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Esprit critique, es-tu là ?

Zététique : drôle de nom pour une discipline tout à fait sérieuse enseignée en faculté, qui s’efforce de fournir aux étudiants les outils intellectuels leur permettant de mieux saisir la démarche scientifique. Pour les motiver, elle prend pour objet d’étude les phénomènes dits paranormaux.

Couverts déformés© Andrew Unangst / Corbis

Henri Broch était enseignant de physique à l’université de Nice Sophia-Antipolis, en 1982, lorsque la "vague Uri Geller" déferla sur la France. Présent à la télévision et à la radio, ce "maître du paranormal" défrayait la chronique en montrant ses capacités à tordre les petites cuillères et les clefs… par le simple pouvoir de la pensée. Ce qu’il appelait d’un mot savant, la psychokinésie.

Henri Broch n’était pas dupe. Car s’il est scientifique, il est aussi grand amateur de magie et autres arts divinatoires. Déjà, à neuf ans, il stupéfiait ses petits camarades en devinant les nombres qu’ils avaient inscrits sur des feuilles de papier pourtant soigneusement pliées. "Quand j’étais petit, j’ai reçu plusieurs boîtes de magie. D’ailleurs, je les ai encore", raconte-t-il.

Pour lui, Uri Geller n’était qu’un illusionniste, ayant recours à des tours de magie, artifices ou autres trucages. Mais pas pour bon nombre de Français. "À cette époque-là, j’ai fait un sondage auprès de 300 étudiants en sciences. Soixante-huit pour cent d’entre eux pensaient que la torsion du métal par le pouvoir de l’esprit était un acquis scientifique. Soixante-huit pour cent ! Et quand je leur demandais ce qu’ils pensaient de la capacité du temps à se dilater, comme l’enseigne la relativité d’Einstein, la majorité, 52 %, la considérait comme une simple spéculation théorique."

Il fallait faire quelque chose ! C’est ainsi que, avec l’accord du doyen de la Faculté, naît le cours de zététique. Un mot ancien qui vient du grec zêtêtikos et signifie "qui recherche". Enseignée dès l’Antiquité, par le grec Pyrrhon (360-270 av. J.-C.), la zététique se fonde sur le refus de toute affirmation dogmatique. Émile Littré la définit lui-même dans son célèbre dictionnaire comme la "méthode dont on se sert pour pénétrer la raison des choses".

Il s’agit de fournir aux étudiants les outils intellectuels et techniques leur permettant de comprendre et de mettre en œuvre la méthode scientifique. Bien sûr, l'enseignement de la méthodologie est inhérente à l'enseignement des sciences. C'est ainsi que Linus Pauling (1901-1994), prix Nobel de chimie, pouvait expliquer dans un manuel de 1963 destiné aux étudiants en chimie : "L'intérêt majeur que présente l'étude des sciences consiste à apprendre la méthode scientifique avec laquelle on aborde un problème. Cette méthode ne se limite d'ailleurs pas au domaine purement scientifique, mais conserve sa valeur pour l'étude des affaires, du droit, de la politique, de la sociologie, de la diplomatie." Mais la zététique a ceci de particulier qu'elle prend pour objets d'études les phénomènes dits paranormaux. Ainsi, pour Henri Broch, "tous les scientifiques font de la zététique sans le savoir."

La zététique d’aujourd’hui fait partie d’un mouvement mondial informel appelé "scepticisme". Dans les années soixante-dix, il s’est structuré au niveau mondial autour du Committee for Skeptical Inquiry (CSI, littéralement Comité pour l'investigation sceptique) une association américaine qui possède des correspondants dans le monde entier, depuis la Pologne jusqu’au Nigeria, au Népal ou au Pérou, et dont le représentant en France n’est autre qu'Henri Broch). La France a vu naître quelques associations zététiques comme l’Observatoire zététique, qui édite une lettre d'information et enquête sur les phénomènes dits paranormaux.

