opérations qu’ils pratiquent", se réjouit Thomas Parent, directeur technique du site.

Il faut dire que WeBSurg est polyglotte ; on y parle français, anglais, espagnol, japonais et chinois traditionnel (parlé surtout à Taiwan) et depuis septembre 2007, chinois simplifié. Des serveurs informatiques répartis sur le globe jouent le rôle de relais et garantissent à tous ces locuteurs une qualité optimale de diffusion des vidéos.

La soif d’apprendre n’est pas l’unique motivation de ce public. "Aux États-Unis et au Canada, les chirurgiens doivent se former tout au long de leur carrière", rappelle Thomas Parent. Cette obligation d’apprentissage passe par l’obtention d’un nombre de points annuels CME (pour Continuing Medical Education/formation médicale continue), délivrés par les centres de formation. WeBSurg est l’unique site européen de formation à distance en chirurgie accrédité CME. Les chirurgiens-étudiants gagnent leurs points en répondant au moins à 80 % des questions lors des tests finaux.

Tout comme l’accès au site, l’inscription à la formation ne coûte pas un centime aux chirurgiens. Ce sont deux fabricants de matériel chirurgical qui règlent la note du fonctionnement de WebSurg, soit plus de 1,5 million d’euros par an. En échange, ils gagnent une visibilité sur le site. La gratuité n’a toutefois pas été seule à assurer le succès de WeBSurg. Pour remporter l’adhésion des chirurgiens, il fallait vaincre l’éventuelle réticence vis-à-vis d’un apprentissage en ligne. Et là, selon Thomas Parent, WeBSurg a bénéficié d’un petit coup de pouce socioculturel : le chirurgien est technophile. WeBSurg est d’ailleurs décliné dans une version petit format, qui facilite sa consultation sur les écrans basse résolution des assistants personnels, habituels gadgets des mordus de nouvelles technologies.

Utilisateurs de WeBSurg dans le mondeCette carte illustre la répartition des utilisateurs de WeBSurg dans le monde : l'Europe, l'Amérique du Nord et du Sud sont nettement majoritaires.
© IRCAD/WeBSurg

WeBSurg prépare dès aujourd’hui l’avenir de la chirurgie. Oubliées les incisions externes, les chirurgiens opèreront bientôt en introduisant leurs instruments par les orifices naturels du corps, bouche et anus : ils voyageront dans la tuyauterie interne pour atteindre l’organe malade (incisant la membrane du conduit emprunté si besoin est), puis opèreront. Le site est en train de s’enrichir en ressources pédagogiques sur cette nouvelle approche que certains praticiens pionniers ont déjà commencé à appliquer.

Ah oui, au fait, l’appendicectomie sous laparoscopie est une opération de l’appendicite effectuée en s’aidant d’une sonde. Consultez la vidéo la décrivant sur WeBSurg et vous découvrirez l’intérieur de la cavité abdominale d’une femme comme vous ne l’avez jamais vu. Émotion garantie.



* Les sinogrammes traditionnels constituent l'une des deux écritures servant à transcrire les langues chinoises. Ils sont utilisés à HongKong, Macao et Taiwan. Ils sont opposés aux sinogrammes simplifiés utilisés en République populaire de Chine et à Singapour.

02.Quelle pédagogie pour la formation à distance ?

Formation diplômante à distancePour répondre aux exigences de la formation en ligne, il faut non seulement adapter les contenus et méthodes aux usages du web, mais aussi développer des plates-formes logicielles spécifiques.
© Stock Illustration RF/Getty
À boire et à manger : ainsi pourrait se résumer l’offre de contenus des centres de formation en ligne. Des cours magistraux écrits ou filmés, des banques d’exercices, des quiz sous forme de QCM…, autant de ressources disponibles, par la magie du Net, à tout moment et accessibles de n’importe quel ordinateur. Mais attention à ne pas confondre self-service et restaurant.

