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Glossaire

Compagnie des Indes

La Compagnie française des Indes orientales faisait partie de la Compagnie des Indes orientales, nom de plusieurs associations de marchands d'Europe occidentale, fondées au cours des XVIIe et XVIIIe siècles afin de promouvoir le commerce avec les Indes orientales.
La découverte en 1498 de la route du cap de Bonne-Espérance par le navigateur portugais Vasco de Gama permit le développement des compagnies commerciales, qui reçurent de leur gouvernement respectif des privilèges les autorisant à acquérir ou à conquérir des territoires et à y exercer diverses fonctions gouvernementales : droit de légiférer, de battre monnaie, de négocier des traités, de faire la guerre et de rendre la justice. Ces compagnies détenaient le monopole du commerce des produits des territoires qu'elles géraient.
Ainsi, en 1664, Jean-Baptiste Colbert, ministre des Finances de Louis XIV, créa cinq compagnies de commerce à charte, et parmi elles, la Compagnie française des Indes orientales. Celle-ci installa son premier comptoir à Surat en 1675. L'année suivante, elle établit sa base principale en Inde à Pondichéry sur la côte de Coromandel. La Compagnie prospéra et étendit ses opérations vers la Chine et l'Iran. Elle couvrait une grande partie de l'océan Indien et concernait le commerce des cotonnades, des soieries, du thé et des épices. Pour protéger le monopole français face aux compagnies étrangères, Colbert instaura le monopole de pavillon, ou régime de l'Exclusif.
En 1719, elle fut réorganisée avec les Compagnies coloniales françaises d'Amérique et d'Afrique sous le nom de Compagnie des Indes. Cette dernière, dirigée par le financier écossais John Law, pâtit de l'échec du projet de commerce dans la région du Mississippi. En 1730, elle perdit le commerce des esclaves avec l'Afrique, en 1731, son commerce général avec la Louisiane et, en 1736, son commerce du café avec les Amériques. Au cours du XVIIIe siècle, elle connut plusieurs dissolutions et reconstitutions. La Compagnie prospéra toutefois aux Indes, sous les gouverneurs Benoît Dumas, de 1735 à 1741, et Joseph-François Dupleix de 1742 à 1754. Dupleix dirigea la résistance désespérée des Français contre la mainmise britannique sur les Indes. Avec la prise d'Arcot en 1751 par les Britanniques, puis celle de Pondichéry en 1761, les Français perdirent le contrôle de l'Inde méridionale.
Les opérations de la Compagnie furent finalement suspendues par décret royal en 1769, et, l'année suivante, elle restitua son capital de plus de 500 millions de livres à la Couronne. En 1785, une nouvelle compagnie reçut des privilèges commerciaux, mais elle fut abolie par décret en 1790 sous la Révolution française, en vertu du principe de la liberté de commerce pour tous les citoyens.

Source : Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2006

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