En 1998 est né le Laboratoire universitaire de zététique. Conçu dès l’origine comme une structure ouverte, il comprend une douzaine de collaborateurs, scientifiques (principalement des physiciens) ou pas. Il se fixe pour mission première la diffusion de la démarche scientifique auprès des étudiants et du grand public.

Les zététiciens ont aussi l’habitude de réaliser des enquêtes sur les phénomènes étranges afin, le cas échéant, de proposer des explications qui se passent de tout recours au paranormal. Henri Broch a ainsi été l’un des tout premiers à pointer du doigt les erreurs commises par Jacques Benveniste dans la célèbre affaire de "la mémoire de l’eau". En 1998, ce chercheur français a affirmé, après étude, que l’eau garde la trace des substances qui y ont été plongées, même si on les en a retirées par la suite. L’article scientifique contenant ces affirmations a été publié le 30 juin 1998 dans la très sérieuse revue Nature. Une semaine plus tard, Henri Broch publiait la liste des nombreuses failles méthodologiques dont le travail de Jacques Benveniste était entaché. Et qui en invalidait les conclusions.

Les zététiciens s’efforcent également de mettre en pratique les connaissances qu’ils ont accumulées sur le paranormal. Henri Broch peut ainsi expliquer comment plonger ses doigts dans le plomb fondu sans se brûler (il faut prendre soin de passer ses mains dans de l’eau au préalable, ce qui les isole temporairement de la chaleur par un film de vapeur d’eau, selon le phénomène physique appelé caléfaction). Il sait encore ordonner à son pouls de cesser de battre (grâce à une balle coincée sous l’aisselle comprimant l’artère axillaire) ou encore, et sans trucage aucun, marcher pieds-nus sur des charbons ardents sans se brûler ! Clou de son cours : devant ses étudiants médusés, l’enseignant-chercheur ne manque jamais de tordre les cuillères et les clefs… qu’ils ont eux-mêmes apportées en classe. Mais, cette fois, il ne divulguera pas son secret.

01.Le Défi

Gérard Majax, illusionnisteL'illusionniste Gérard Majax fut associé au "défi zététique" piloté par Henri Broch, avec le soutien de Jacques Theodor.
© Gérard Majax
"Vous prétendez avoir des pouvoirs… prouvez-le !" C’est avec cette formule qu’Henri Broch lance, en 1986, "le Défi" avec l’illusionniste Gérard Majax. Cette compétition propose à tous ceux qui pensent posséder des facultés extraordinaires d’en faire la démonstration au cours d’un test contrôlé.

Séduit par l’idée, un immunologiste du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à la retraite, Jacques Theodor, propose de doter ce défi d’un prix de 500 000 francs (76 000 euros) au premier qui démontrera le caractère surnaturel de ses "pouvoirs". En 1992, lorsque la barre du centième candidat est franchie, la récompense passe à un million de francs (152 000 euros). Puis à 200 000 euros au moment de la création de l’euro, en 1999.

En tout, 264 personnes se sont manifestées. "Je pensais que des escrocs se présenteraient à nous, attirés par l’appât du gain. J’ai été surpris de rencontrer des personnes tout ce qu’il y a d’honnête, sincèrement convaincues de leurs pouvoirs surnaturels", se souvient Henri Broch. L’une assurait être capable de déterminer la maladie d’une personne inconnue, et cela sans l’avoir examinée ; une autre personne capable de modifier la fréquence et l’amplitude de sa voix lorsqu'il l'enregistrait sur un magnétophone ; une autre, de tuer les bactéries et de momifier la viande, c’est-à-dire l’empêcher de pourrir, par l’imposition des mains.

À chaque fois que cela est possible, les zététiciens dialoguent avec la personne qui pense posséder un don afin de comprendre sa pratique, en connaître les règles et les particularités. Un protocole de test adapté peut alors être mis au point, dont les détails sont discutés avec le candidat.