"Proposer un contenu simplement consultable, revient à proposer une autoformation. Or, très peu de gens sont capables de se former seuls, parce que l’école ne nous y entraîne pas et que la transmission du savoir nécessite un minimum de lien social" met en garde Manuel Majada, qui dirige l’unité Ingénierie des contenus et savoirs à l’université de technologie de Compiègne et par ailleurs forme des futurs enseignants à distance. Résultat, les centres de formation à distance ont conservé une approche classique de l’enseignement (avec encadrement des étudiants jusqu’au passage de l’examen), tout en accordant une place importante à la personnalisation : l’enseignant peut à chaque instant suggérer à l’étudiant de combler ses lacunes en approfondissant telle partie du cours, voire, cas extrême, lui proposer de venir physiquement au centre de formation pour suivre des cours de soutien.
Les centres de formation en ligne ont également dû adapter leur contenu à leur mode d’enseignement ; on ne dispense pas un cours par écran interposé comme on le fait devant une classe. "Au minimum, il faut que le cours soit granulaire", avertit Manuel Majada, c’est-à-dire qu’il soit morcelé en courtes fiches, plus digestes pour l’apprenant qu’un document de cent cinquante pages.

Quelle dose d’interactivité doit comporter un cours en ligne ? La tendance générale est d’illustrer chaque point un peu abstrait du cours par un graphique ou par une animation. "Mais placer de l’interactivité toutes les trois pages, ce n’est pas efficace", tonne le pédagogue. Sans compter que le public des formations à distance, en partie rural, ne dispose pas forcément d’un accès au haut débit autorisant le transfert de contenus multimédias volumineux.

À nouvelle pédagogie, nouveaux outils informatiques. Pour permettre la personnalisation et la variété de leur offre de contenus, les instituts de formation en ligne ont dû s’armer de plates-formes logicielles (bases de travail appliquées à un contexte particulier). Elles s’appellent Telje, Moodle ou encore Claroline, et servent d’interface entre le milieu enseignant et les étudiants. Il existerait plus de 200 de ces plates-formes d’apprentissage, certaines étant vendues par des sociétés privées, d’autres, telle Moodle, restant gratuites et modifiables à loisir, car développées sur le mode du logiciel libre.

En quelques clics, l’enseignant y dépose des documents et gère le suivi administratif de ses étudiants, tandis que ceux-ci, en sus de consulter les cours, posent des questions sur des forums, des chats… Un intérêt de ces logiciels est qu’ils sont aisément modulables, permettant à chaque professeur de les adapter à ses besoins. "Si un enseignant veut donner la parole à ses étudiants, il lui suffit de créer un forum", décrit Dominique Bouillet, enseignant à TELECOM & Management SudParis (IT SudParis) et qui travaille au sein d’une structure qui aide les professeurs des écoles d'ingénieurs et de management intégrées à l’IT SudParis à utiliser les technologies du web et du multimédia pour leur enseignement.
IT SudParis ne propose pas de formation entièrement à distance, mais se sert de la plate-forme Moddle pour encadrer ses étudiants en dehors des heures de cours. Dominique Bouillet l’utilise, par exemple, pour demander à ses étudiants, à l’issue d’un cours d’initiation sur Linux, s’ils ont ou non compris les notions dispensées. "Ils sont surpris qu’on leur demande d’évaluer leur professeur, note l’enseignant. Certains ont peur d’être suivis à la trace, mais au final, le retour immédiat pour le corps enseignant est un vrai plus."

03.L'avenir de l'enseignement à distance

Harvard sur Second LifeL'école de droit de la prestigieuse Harvard a décidé de tester l'enseignement virtuel via une succursale au sein de Second Life. Il s'agit ici de la formation "Law in the court of public opinion" (La loi dans l'opinion publique).Peuvent participer les étudiants inscrits à ce cours, ainsi que les internautes désireux de commenter les leçons du vrai professeur de droit Charles Nesson.
© Flickr/Creative commons
Malgré la facilité d’accès aux connaissances qu’elle représente, la formation en ligne n’est pas la panacée : défaut d’interaction immédiate avec le professeur, froideur de l’écran, absence de socialisation… C’est pour remédier à certains de ces inconvénients qu’Olivier Lamirault, qui dirige le centre de formation à distance Ingénium, veut doter la formation à distance d’une "université virtuelle". Son terrain pour la bâtir ? Le monde virtuel Second Life.