SourcierUn sourcier, aussi appelé radiesthésiste, est une personne qui recherche de l'eau souterraine en utilisant des baguettes ou un pendule.
© Ivan Constantin
Par exemple, dans le cas d’un sourcier testé en 2001 à la faculté des sciences de Nice, le dispositif permettait de faire couler de l’eau dans un tuyau - choisi de façon aléatoire - parmi dix tuyaux disposés parallèlement les uns aux autres. Le jour J, le dispositif est testé par le candidat, qui l’approuve. Il s’agit de s’assurer que toutes les conditions sont réunies pour que le don puisse s’exprimer. Le sourcier peut ainsi vérifier que ses furcelles (ses "baguettes") détectent bien la présence de l’eau coulant dans les canalisations. Puis l’expérience est réalisée en double aveugle : ni l'expérimentateur ni l'expérimenté ne savent dans quel tuyau l'eau passe, et le sourcier n’est jamais en contact avec une personne sachant lequel des dix robinets a été ouvert. Ce test est répété un grand nombre de fois afin d’obtenir un résultat statistiquement significatif.

Au bout de quinze ans, les trois responsables du "Défi" ont officiellement mis un terme à cet exercice. "Il nous prenait trop de temps", explique Henri Broch. Au final, aucun des candidats, pas plus le sourcier que les autres, n’a pu faire la preuve d’un pouvoir quelconque ; et la somme promise est demeurée propriété de Jacques Theodor…

Le Laboratoire de zététique a cessé d’organiser ce type de tests, mais d’autres ont repris le flambeau. En mars 2007, par exemple, deux radiesthésistes ont accepté de se prêter à une expérience montée par l’Observatoire zététique. Tous deux accordaient à une clé à mollette un "taux vibratoire" (selon leurs termes) particulièrement élevé, qu’ils pouvaient eux-mêmes ressentir grâce à leurs étonnantes facultés. Il faut dire que, selon certains témoignages (notamment des radiésthésistes eux-mêmes), l’outil en question s’était spontanément dématérialisé et rematérialisé au cours d’un événement de type paranormal.

Allaient-ils réussir à retrouver cet instrument si on le plaçait dans une boîte opaque à côté de neuf autres ? La réponse est… négative. L’un d’eux a par exemple tenté l’expérience à 32 reprises. Pour que les zététiciens accordent un certain crédit à ses pouvoirs supposés, il était convenu qu’il devrait trouver la clé à mollette au moins neuf fois au cours de ces 32 essais. Les probabilités montrent en effet qu’il avait une chance sur 100 seulement d’obtenir un tel résultat (trouver la clef 9 fois sur 32) par le seul fait du hasard. Mais il n’a pointé du doigt la bonne boîte qu’à quatre reprises. Ce dont n’importe qui est capable, radiesthésiste ou pas, par le simple fait du hasard.

Il est cependant arrivé que l’un des candidats du "Défi" réussisse à réaliser ce qui pourrait passer pour un prodige. En 2001, un homme parvenait à fermer une porte sans la toucher à condition d’être placé dans une pièce aux dimensions réduites - "trois mètres carrés maximum", précisait-il - et que la porte soit juste entrebâillée. Seulement voilà : il réussissait à obtenir ce résultat en contractant et décontractant les muscles pectoraux et abdominaux. Un tel exercice a pour effet de modifier la pression de l’air dans le volume de la pièce, ce qui engendre une force suffisante pour fermer une porte. Une variation du volume thoracique d’un quart de litre seulement suffisait à entraîner une poussée de 500 grammes-force (gf) sur la porte, elle-même tournant sur ses gonds dès 70 gf… Une cause naturelle suffisait donc à expliquer ce phénomène aisément reproductible par un individu quelconque.

02.Un enseignement qui attire les foules

Statues de l'île de PâquesLes statues en basalte de l’île de Pâques sont appelées "moaï". Malgré leur grande taille (2,5 à 9 m) et leur poids moyen de 14 tonnes, des études montrent qu'elles sont déplaçables par soixante hommes.
© Michele Falzone / JAI / Corbis
"À la fac, on reconnaît facilement le cours de zététique : c’est le seul dans lequel le nombre de présents est supérieur au nombre d’inscrits", s’amuse Florent Martin, aujourd'hui, informaticien et membre de l'Observatoire zététique, qui a assisté à cet enseignement avec enthousiasme. "Ça ne désemplit pas", confirme Richard Monvoisin, chargé de cours de zététique à l’université Joseph-Fourier Grenoble 1 : "Les étudiants sont captivés parce qu’ils acquièrent enfin le moyen de démêler le vrai du faux ou, plus exactement, ce qui ressemble à la réalité - ce qui est scientifique - de ce qui n’y ressemble pas."

À Nice, où il a été créé par Henri Broch, cet enseignement optionnel peut être suivi par la plupart des étudiants en licence scientifique. Il se compose de trois modules. Le premier, de nature théorique - et comportant une partie en statistique mathématique -, deviendra obligatoire dès la rentrée 2008-2009. "La méconnaissance des statistiques et des probabilités constitue en effet l’une des principales sources de croyance dans le paranormal", avance Henri Broch. Par exemple, quelles sont les chances pour que deux personnes au moins soient nées le même jour et le même mois dans un groupe de 50 personnes choisies au hasard ? Faibles, direz-vous, mais pas nulles ? Les mathématiques montrent qu’il y a en réalité 97 chances sur 100 que cela se produise. Que personne dans un tel groupe ne partage sa date de naissance avec quelqu’un d’autre, c’est cela qui serait étonnant !

Mais ce sont les deux autres modules, l’un consacré aux phénomènes dits paranormaux, l’autre aux parasciences, qui attirent particulièrement les étudiants. Il y est question d’astrologie, de statues de vierges qui saignent, de rêves prémonitoires, de perception extrasensorielle ou encore de mémoire de l’eau.

Chacune de ces deux unités d’enseignement comporte une partie pratique. Les étudiants sont en effet appelés à réaliser des travaux consacrés à l’étude d’un phénomène étrange. Certains ont par exemple voulu savoir quels moyens physiques il fallait mobiliser pour déplacer les colossales statues de l’île de Pâques. Ces "moaï" en basalte ont en effet une masse de plusieurs tonnes et sont réputés intransportables, preuve qu’ils seraient d’origine extraterrestre, affirment certains. Les étudiants utilisent une statue de dimension réduite, d'une masse de 40 kilos, qui leur a permis de déterminer, après calcul, que 60 hommes suffisaient à déplacer un mastodonte de trois tonnes en le balançant "d’un pied sur l’autre" au moyen de cordes, selon la technique du dandinement haubané.

Autres exemples de travaux de recherche réalisés par des étudiants : les "coupeurs de feu" (appelés aussi barreurs de feu ou "faiseurs de rêve") qui ont pour don de stopper la douleur et les blessures causées lors d’une brûlure ; les impressions de "déjà-vu" ou "déjà entendu" (par exemple une discussion à laquelle vous croyez avoir déjà assisté ou encore un lieu que vous découvrez en ayant l’impression de déjà le connaître) ; l'effet placebo (remplacement d'un véritable médicament par une substance neutre, pour contrôler ou susciter les effets psychologiques accompagnant la médication) dont l'étude fait appel à une complexité de paramètres ; etc.

Henri Broch a déjà formé 5 000 étudiants. À Nice, où il est le seul enseignant dans cette discipline le cours de zététique est victime de son succès et doit refuser du monde. "Une année, j’ai eu 340 étudiants dans un seul module. Comment voulez-vous suivre efficacement leurs travaux pratiques dans ces conditions ?" C’est pourquoi, à ce jour, l’enseignement de zététique dans cette université est restreint aux étudiants en sciences de quatre dominantes (sciences de la vie, sciences de la Terre, sciences de la matière et mathématiques informatique). L'objectif de cet enseignement n'est pas de former de futurs enseignants de zététique ; il s'agit plutôt de former des scientifiques qui soient aussi des zététiciens avertis.

En revanche, il est maintenant disponible ailleurs : à l’université Joseph-Fourier Grenoble 1* (notamment pour les étudiants en pharmacie), à l’IUFM (Institut universitaire de formation des maîtres) de Paris, ainsi qu'à l'École supérieure Polytechnique de Dakar, au Sénégal. Un autre cours va démarrer à la rentrée 2008-2009 à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée.