"Il manque la convivialité aux plates-formes de formation en ligne, estime Olivier Lamirault. Que les gens se sentent bien dans une communauté et qu’ils aient envie d’apprendre ensemble." Pour retrouver cette convivialité, le pédagogue veut créer dans Second Life une véritable université, avec des murs et des salles de cours, où chaque étudiant serait représenté par son avatar. "Le fait de pouvoir se côtoyer renforce le sentiment d’appartenance à un groupe", décrit-il après avoir suivi lui-même des cours dispensés par des universités américaines sur Second Life.

En fait, une trentaine d'universités américaines ont déjà pignon sur rue virtuelle, notamment la prestigieuse Harvard. Pour la plupart, les bâtiments virtuels sont des répliques des véritables édifices. Mais Olivier Lamirault veut aller plus loin pour son projet de formation virtuelle. Selon lui, un édifice classique avec couloirs et portes génère pour les étudiants des déplacements longs et ennuyeux. Quelle architecture serait-elle pertinente alors ? Il ne le sait pas encore, mais souhaite faire appel à un architecte spécialisé dans le design de bâtiments scolaires pour y répondre.

L’université virtuelle devrait ouvrir ses portes en septembre 2008. Elle s’adressera aux étudiants d’Ingénium qui suivent une formation totalement en ligne (master de médecine ou formation sur le logiciel libre). L’objectif n’est pas de remplacer complètement les plates-formes de formation à distance. Les étudiants y suivront des cours et pourront se réunir dans le cyberspace, mais pour le travail personnel, ils seront en revanche renvoyés vers la plate-forme de formation, plus adéquate pour traiter les recherches de ressources pédagogiques. À quand les grèves d’étudiants virtuels ?

"Le concept de l'e-formation est amené à se fondre dans le schéma traditionnel de la formation, estime Olivier Lamirault. Ou l'inverse, car c'est bien l'e-formation qui se développe aujourd'hui, prenant peu à peu place dans le paysage de formation : à côté ou parfois au détriment de dispositifs classiques. Je pense qu'il n'y aura pas substitution, mais l'émergence d'un mix-formation qui équilibrera, selon les formations et les publics, la place des TIC (technologies de l'information et de la communication) et du face à face pédagogique… En attendant de nouvelles avancées technologiques, qui devraient encore modifier la relation au savoir (réalité virtuelle, agents intelligents...)".

L’autre révolution de demain concerne l’apprentissage mobile ou "M-learning" (M pour mobile). Son objectif : transformer nos appareils électroniques portables (assistants numériques, Ipod, téléphones, consoles de jeux…) en professeurs particuliers. "Cela permettra de se former indépendamment de l’ordinateur", promet Olivier Lamirault. Le M-learning est encore au stade expérimental, faute à une technique balbutiante. Le défi est en partie d’ordre ergonomique. Car qui dit appareils mobiles, dit écrans de petite taille qui entravent la lecture de textes. Il faut donc repenser les ressources pédagogiques à ce format. Résultat de cette contrainte, seuls quelques rares pays ont bénéficié d’expériences in vivo, comme la Suède et le Royaume-Uni.

Ainsi, au Royaume-Uni, un projet (MyArtSpace) financé par le département de la culture et des sports a envoyé dans des musées, courant 2006, 3 000 élèves d’écoles équipés de téléphones aux capacités multimédias. L’expérience voulait supprimer la déconnexion que déplorent d’ordinaire les enseignants entre les sorties pédagogiques qu’ils organisent et les cours de retour en classe. Les élèves devaient mener une petite enquête à l’intérieur du musée sur un thème donné. Dès qu’ils avaient trouvé une œuvre d’art pertinente, ils avaient la possibilité de la prendre en photo ou de la commenter oralement, le téléphone transmettant alors automatiquement à un site Internet l’image ou l’enregistrement. En entrant un code figurant sur l’œuvre, ils pouvaient également télécharger un descriptif de l’œuvre. En classe, l’ensemble des documents récupérés servait ensuite de matériau aux enseignants pour prolonger leurs cours. Selon ces mêmes enseignants, le procédé aurait permis aux élèves de s’impliquer plus dans la visite et aurait rendu leur enseignement plus efficace. Les enfants de l’Hexagone emporteront-ils un jour la Joconde avec eux dans leurs téléphones ?

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