* Pour suivre ces cours, contacter Bernard Ycart, directeur du département des licences Sciences & Techniques de l'université Joseph Fourier (Grenoble)
04 76 51 46 20

03.À la recherche d'une validation scientifique

Capture écran vidéo Trouverez-vous les modifications qui ont été effectuées sur cette courte vidéo ?
© Visual Cognition Lab / University of Illinois
Il suffit d’en discuter librement avec les personnes de son entourage pour le constater : pour ceux qui y croient, les phénomènes dits paranormaux ont une existence réelle et prouvée. Mais quelles sont les preuves avancées ?

"Un témoignage seul ne peut pas établir la réalité d’un événement ou d’un phénomène. Pas plus, d’ailleurs, que mille témoignages", remarque Florent Martin, de l'Observatoire zététique. Des phénomènes de groupe, d’autosuggestion, bien étudiés par divers psychologues, ont montré combien notre perception des faits pouvait être influencée. Pour s’en persuader, il suffit de regarder sur Internet le tour de cartes que présente Richard Wiseman, psychologue à l’université d'Hertfordshire, en Grande-Bretagne.

Dans cette vidéo, aussi étonnant que cela paraisse, l’internaute qui n’a pas été prévenu ne s’aperçoit pas que le magicien et son assistante ont changé de tee-shirt pendant le tour de carte. Ni que la couleur du décor et de la nappe de la table ont été également modifiés. Ce qui illustre le phénomène du "change blindness" (aveuglement au changement) par lequel un sujet dont l’attention se focalise sur les détails, ceux d’un tour de carte, par exemple, ne percevra pas les transformations de plus grande dimension.

La haute qualité de celui qui affirme avoir assisté au phénomène paranormal ne peut non plus être retenue comme élément de preuve, fût-il professeur des facultés ou académicien. Pas plus que la ressemblance du phénomène avec d’autres, reconnus, eux, par la science. Ou que l’accumulation d’événements jugés étranges.

Face à tous ces biais, la science propose une méthode utile à mettre en œuvre avant d’adopter toute nouvelle hypothèse : "Il s’agit d’épuiser toutes les raisons connues pouvant infirmer [sa] validité", explique Richard Monvoisin dans sa thèse de didactique soutenue en octobre 2007, intitulée "Pour une didactique de l’esprit critique". En fait, comme l’explique Florent Martin, "la preuve ne peut venir que dans des conditions contrôlées", c’est-à-dire dans le cadre d’un protocole minutieusement élaboré.

Pour parer à toute réclamation, le dispositif peut paraître relativement lourd. En 2004, pour tester la prétention d’un guérisseur à ressentir la présence d’un sujet pourtant caché derrière un paravent opaque, il a fallu mobiliser pas moins de cinq personnes. À cent reprises, le sujet en question se présentait derrière le paravent ou, au contraire s’en éloignait. À chaque fois, le candidat devait indiquer à deux assesseurs - tous trois portant des casques antibruit pour ne pas entendre les déplacements du "cobaye" - s’il avait capté sa présence ou non. Résultat : le guérisseur n’a pas fait mieux que le hasard, c’est-à-dire qu’il a réussi à détecter le cobaye une fois sur deux environ. Il a accepté le verdict de cette expérience scientifique rigoureuse, ayant été associé à chaque étape de son élaboration.

Dans l’exercice de leur art, les zététiciens rencontrent cependant un problème de taille : c’est que, malgré tous les protocoles scientifiques au monde, "il est impossible en logique de prouver une fois pour toutes que quelque chose n’existe pas", reconnaît Henri Broch. Tout juste peut-on affirmer que le phénomène paranormal en question ne s’est pas exprimé ce jour-là, dans les conditions de l’expérience, pourtant conçue pour optimiser les chances de l’observer en toute rigueur. Les spirites, chiromanciens et autres télépathes ont encore de beaux jours devant eux.

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